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Le RGPD n’épargne pas les achats 17 septembre 2018

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Le nouveau texte européen sur la protection des données impose aux directions des achats de garantir la sécurité des informations relatives aux contacts fournisseurs, au moyen de procédures et d’outils dédiés. Elles doivent aussi s’assurer de la mise en conformité des prestataires qui hébergent ou traitent des données pour le compte de leur entreprise, en adaptant les contrats d’achats pour décrire les nouvelles obligations et les solutions envisagées en cas de problème.

Quelques mois après l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) de l’Union européenne, le 25 mai dernier, le niveau de conformité des entreprises pose toujours question. Depuis cette date pourtant, toutes les entreprises dont le siège social est basé en Europe, mais également toutes celles qui manipulent des informations personnelles collectées dans l’Union, doivent être en conformité avec le nouveau texte qui a pour objectif de permettre aux individus de contrôler plus facilement la manière dont leurs données sont collectées, utilisées, partagées et stockées. « Différent d’une directive, ce règlement s’impose à tous les pays européens, avec une marge très faible d’adaptation, uniquement pour tenir compte de l’accompagnement (certification, label, etc.) propre à chaque pays », précise Franklin Brousse, avocat des directions achats et digitales.

Si le RGPD concerne particulièrement les directions marketing et ressources humaines, gourmandes en données relatives aux clients/prospects ou aux salariés, les achats ont aussi une responsabilité. Pourquoi ? D’abord, parce que le système d’information de la fonction manipule des informations relatives aux contacts fournisseurs. « Le RGPD impose de mettre en place des mesures particulières, c’est-à-dire des procédures dédiées et des solutions de protection, notamment des outils de chiffrement et des dispositifs d’anonymisation ou de pseudonymisation », explique Franklin Brousse.

Les achats sont aussi concernés en raison du recours de l’entreprise à des tiers ou à des sous-traitants informatiques, potentiellement amenés à héberger ou à traiter des données (salariés, clients, fournisseurs, etc.) pour son compte. « Outre la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles en interne, les entreprises doivent se poser la question de la mise en conformité des services fournis par leurs prestataires », confirme Jules-Henri Gavetti, Président et co-fondateur de l’hébergeur cloud Ikoula. Afin de s’assurer qu’ils respectent bien le RGPD, et ainsi se protéger, il est impératif d’adapter les contrats d’achats pour décrire leurs obligations (vérification de la sécurisation, procédure de notification en cas d’attaque, analyse d’impact, etc.), éventuellement à travers un « Data protection agreement » à annexer au contrat.

Dans les deux cas, les directions des achats doivent transformer la contrainte en opportunité, en travaillant avec la DSI et les juristes. « Idéalement, ce travail peut être mené avec l’aide du Délégué à la protection des données (ou DPO, pour Data protection officer) dont la mise en place, comme celle du Correspondant informatique et liberté (CIL) il y a quelques années, n’a toutefois aucun caractère d’obligation », explique Franklin Brousse.

Le projet RGPD constitue d’abord une opportunité pour se débarrasser des données de mauvaise qualité. « La meilleure solution consiste à mettre en place une base centralisée, soumise à des règles permettant à l’entreprise d’être en conformité », conseille Brenton Walton, Head of Business Development & Marketing North America chez SynerTrade. « Il peut être efficace de retracer le cycle de vie des données, en inscrivant celui-ci sur un support centralisé et accessible », acquiesce Florian Douetteau, PDG de Dataiku. « Ce cycle doit comporter un inventaire des données existantes, des personnes qui y accèdent et y ont régulièrement recours, ainsi que des modes de traitement de la donnée : copie, suppression, etc. ». De cette manière, il sera plus simple d’identifier les pratiques qui impliquent la manipulation de données personnelles et celles qui présentent des risques.

Avec les prestataires qui ne seraient pas conformes au RGPD, « c’est aussi l’occasion de pouvoir renégocier les termes et conditions des contrats, et d‘en profiter pour faire des économies », poursuit Brenton Walton. L’opération peut aussi nécessiter de mettre à jour son éventuel outil CLM (Contract lifecycle management), en particulier si l’éditeur a intégré la nouvelle réglementation en mettant à disposition des clauses ou des documents spécifiques. Voire de lancer une réflexion plus globale pour moderniser et mettre à niveau la partie concernée de son système d’information achats.

> Article inspiré du texte original disponible sur le site d’Acxias, mai 2018

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Actualités en bref 14 septembre 2018

Posted by thparisot in Actualités, Offre, Ressources, Tendances.
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Easypics intègre la note de risque. Quelques mois après le lancement d’un système de notation accessible depuis les tableaux de bord de sa plate-forme, Easypics annonce l’intégration de la note de risque de solvabilité, ainsi que son historique. Alors qu’avec la montée de la RSE (Responsabilité sociale et environnementale) et l’émergence des lois Sapin 2 et Devoir de vigilance il devient de plus en plus important de pouvoir sécuriser ses achats-approvisionnements, cette information délivre un indice de probabilité qu’un partenaire commercial rencontre un problème de trésorerie au cours des douze prochains mois. Il s’agit d’un score reposant sur une note universelle et internationale de 1 à 100, calculée avec le concours de Creditsafe.

Nouvelle version de la suite Jaggaer. L’éditeur américain, qui s’est renforcé avec les acquisitions de Pool4Tool l’an dernier puis BravoSolution, annonce la sortie de la nouvelle version de sa suite e-achats. Cette version Advantage 18.1 offre notamment la possibilité de conduire des opérations de Category management, avec une visibilité complète pour chaque catégorie, des prévisions, de la planification stratégique et de la gestion de projet, de manière transverse dans la solution. Selon l’éditeur, cette fonctionnalité permet aux équipes de déterminer et gérer collaborativement les risques, de définir les leviers stratégiques, d’évaluer la demande et de définir des méthodes de réduction des coûts.

La signature électronique se démocratise. Hormis la banque-assurance et l’immobilier, précurseurs dans ce domaine, de nombreux secteurs d’activité adoptent aujourd’hui la signature électronique, selon une récente étude du prestataire spécialisé Universign. Si les motivations varient selon les spécificités des secteurs et que chaque cas d’usage nécessite une solution adaptée, la signature électronique est un gage de sécurité lors de la contractualisation, qui permet par ailleurs de s’affranchir des coûts liés à l’impression, l’envoi postal et l’archivage des documents. En termes de processus métiers, les achats n’échappent pas au mouvement, pour tous les documents de la chaîne d’exécution, et en particulier les contrats avec les fournisseurs et les commandes.

Livre blanc sur le « Predictive procurement ». L’éditeur Synertrade, du groupe Econocom, publie un livre blanc sur l’Intelligence artificielle (IA) aux achats, notamment sur ses apports en matière de gestion anticipative des dépenses, ou « Predictive spend ». Après deux chapitres d’introduction consacrés à la digitalisation (objectifs, moteurs de transformation, bénéfices aux achats, etc.), le document d’une quinzaine de pages revient sur l’arrivée des technologies d’IA dans les entreprises, présentant deux approches d’ores et déjà en cours de déploiement : la Robotic process automation (RPA) et les assistants virtuels (Bots). Au-delà, SynerTrade estime qu’il s’agit désormais d’exploiter l’IA pour dépasser la simple analyse et aller vers le prédictif, afin d’anticiper les dépenses.

La donnée au coeur des enjeux de performance achats 11 juillet 2018

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Qualifiée de « pétrole du 21ème siècle », la donnée a retrouvé une place centrale dans le pilotage des systèmes d’information achats des entreprises. Prenant conscience de l’impact de la qualité des informations manipulées sur leur performance, la fonction accorde une importance croissante aux outils et méthodes permettant de consolider, nettoyer, structurer et enrichir les bases.

A la recherche d’une plus grande efficacité, les directions achats les plus matures cherchent aujourd’hui à générer un maximum de performance de leurs systèmes d’information. D’abord en déployant des outils sur un périmètre étendu et en encourageant leur utilisation à grande échelle. Mais aussi en renforçant la qualité de leurs données, dont l’importance a parfois été négligée. Prenant conscience de l’impact de la qualité des informations manipulées sur la performance de leurs outils et la pertinence des résultats obtenus, nombre d’entreprises se sont d’ailleurs dotées d’organisations spécialisées sur la question (Schneider Electric, Vinci, etc.) et mis en place une gouvernance dédiée. « La véracité et la qualité des données sont essentielles pour atteindre des objectifs de performance », expliquait récemment Didier Thoumsin, directeur des achats du groupe de BTP, lors de l’édition parisienne d’Ivalua Now. « Nous avons créé la fonction de « Data manager » pour avoir la bonne information disponible au bon moment, dans le cadre d’une approche Lean ».

Cette prise de conscience touche notamment les informations relatives au produits et services achetés. Mais aussi, de plus en plus souvent, les informations concernant les fournisseurs, domaine sur lequel la marge de progrès reste la plus grande. « Dans de nombreuses entreprises, ces informations restent fréquemment éparpillées, cloisonnées dans des silos organisationnels, voire parfois délaissées, sans réel processus de gestion ni gouvernance » , constate Bertrand Gabriel, directeur d’Acxias. « Et lorsque, par ailleurs, les sources sont disparates (langues, hétérogénéité des bases, granularité, classifications différentes, taxonomie, etc.), les équipes achats perdent en visibilité et donc en fiabilité. D’autant que les fonctions achats ont des missions de plus en plus transverses et que leur capacité à agir sera dès lors directement liée à la fiabilité et à la complétude de l’information dont elles pourront disposer sur leur périmètre d’activité »

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, mai 2018

Actualités en bref 25 juin 2018

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SynerTrade renforce son équipe de direction. Près de trois ans après son entrée dans le groupe Econocom, l’éditeur e-achat se dote d’une nouvelle organisation, caractérisée par le remaniement de son équipe de direction. Après l’arrivée d’un nouveau directeur général, Patrick Samama, en provenance de Dassault Systèmes après être passé par de nombreux groupes (Accenture, Capgemini, etc.), SynerTrade France annonce la nomination d’Anne Tessier-Chênebeau au poste de directrice commerciale. Diplômée en affaires internationales et sciences politique, elle a auparavant travaillé chez Bull, Atos et dernièrement Linedata, qu’elle avait rejoint en 2016. Sa mission : renforcer la proximité avec les clients et accélérer la dynamique du groupe.

SAP et Coupa creusent l’écart. Toujours en tête du Magic Quadrant de Gartner consacré aux suites procure-to-pay, SAP (Ariba et Fieldglass) et Coupa distancent cette année leurs poursuivants. Parmi les « Leaders », ils devancent Basware et Jaggaer, ex Sciquest renforcé par les acquisitions de Pool4Tool et BravoSolution. Suivent Ivalua, en léger repli sur l’axe « Completeness of vision », GEP, Wax Digital, ainsi que Tradeshift et SynerTrade (groupe Econocom) absents de l’édition 2016. Autres entrées remarquées, celles de deux acteurs du monde de l’ERP : Oracle et Comarch. Gartner a enfin placé Proactis et Perfect Commerce, désormais réunis, ainsi qu’OpusCapita (JCatalog inclus) et Determine dans les « Niche Players ». Source : Acxias

Tradeshift lève 250 millions de dollars. L’éditeur américain annonce une levée de fonds de 250 millions de dollars, principalement auprès de Goldman Sachs et PSP Investments, pour développer le volume de transactions sur sa plate-forme de gestion des interactions entre entreprises et poursuivre son expansion en Europe et en Asie. Il entend aussi investir dans des technologies émergentes comme la blockchain et l’intelligence artificielle via son incubateur Frontiers ouvert en début d’année. Mi-mai, l’éditeur avait d’ailleurs annoncé le lancement de Tradeshift Pay, une solution de gestion de la Supply chain incluant le financement et le paiement, et notamment des services de financement mettant en œuvre les technologies de blockchain. Source : Acxias

Ouverture du service Dume. La Direction des affaires juridiques (DAJ) des ministères de Bercy et l’Agence pour l’informatique financière de l’Etat (AIFE) viennent d’annoncer l’ouverture du service Dume, un outil à destination des acheteurs publics et de leurs fournisseurs pour dématérialiser les candidatures à un marché sur le territoire de l’Union. Mis en place par la Commission européenne, le Dume (Document unique de marché européen) est une déclaration sur l’honneur harmonisée permettant d’automatiser la transmission des principaux documents délivrés par les administrations. Si le service est accessible sur le portail Chorus Pro, l’AIFE envisage aussi un partenariat avec des éditeurs de solutions spécialisées. Source : Acxias

Actualités en bref 4 mai 2018

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Getlink optimise sa relation fournisseurs. Le groupe de transport ferroviaire transmanche, précédemment Eurotunnel, a lancé un projet de modernisation de son environnement e-achat et a retenu SynerTrade pour la partie sourcing (eRFX) et gestion des fournisseurs (SRM). Il a également opté pour la dématérialisation de ses 60 000 factures fournisseurs annuelles, dans un contexte multilingue et multi entités. Les quinze sociétés qui composent le groupe s’appuient désormais sur une même solution d’e-facturation, mise en œuvre par Esker, connectée à SAP et compatible avec les devises et législations franco-britanniques. Getlink en attend une accélération des traitements, une meilleure traçabilité et un suivi plus précis.

Pixid se renforce avec Carerix. L’opérateur français, qui exploite la plate-forme éponyme de gestion des prestations d’intérim, annonce le rachat de Carerix, éditeur néerlandais de solutions de recrutement pour les entreprises de travail temporaire. Cette acquisition lui permet d’accélérer son développement en Europe et particulièrement au Benelux, quatrième marché européen dans ce domaine après le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France. Avec plus de 70 employés et quelque 720 clients, Carerix y est l’un des acteurs majeurs, où il s’appuie sur un réseau d’une trentaine de partenaires. A travers les filiales de ses grands clients (Adecco, Manpower, Randstad, USG, etc.), l’éditeur est présent dans 17 pays.

Arrêté sur la signature électronique. Le nouvel arrêté du 12 avril 2018 relatif à la signature électronique, publié au Journal officiel du 20 avril, vient préciser les modalités d’application pour que le signataire d’un marché public puisse être considéré comme ayant valablement donné son consentement. Il vise à faciliter la transition entre l’application du référentiel général de sécurité (RGS), précédent standard, et celle du règlement européen eIDAS. La signature doit être une signature « avancée » reposant sur un certificat qualifié, tel que défini par le règlement de 2014, ou une signature « qualifiée » au sens du même règlement. Cet arrêté, qui abroge le précédent texte datant du 15 juin 2012, entrera en vigueur le 1er octobre prochain. Source : Acxias

Factur-X, nouveau standard d’e-facturation. Première implémentation de la norme EN16931 publiée par la Commission Européenne en octobre dernier, le nouveau standard Factur-X doit faciliter l’adoption de la facture électronique par toutes les entreprises. Egalement appelé facture mixte ou hybride, ce standard combine une facture lisible sous format PDF, contenant toutes les informations utiles à son traitement, notamment en cas d’écart de rapprochement, et des données présentées sous forme de fichier structuré, plus ou moins détaillé (minimum, basic, extended, etc.), permettant une intégration et un rapprochement automatisé. L’Etat s’est engagé à intégrer Factur-X dans la liste des formats acceptés sur Chorus Pro dès ce printemps. Source : Acxias

Les chatbots, nouveaux amis des acheteurs 6 novembre 2017

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Portés par la vague de l’Intelligence artificielle, les agents conversationnels ou « chatbots » commencent à investir le monde de l’e-achat. Leur rôle est d’apporter à la fois des réponses aux questions que peuvent se poser les acheteurs lors de l’exécution de leurs missions et une assistance dans l’utilisation des outils.

Sur le terrain de l’intelligence artificielle (IA), en attendant le lancement à grande échelle de fonctionnalités métiers « augmentées », c’est sur un créneau bien particulier que se concentrent aujourd’hui les réalisations des éditeurs e-achats : les chatbots. Il faut dire que l’intérêt des entreprises pour ces « robots conversationnels », qui répondent à des questions à travers des mécanismes de compréhension du langage, s’est renforcé l’an dernier principalement en raison de leur intégration aux applications sur smartphone. Sans doute, aussi, parce que les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple), les quatre géants américains du numérique, se sont rapidement positionnés sur ce terrain, avec leur propre solution : Now pour Google, Echo et Alexa pour Amazon, M pour Facebook, Siri pour Apple. Sans oublier Microsoft avec Cortana.

Si le concept d’agent conversationnel remonte à plusieurs années, l’innovation réside dans l’intégration de technologies comme le traitement du langage naturel et le machine learning (apprentissage automatique). Grâce à elles, ces interfaces de dialogue s’améliorent au fur et à mesure en fonction des questions, apportant une réelle assistance aux utilisateurs. La dynamique dans ce domaine est telle que le cabinet d’études Gartner prédit que « d’ici 2019, 40 % des entreprises utiliseront activement les chatbots pour faciliter les processus métier en proposant des interactions en langage naturel ». L’intérêt grandissant des éditeurs de progiciels va effectivement dans le sens de cette prévision. Sur le marché des progiciels de gestion généralistes, plusieurs acteurs ont déjà intégré ce type d’outil ou s’apprêtent à le faire (…)

> Article intégral publié dans les Actualités e-achats d’Acxias, octobre 2017

L’intelligence artificielle en support des achats 18 octobre 2017

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Portée par l’explosion des données disponibles et la baisse du coût d’industrialisation des systèmes, l’intelligence artificielle redevient un sujet d’actualité. En entreprise, de plus en plus de domaines en tirent parti au quotidien, sous différentes formes, et les achats n’échappent pas au mouvement.

Jusqu’ici, les systèmes d’aide à la décision aux achats s’étaient surtout projetés vers l’analyse prédictive puis prescriptive, pour déterminer des événements probables et suggérer des pistes d’action. Avec l’intégration des technologies d’intelligence artificielle (IA), un nouveau cap est en train d’être franchi, qui permettra aux systèmes d’agir seuls et de suppléer les équipes dans certaines tâches. Si ces technologies existent depuis une quarantaine d’années, les progrès des algorithmes, conjugués à l’augmentation de la puissance machine et à l’explosion des données disponibles, ouvrent en effet de nouvelles perspectives. S’inspirant des géants du web, qui ont utilisé l’IA avec succès pour améliorer l’efficacité de leurs ciblages commerciaux, certaines entreprises traditionnelles ont compris très tôt que d’autres domaines pouvaient en tirer parti, y compris aux achats. En effet, si un algorithme est capable de comprendre et anticiper le comportement d’un internaute, il peut tout autant analyser les dépenses, devancer les demandes ou encore suivre la performance des fournisseurs.

Le groupe Saint-Gobain s’est ainsi intéressé au sujet dès 2015, avec comme objectif de passer Internet au crible pour y détecter les fournisseurs ne respectant pas les engagements de la charte des achats sur les questions éthiques, sociales et environnementales. Après un projet test réalisé sur un périmètre limité, celui des palettes de bois et ses 710 fournisseurs, un pilote industriel a été lancé en 2016 avec un « acheteur augmenté » dans le domaine des matériaux innovants. Basé sur des briques open source et mettant en oeuvre des algorithmes de machine learning (apprentissage automatique), le système scanne aujourd’hui 40 millions de sources en continu et remonte 200 documents par jour. Certaines initiatives sont encore plus anciennes…

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias (Ressources), septembre 2017

Actualités en bref 28 juin 2017

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SynerTrade lance des laboratoires d’idées. L’éditeur e-achat du groupe Econocom annonce Synerlab, un concept de « laboratoire d’idées » pour encourager la co-innovation avec ses clients. Ces derniers, à travers un « groupe de travail actif », pourront participer au développement de la plate-forme Accelerate en suggérant des pistes d’amélioration, et seront informés en avant-première des futures innovations inscrites à la roadmap. Ils pourront également partager des bonnes pratiques avec la communauté et accéderont à des informations dédiées à l’utilisation de la plate-forme : intégration avec des systèmes externes, mise à jour des questionnaires ou des grilles de sourcing, etc. Le premier laboratoire doit être lancé en Italie.

Livre blanc sur le digital et les achats indirects. L’éditeur alsacien Kimoce publie un livre blanc décryptant les « savoir-faire et savoir-être » à développer par les acheteurs indirects à l’ère de la transformation digitale des organisations. Présenté lors d’un tour de France, en collaboration avec le Conseil national des achats (CNA), l’ouvrage d’une soixantaine de pages insiste sur la nécessaire mutation du métier en « business partner », qui positionne les achats comme une fonction créatrice de valeur pour l’écosystème dans une logique d’entreprise étendue. En plus de dresser un portrait-robot du nouvel acheteur indirect, Kimoce explique que le mouvement s’accompagne également d’une (r)évolution des outils et des pratiques.

Les 100 premiers acteurs français du digital. L’édition 2017 du GSL 100, qui propose des analyses et un classement des principales entreprises de l’édition en France, compte quelques spécialistes de l’e-achat tels SynerTrade (Econocom) et Ivalua. Ce dernier s’est d’ailleurs vu attribuer le prix de la « meilleure croissance SaaS », avec une progression de 45 %. Etabli par Tech In France, PwC et le SNJV, ce palmarès inclut également plusieurs acteurs de la dématérialisation (Cegedim, Esker, Itesoft) et des ERP (Generix, Proginov, Divalto, Qualiac, etc.) couvrant en partie la gestion des achats. L’ensemble du secteur du logiciel, des services Internet et du jeu vidéo pèserait 12,2 milliards d’euros (+12 %), hors conseil et intégration.

Feu Vert accélère avec l’e-facturation. Traitant chaque année 430 000 factures pour ses 432 centres-autos répartis en Europe, en provenance de 2 200 fournisseurs, le groupe Feu Vert a choisi la dématérialisation pour automatiser ses processus et redonner de la valeur ajoutée au travail de ses équipes. Alors que la solution d’Esker se charge d’extraire les données de 240 000 factures et de les intégrer dans l’ERP, le reliquat correspond aux exemplaires encore traités par EDI ou concernant des frais généraux sans bons de commande. Selon Feu Vert, neuf factures sur dix ne nécessiteraient plus aucune intervention humaine. Le système aurait ainsi permis de réduire le cycle de 6 jours, améliorant les délais de paiement et la relation fournisseurs. Source : Acxias

Les enchères inversées, un outil mésestimé 9 juin 2017

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Pour sécuriser et accélérer le processus de consultation, de nombreux éditeurs e-achats proposent un module d’enchères inversées. Utilisée pour garantir transparence et équité, la pratique se démocratise au sein des directions des achats, dont les plus matures ne cherchent pas à casser les prix mais à sélectionner les meilleures offres dans un contexte multicritère. S’appuyer sur un prestataire spécialisé, tel Acxias qui propose un service dédié, peut être nécessaire pour s’approprier le dispositif et maximiser les gains.

Dans leur rôle historique de négociateurs, les achats ont depuis longtemps à leur disposition un redoutable levier de performance : les enchères inversées. Initialement utilisée pour faire plier les fournisseurs, la pratique, désormais appliquée avec davantage de transparence et de maîtrise, est aujourd’hui beaucoup mieux acceptée. Pour autant, moins d’une entreprise sur deux y auraient recours, souvent avec parcimonie. Ainsi, bien qu’ils réalisent de longue date quelques enchères par an, le groupe La Poste et la Direction des achats de l’Etat (DAE) tardent à monter en puissance. Le groupe Saur, lui, n’y voit tout simplement pas d’intérêt. « Le processus d’enchères inversées trouve tout son sens sur des achats de « commodités », récurrents, sur des volumes importants avec peu de références, et sur des marchés sur lesquels la concurrence est forte », explique Serge Lamouroux, son directeur achats et logistique, au sein du Pôle eaux, en France. Or, Saur ne pratique pas ce type d’achats ».

De fait, le désintérêt des entreprises pour les enchères inversées tient d’abord au périmètre achat concerné. Si la plupart des catégories sont potentiellement candidates, dans le respect de la loi Jacob de 2005 qui exclut quelques domaines très spécifiques, il ne doit pas s’agir d’achats dont la tarification est soumise à des cours de marché, comme les matières premières ou agricoles, ou nécessitant un cahier des charges trop complexe. Par ailleurs, un certain nombre de prérequis doivent être remplis. Outre le fait qu’il faut avoir reçu des offres d’au moins deux fournisseurs, celles-ci doivent être techniquement comparables, sur tous les aspects autres que le prix.

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> Article intégral publié dans les Actualités e-achats d’Acxias, avril 2017

Les achats, moteur de la transformation 5 mai 2017

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La matinale organisée fin mars par le Conseil national des achats (CDAF) a permis aux intervenants d’expliquer l’impact des solutions technologiques dans la transformation des organisations. Amenées à informatiser davantage leurs processus, en particulier pour collaborer plus efficacement avec l’extérieur, les directions des achats ont un rôle à jouer dans le mouvement de digitalisation transverse.

Deux ans après le succès de la première édition, le CDAF avait choisi de renouveler, vendredi 24 mars, son événement consacré à la performance de la fonction achats à travers ses outils. Avec quelque 730 inscrits (deux tiers achats, un tiers direction financière), la conférence se tenait cette fois en matinée, sur une thématique élargie à la transformation de la fonction et au rôle des équipes achats dans la digitalisation transverse des organisations. Après une introduction rappelant les enjeux et les attentes métiers, les intervenants de la première table ronde ont fait le point sur les meilleures pratiques d’efficience et d’innovation aux achats.

« Depuis dix ans, la numérisation et la dématérialisation sont au cœur de l’évolution de la fonction, en particulier sur la partie facturation », a d’abord rappelé Joël Aznar, président du groupe d’étude et de benchmark du CDAF consacré au SI achats, par ailleurs en charge de la gouvernance des master data de la fonction achats chez Schneider Electric. « Aujourd’hui, nous assistons à une digitalisation complète, qui s’étend à toute l’entreprise, avec des enjeux en termes de processus, de technologies, de données et de compétences ». Dans ce contexte, les achats doivent non seulement s’appuyer davantage sur les nouveaux outils numériques mais aussi être à même d’accompagner le mouvement de manière transverse. « L’accélération que nous appliquons à nos clients, avec de nouveaux outils et des services en ligne, nous devons l’étendre à nos fournisseurs », a illustré Maxime Genestrier, secrétaire général du Groupe Crédit Agricole, en charge du suivi des dépenses, de la mesure des risques et du déploiement des SI achats et procurement.

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> Article intégral publié dans les Actualités e-achats d’Acxias, avril 2017