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Actualités en bref 30 octobre 2019

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Nouvelle version de l’outil de Blue Prism. L’éditeur spécialisé dans la Robotic process automation (RPA), qui permet de confier à des robots certaines tâches rébarbatives, annonce la disponibilité d’une nouvelle version de sa solution connectée. Enterprise v6.6, optimisée pour un fonctionnement dans le cloud, offrirait plus de rapidité, de sécurité et de convivialité. Selon le communiqué, cette version répond notamment aux exigences gouvernementales en garantissant la conformité aux nomes FIPS (Federal information processing standards) qui décrivent par exemple les procédés de traitement et de chiffrement à utiliser, et apporte des améliorations dans la gestion des données. En outre, Blue Prism propose désormais des essais gratuits, à travers une licence simplifiée et « un guide de démarrage pour la mise en route ».

Cinq conseils pour choisir sa solution T&E. En marge de son Livre blanc sur « Les 8 erreurs que vous ne ferez plus en 2019 » en matière de gestion des voyages d’affaires et des notes de frais (Travel & Expense), l’éditeur spécialisé Traveldoo publie un vade-mecum pour aider les entreprises à sélectionner leur solution. Il liste précisément cinq points à prendre en compte pour faire le bon choix : préparer une implémentation ambitieuse, en s’appuyant sur un partenaire proposant conseil et accompagnement ; choisir une solution T&E traitant la problématique de bout en bout, sur une plate-forme unique ; accorder une haute importance à l’« expérience utilisateur », qui doit être intuitive pour faciliter l’adoption ; penser à l’utilisation en mobilité, pour démultiplier les possibilités d’utilisation ; évaluer la réussite du projet, pour corriger les dérives.

Les données fournisseurs, pivot du digital achats. Alors que les « master data » fournisseurs sont devenues un élément clé de la digitalisation des achats, le cabinet Gartner vient de publier un rapport pour aider à en améliorer le contrôle et la qualité. Il y explique notamment qu’en l’absence d’un cadre et d’outils appropriés, les entreprises risquent d’augmenter leurs coûts d’exploitation et de réduire la visibilité sur leurs dépenses, avec un impact sur l’efficacité et les résultats de la fonction. Les décideurs pourront trouver une série de recommandations, comme l’amélioration du modèle de classification, la mise en place d’une gouvernance dédiée, l’implication contractuelle des fournisseurs dans la gestion de leurs informations. Source : Acxias

Changement de direction chez SAP. L’éditeur allemand a annoncé la décision de son PDG, Bill McDermott, de ne pas renouveler son contrat. Il est remplacé par Jennifer Morgan (48 ans) et Christian Klein (39 ans), membres du conseil d’administration, qui occupaient jusqu’ici respectivement les fonctions de responsable des lignes d’activité cloud et de directeur des opérations. Si l’annonce est à effet immédiat, Bill McDermott occupera un poste de conseiller jusqu’à la fin de 2019 pour assurer la transition. Après avoir rejoint SAP en 2002, il en avait pris la tête il y a près de dix ans, procédant à de nombreuses acquisitions, dont celles d’Ariba en 2012 pour se renforcer sur le marché des solutions digitales achats, ou encore de Fieldglass (achats d’intérim) et de Concur (voyages et frais professionnels) en 2014. Source : Acxias

TRIBUNE – La RPA soulage les acheteurs 16 juillet 2019

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Bertrand Gabriel, Acxias

L’adoption de la « Robotic process automation » (RPA), technologie apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, constitue souvent l’étape intermédiaire préalable au déploiement de l’Intelligence artificielle (IA). Vécue comme une promesse de soulagement par des équipes ainsi délestées d’opérations fastidieuses et chronophages, l’automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. D’autant qu’un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher, ne commet pas d’erreur et a une capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité.

Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises. Dans une autre étude réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, 92 % des répondants estiment que la rationalisation des processus métiers se fera, à l’horizon 2020, par la RPA. Pus de la moitié (54 %) d’entre eux pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement.

La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité. La croissance parfois à trois chiffres des éditeurs RPA, tel UiPath en 2018, témoigne de cet engouement. Avec plus de 1 500 clients et 200 000 utilisateurs dans le monde, l’éditeur américain a vu ses effectifs tripler dans sa filiale française, ouverte l’an dernier. Ses principaux concurrents, Automation AnyWhere et Blue Prism en tête, connaissent la même dynamique. Le rachat du Français Contextor par SAP illustre également les enjeux et les attentes sur ce marché.

En entreprise, toujours selon l’étude d’ISG, ce sont les fonctions achats, logistique et supply chain, ainsi que les fonctions financières, de trésorerie et d’audit (42 %) qui seraient les plus concernées, juste derrière les fonctions de service client (43 %). McKinsey estime que 50 à 70 % des tâches s’avèrent potentiellement automatisables. Opérations de saisie, de copier-coller, d’extraction et de consolidation de données : le champ d’application est vaste. Dès lors qu’un processus est précisément décrit et stable, l’intervention humaine n’est plus nécessaire. Sachant toutefois que la RPA doit plutôt être réservée aux processus très répétitifs avec un faible taux d’exception et que le robot a besoin d’une source structurée de données pour travailler.

Des algorithmes modélisant des jeux de règles

Techniquement, un robot RPA est un composant logiciel répliquant des actions jusqu’alors réalisées par un opérateur humain à travers l’interface d’une application informatique, de façon répétée et totalement autonome. Sa mise en oeuvre ne requiert pas de compétences très poussées en programmation et consiste à automatiser un processus métier via un logiciel spécialisé, capable de suivre un schéma logique représentant graphiquement la chaîne d’exécution. Cette robotisation des tâches repose sur des algorithmes modélisant des jeux de règles, afin de permettre la réalisation d’une ou plusieurs opérations spécifiques de façon automatique. Ensuite, les robots se connectent automatiquement à différentes applications et vont y réaliser des séquences d’actions, à l’instar de ce que ferait un opérateur humain en interagissant avec son ordinateur via un clavier et une souris. La RPA permet d’intégrer la nouveauté sans en écrire le programme. En se mettant à la place de l’utilisateur final, les concepteurs rajoutent par petites touches des éléments d’automatisation dans leur environnement de travail.

Sur le périmètre des achats et des fonctions connexes, trois domaines sont concernés en priorité. Celui directement dévolu aux acheteurs, puisqu’un robot peut superviser la réception des pièces d’un dossier lors d’un appel d’offres ou négocier quelques pourcentages, laissant l’acheteur se concentrer sur des dossiers complexes ou sur des exceptions. La RPA apporte également une réponse au goulet d’étranglement pouvant se créer sur les opérations de validation et de contrôle des données, dans le cadre de l’analyse des dépenses ou du référencement d’un fournisseur, ou encore lors de la récupération des informations dans le système d’information de l’entreprise ou auprès des partenaires. Elle peut par ailleurs aider les équipes à récolter des données pour la compréhension du marché et à compléter des contrats automatiquement à partir de modèles et d’offres fournisseurs.

Deuxième domaine concerné : les approvisionnements et la chaîne logistique, par exemple pour la création et l’envoi des bons de commandes en fonction des niveaux de stocks et des tendances de consommation. Enfin, la RPA peut automatiser de nombreuses opérations dans le domaine de la finance et de la comptabilité fournisseurs, en particulier pour le traitement des factures. L’automatisation traite et analyse toutes ces données fastidieuses plus rapidement que n’importe quel humain et peut suggérer des corrections, réduisant ainsi les temps du cycle de facturation.

Automatiser les échanges avec les fournisseurs

C’est sur le périmètre de la comptabilité-finance que les dispositifs de RPA liés aux achats commencent à se multiplier. En particulier au sein des grands groupes ayant un nombre important d’interlocuteurs, pour automatiser les workflows de routage et de traitement des e-mails. L’automatisation par EDF d’une partie des échanges avec ses partenaires en est une illustration. Dans le cadre de son programme d’intégration des technologies d’IA, le producteur d’électricité a lancé un pilote opérationnel pour robotiser le traitement des 60 000 demandes reçues chaque année par mail de ses 24 000 fournisseurs. Ciblant en priorité les 3 800 fournisseurs les plus actifs, avec lesquels le groupe a au moins une interaction par mois, le dispositif permet de qualifier les demandes selon leur complexité puis de mettre en place les réponses adéquates, en s’appuyant sur l’expérience des équipes comptables et l’historique des cas traités. L’électricien ambitionne d’automatiser 60 % des réponses et de délester les opérationnels d’une partie de ce travail long, cher, répétitif et à faible valeur ajoutée. Selon l’éditeur de la solution utilisée, une application similaire serait en cours de mise en place chez BPCE.

Toujours en matière de traitement automatique des documents échangés entre partenaires commerciaux, SAP Contextor aurait plusieurs projets en cours dans le domaine de la supply chain, en particulier dans le secteur aéronautique, avec son partenaire Daher. Ce dernier participerait notamment à la mise en place chez Airbus de robots permettant de fluidifier la gestion de la logistique des pièces détachées. Un robot RPA est par exemple capable de prendre en charge la réception de bordereaux de livraison et de factures reçues en pièces jointes d’un e-mail, d’analyser leur contenu pour en extraire les informations utiles pour ensuite remplir les bons de transport dans l’application fournie par le transporteur DHL. En fin de processus l’ensemble des documents reçus et créés par le robot sont archivés dans une application métier de gestion de la chaîne logistique.

Evolution vers l’ « Intelligent process automation »

Sur la base de ces premières réalisations, l’objectif des promoteurs de la RPA consiste désormais à apporter de l’intelligence aux plates-formes d’automatisation, pour améliorer encore leur capacité de traitement, en intégrant des couches d’IA. Les algorithmes intelligents peuvent en effet gérer des tâches « métier  » nécessitant des prises de décision et des analyses plus complexes, qu’un robot RPA ne peut seul prendre en charge. La combinaison des deux technologies, ou IPA pour Intelligent process automation, permettra de décupler la puissance des systèmes et de dégager du temps aux acheteurs pour des activités plus intéressantes et davantage créatrices de valeur.

Ainsi, alors qu’un agent conversationnel (chabot) basé sur une RPA classique ne fera par exemple que dérouler un processus, son couplage à un dispositif d’IA lui permettra de comprendre le sens d’une question ou de déceler un sentiment (colère, satisfaction, frustration, etc.) chez l’interlocuteur, pour apporter une réponse plus appropriée, voire gérer les exceptions en les confiant à un opérateur humain. Grâce à l’intelligence artificielle, le travail d’un robot RPA ne se limitera plus aux formulaires et autres données structurées, historiquement bien gérées par les systèmes informatiques, mais s’appliquera à n’importe quel type de contenu.

Seulement, cette automatisation robotisée et de plus en plus intelligente devra être contrôlée. Aux achats comme ailleurs dans les entreprises, il ne s’agit pas de remplacer l’homme par la machine, mais au contraire d’exploiter le meilleur de chacun, en laissant aux équipes l’esprit d’analyse, l’intelligence relationnelle et l’innovation. A cette condition, le développement de la RPA et plus encore de l’IPA, dresse un tableau optimiste pour l’avenir de la fonction.

Actualités en bref 17 juin 2019

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Jean-Luc Baras, nouveau président du CNA. Réuni mi-juin, le conseil d’administration du CNA (Conseil national des achats) a élu Jean-Luc Baras, directeur des achats du groupe Eiffage, comme nouveau président de l’association. Il succède à Marc Sauvage, directeur général adjoint de la Région Ile-de-France en charge des achats, qui occupait le poste depuis six ans. Après avoir débuté sa carrière comme acheteur chez Schneider Electric, puis responsable de catégorie chez Arcelor, Jean-Luc Baras (55 ans, diplômé de l’Enit et titulaire d’un MAI de Kedge) a successivement occupé les postes de directeur des achats et de directeur industriel chez Tata Steel entre 1996 et 2003, avant de rejoindre Eiffage en 2004. D’abord à la tête des achats d’Eiffage Construction, puis de ceux d’Eiffage Energie en 2008, il a pris ses fonctions actuelles à la création de la direction des achats du groupe en 2014.

Jaggaer met des robots dans son moteur. EdgeVerve Systems, filiale d’Infosys, annonce un partenariat avec Jaggaer pour intégrer la RPA (Robotic process automation) au sein des processus d’analyse des dépenses. Par la mise à disposition des solutions Infosys Nia et AssistEdge, les directions de achats utilisant la plate-forme Jaggaer One pourront mettre en œuvre des fonctionnalités d’intelligence artificielle et d’automatisation intelligente pour optimiser une partie de leur travail. Les mécanismes de RPA proposés par EdgeVerve, en automatisant « des processus répétitifs et obéissant à des règles », permettrons aux acheteurs de se concentrer sur les cas complexes ou à des tâches à forte valeur ajoutée. En outre, selon Jaggaer, la robotisation pourra gérer les échanges de données avec des systèmes tiers lorsqu’il n’existe aucune interface d’application classique.

Tubacex optimise ses systèmes achats. Le groupe industriel espagnol, spécialisé dans la fabrication de tubes sans soudure en acier inoxydable et alliages de nickel, a lancé un programme pour améliorer l’automatisation de ses processus achats. Mené dans le cadre du plan de transformation digitale de toute l’organisation, ce projet, pour lequel SynerTrade a été retenu, vise deux objectifs principaux. D’une part, optimiser la relation avec les fournisseurs, en instaurant des mécanismes d’évaluation et d’amélioration continue. D’autre part, contribuer davantage à la conception de nouveaux produits pour les clients, tout en renforçant le service rendu et la compétitivité. Tubacex commercialise ses produits principalement auprès des industries pétrolières, du gaz, de la pétrochimie, de la chimie, de l’énergie et de l’aérospatiale.

Une offre Sylob pour les petites entreprises. L’éditeur et intégrateur Sylob lance une offre SaaS dédiée aux start-up et PME industrielles, pour les accompagner dans la mise en place d’un premier ERP. Cette offre « Starter », qui s’appuie sur la version SaaS de Sylob 5 et garantit un hébergement sécurisé des données dans les data centers AWS basés en France, propose une couverture fonctionnelle incluant la gestion des ventes, des achats et des stocks, la production et les données techniques. Produit très personnalisable adapté aux spécificités des petites structures, Sylob Starter a pour but de fixer un cadre de départ, puis d’élargir le périmètre et de faire évoluer les processus au rythme de la croissance de l’activité. Selon l’éditeur, le démarrage, sans aucun investissement initial et quelques sessions de formation, peut s’effectuer en quatre jours.

Les robots RPA libèrent les acheteurs des tâches administratives 15 mai 2019

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Appliqués aux opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, les mécanismes de « Robotic process automation » (RPA) amènent l’automatisation des processus achats à un niveau jamais atteint. Ils permettent aux équipes de se concentrer sur les dossiers critiques, de passer davantage de temps dans l’animation de leur écosystème et la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, et d’actionner de nouveaux leviers d’optimisation créateurs de valeur et de reconnaissance pour les achats. En combinaison avec les technologies d’IA, la RPA promet de décupler la puissance des acheteurs.

Parfois considérée comme une étape intermédiaire préalable à la mise en place de l’Intelligence artificielle (IA), la « RPA » ou Robotic process automation s’installe petit à petit aux achats. Cette technologie, apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, promet de soulager les équipes, en prenant en charge les opérations répétitives et à faible valeur ajoutée qui pèsent sur l’efficacité de la fonction. En les délestant de ces opérations fastidieuses et chronophages, la RPA permet aux acheteurs de se concentrer sur les dossiers complexes ou sur les exceptions, et de passer davantage de temps dans la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, ainsi que dans le pilotage de projets d’optimisation achats.

Selon Pierre Col, directeur marketing et communication de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des solutions dédiées, récemment racheté par SAP, cette automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. Par ailleurs, complète Vincent Jolivet, responsable avant-vente chez UiPath, un autre poids lourd du secteur : « A la différence de l’humain, un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher et ne commet pas d’erreur ».
Sans oublier sa « capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité par exemple », ajoute Bertrand Gabriel, directeur de l’agence digitale achats Acxias. Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises.

Une autre étude, réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, se veut encore plus optimiste : toujours à horizon 2020, 92 % des répondants assurent que leur entreprise aura envisagé l’utilisation des technologies de RPA pour rationaliser ses processus métiers, et 54 % pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement. « La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité », analyse Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development chez un éditeur spécialisé des achats, qui intègre progressivement des mécanismes d’IA dans ses solutions.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, mars 2019

Actualités en bref 26 avril 2019

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Ivalua ajoute de l’intelligence à sa solution. A l’occasion d’Ivalua Now, mi-avril à Paris, l’éditeur d’Orsay est revenu sur les principales innovations de la dernière version de sa solution, la « release 162 ». Outre une interface utilisateur repensée et épurée, le module procure-to-pay a été enrichi d’un outil de recherche avancée, Search360. Développé en coopération avec Manutan, cet outil permet d’explorer des catalogues hébergés et externes, de voir les résultats en temps réel, de comparer des articles en parallèle et d’en valider la commande. Ivalua a également présenté Iva, pour « Integrated virtual assistant », un assistant accessible à la fois par le biais d’une interface à commande vocale et d’un agent conversationnel. Avec 450 collaborateurs et un chiffre d’affaires 2018 d’environ 70 millions d’euros, l’éditeur table sur « une croissance de plus de 50 % » cette année.

Omnikles et InfoPro Digital s’associent. Pour faciliter la publication et le suivi des avis de marchés de la commandes publique, les deux acteurs ont choisi de s’associer et de connecter leurs plates-formes. Le portail SafeTrader, lancé par Omnikles (groupe Oodrive) fin 2018, permet de publier les consultations, d’accéder à une base fournisseurs de plus de 150 000 références, de recevoir des réponses électroniques et de dialoguer avec les entreprises. Garantissant également le respect des principes déontologiques de l’achat public, notamment les délais d’ouverture des réponses aux appels d’offres, il pourra désormais profiter des annonces et des formulaires publiés sur la plate-forme Marchés Online d’Infopro Digital, à travers des interfaces ergonomiques et simplifiées.

Zycus lance une plate-forme d’IA. Historiquement positionné sur le décisionnel achats puis sur l’ensemble du source-to-contract, l’éditeur d’origine indienne annonce le lancement de Merlin IA Studio, une plate-forme permettant de déployer des robots intelligents pour assister les équipes d’acheteurs. Cette plate-forme, qui propose notamment des mécanismes de Robotic process automation (RPA) pour réaliser des tâches répétitives et fastidieuses sans intervention humaine, aiderait à réduire les temps de cycle, à limiter les erreurs et à recentrer les acheteurs sur des missions à forte valeur ajoutée. Couplée à des fonctionnalités d’apprentissage automatique (machine learning) et d’analyse intelligente des données, elle pourrait anticiper des tendances et suggérer des recommandations.

Coupa poursuit ses emplettes. Quelques mois après les rachats successifs de DCR, Aquiire et Hiperos, fin 2018, l’éditeur américain vient de procéder à une nouvelle acquisition en mettant la main sur Exari, pour 215 millions de dollars. Cette opération majeure doit lui permettre de renforcer la gestion des contrats de sa full suite achats, qui avait déjà bénéficié des apports d’une autre solution spécialisée, Contractually, rachetée en 2016. Avec près d’une quinzaine d’opérations de croissance externe depuis sa création, l’éditeur doit continuellement relever le défi de l’intégration, pour réduire la fragmentation de sa plate-forme. Fin 2018, Coupa comptait 1 300 collaborateurs et revendiquait plus de 1 000 clients à travers le monde, pour un chiffre d’affaires d’environ 185 millions de dollars. Source : Acxias

Le digital « disruptif » révolutionne les achats 12 avril 2019

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Dans la dernière édition de son CPO Survey, Deloitte pointe une accélération du basculement des directions achats vers le digital, pour augmenter l’efficacité opérationnelle des équipes et améliorer leur confort. Les robots logiciels et l’intelligence artificielle seraient particulièrement prisés.

2019 sera-t-elle l’année du grand basculement des achats vers le digital ? C’est en tout cas la tendance qui semble se dessiner, au vu des résultats de la dernière édition du « CPO Survey » du cabinet Deloitte, présentés fin mars lors de la Matinale « Digital Achat » du CNA (Conseil national des achats). Ainsi, 62 % des directeurs achats se disent aujourd’hui convaincus qu’une stratégie digitale améliore la performance de la fonction et de l’entreprise, contre seulement 20 % l’an dernier. Certes, « moins d’un tiers d’entre eux ont une vision globale du modèle opérationnel associé à mettre en place, et l’essentiel des réalisations se concentrent sur des cas d’usage ciblés », relativise Meïssa Tall, associé conseil au sein du cabinet. « Mais l’année 2019 marque un véritable point d’inflexion ».

Encore faut-il s’entendre sur la notion de « digital ». Pour Deloitte, « le digital englobe plusieurs technologies disruptives qui impactent massivement les processus et les organisations telles que le Big data, l’Intelligence artificielle (IA), la Robotic process automation (RPA), la Blockchain, etc. ». Ces technologies mûrissantes, en cours d’adoption, constituent une seconde vague d’applications achats, après la première qui a vu le déploiement de logiciels classiques d’e-sourcing et d’e-procurement. En termes d’objectifs, la recherche d’efficacité opérationnelle s’impose comme le moteur principal de la digitalisation, citée par 6 répondants sur 10. Suit l’amélioration de l’expérience utilisateur, c’est-à-dire le confort et la simplicité d’utilisation, puis le renforcement de l’implication des parties prenantes et l’augmentation de la rentabilité (voir schéma ci-dessus).

En distinguant les différents segments de la chaîne achats, le Request-to-order serait le plus impacté par la transformation digitale, devant deux autres processus transactionnels : le paiement et la contractualisation. « Les technologies de RPA favorisent amplement l’automatisation des flux d’échanges structurant ces processus », explique Meïssa Tall. La gestion des fournisseurs, le Category management et la gestion du risque viennent ensuite, talonnés par le processus au cœur du métier : le sourcing. « Jusqu’à présent, le sourcing stratégique était une activité séquentielle, poursuit-il. Mais avec les technologies d’IA et de Big data, il devient possible de déterminer les meilleurs scénarios par anticipation. Le sourcing devient prédictif ». La suite ? Après les deux premières vagues, l’intérêt des achats se porteraient désormais sur la Blockchain, le Cyber Tracking et la réalité augmentée.

Actualités en bref 29 mars 2019

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Partenariat entre Per Angusta et Silex. L’éditeur spécialisé dans le pilotage des projets et de la performance achats annonce la signature d’un partenariat stratégique avec le prestataire de sourcing cognitif Silex, pour aider les entreprises à faire les meilleurs choix dès la phase de qualification des fournisseurs. Grâce à une intégration native entre les deux plates-formes, via une API disponible dès le mois d’avril, les utilisateurs pourront exploiter l’intelligence artificielle et le Big data pour créer automatiquement des panels davantage en adéquation avec leurs besoins, en consultant les entreprises les plus pertinentes. Les informations recueillies grâce à Silex sont rapatriées directement dans Per Angusta pour permettre d’optimiser la stratégie au plus tôt et viser le meilleur impact sur la performance globale.

Schneider Electric récompensé par le CNA. A l’occasion de l’édition 2019 de la Matinale « Digital Achat » du CNA (Conseil national des achats), qui s’est tenue fin mars, le groupe spécialisé dans les automatismes et le management de l’énergie a remporté les Digital Procurement Awards pour son projet de digitalisation autour de la solution SynerTrade. Avec 22 % des votes, il devance Batigere (Oalia), Bouygues Immobilier (Ivalua), FCBA (Oxalys Technologies), Legrand (Jaggaer), PSB Industries (Okaveo), SQLI (Determine) et Wolters Kluwer (Basware). Visant à « accélérer et à rendre plus transparente l’interaction avec les fournisseurs », selon Antoine Perrin, le directeur des achats du groupe, ce projet devrait notamment son succès à l’implication de l’ensemble des acteurs dès la phase de choix de la solution.

Automation Anywhere s’installe en France. Six ans après sa création, l’éditeur californien spécialisé dans la Robotic process automation (RPA) ouvre une filiale dans l’Hexagone. Face à des concurrents comme UiPath, Blue Prism ou encore le Français Contextor, récemment racheté par SAP, il poursuit ainsi son installation en Europe après l’ouverture de bureaux en Grande-Bretagne, en Allemagne (Francfort et Munich), aux Pays-Bas et en Pologne. Destinée à soulager les équipes, la RPA consiste à confier à des robots logiciels certaines opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, simples (saisie, copier-coller, extraction de données, etc.) ou plus complexes, très chronophages aux achats. Désormais présent dans 19 pays, Automation Anywhere revendique quelque 1 400 clients à travers le monde.

Mercedes-Benz opte pour la Blockchain. L’éditeur américain Icertis annonce la signature d’un partenariat avec Mercedes-Benz Cars pour contrôler automatiquement le respect des obligations contractuelles et des exigences légales de conformité, en particulier par ses fournisseurs et sous-traitants. Le constructeur automobile utilisera notamment les contrats intelligents créés à l’aide de la Blockchain Icertis, pour renforcer la visibilité de ses processus d’approvisionnement et de passation de marchés, afin de s’assurer que ses équipes et partenaires respectent notamment ses politiques en matière de responsabilité sociale et environnementale. Les contrats intelligents sont, comme les chaînes de blocs, des documents numériques distribués permanents, immuables et hautement sécurisés.

Actualités en bref 11 mars 2019

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Jaggaer prédit les retards de livraison. L’éditeur américain annonce le lancement du « premier prototype mondial » d’algorithme à base d’intelligence artificielle (IA) dédié à la prédiction de la probabilité de livraison dans les temps de biens et matériaux pour les achats directs. Baptisé Jaggaer On Time Delivery (OTD) Predictor, cet outil identifiera les possibilités de retard des fournisseurs, permettant aux responsables en charge de la logistique chez les donneurs d’ordres de limiter les risques de rupture dans la chaîne de production et ainsi de réduire les coûts afférents. Selon l’éditeur, l’OTD Predictor a été « entraîné » en fournissant des millions de lignes de données d’événements précédents à l’algorithme à des fins d’apprentissage. Il utilise 50 dimensions de données différentes pour prévoir des résultats.

Easypics lance la note Sapin 2. Le prestataire en nettoyage et enrichissement des référentiels achats-ventes annonce la « première notation Sapin 2 officielle » sur le marché, pour aider les entreprises à respecter les obligations de la loi associée. Adoptée en novembre 2016 et entrée en vigueur au 1er juin 2017, cette loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique concerne les organisations de plus de 500 salariés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros, soit environ 1 500 entreprises en France. Selon le score Sapin 2 d’Easypics, entre 0 et 100, différentes actions pourront être menées : de la simple vérification des actionnaires, pour les entreprises les plus sérieuses, à un audit sur site, pour celles présentant un risque élevé.

SynerTrade partenaire de UiPath. Déjà associé à EasyKost autour d’une offre de « costing prédictif », l’éditeur e-achat du groupe Econocom a conclu un partenariat avec UiPath, spécialisé dans la Robotic process automation (RPA). Destinée à soulager les équipes pour leur permettre de se concentrer sur des missions plus critiques ou stratégiques, la RPA consiste à confier à des robots logiciels certaines opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, simples (saisie, copier-coller, extraction de données, etc.) ou plus complexes. A travers SynerTrade Accelerate ou d’autres solutions, la mise en œuvre de la technologie UiPath s’effectue en trois étapes : conception et définition des processus (UiPath Studio), contrôle et analyse des performances (UiPath Orchestrator), déploiement (UiPath Robots).

Livre blanc sur la gestion des contrats. L’éditeur américain Determine, en passe d’être absorbé par Corcentric, publie un livre blanc pour aider les directions des achats à mieux appréhender la gestion des contrats. En 9 pages, il explique comment une solution peut permettre de gagner en efficacité et de renforcer la collaboration avec les différentes parties prenantes tout au long du cycle de vie des documents contractuels. Plus précisément, le livre blanc détaille les fondamentaux d’une solution de gestion des contrats (rédaction, exécution, analyse, etc.) ainsi que les avantages offerts à chaque étape du processus, la façon dont elle peut améliorer la conformité et la visibilité sur les transactions, et délivre plus globalement des conseils pour faire des contrats de véritables leviers de performance.

Actualités en bref 5 décembre 2018

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VM Building Solutions change son procure-to-pay. Suite à la modification de son actionnariat, le groupe français spécialisé dans les produits pour la toiture et l’enveloppe du bâtiment, a adopté la solution procure-to-pay de Determine pour l’ensemble de ses commandes d’achats directs et indirects. Interfacée à SAP, la solution apporte une plate-forme unique qui facilite la réconciliation comptable et donne une visibilité sur l’ensemble du processus. Elle optimise aussi la gestion de la relation fournisseurs, pour suivre notamment leur performance à travers des tableaux de bord préconfigurés et des indicateurs personnalisés. À terme, plus de 20 000 commandes seront passées sur l’outil chaque année par plus de 200 utilisateurs.

Flunch optimise son pilotage budgétaire. La chaîne française de restauration en libre service, du groupe Agapes, a déployé un nouveau système pour centraliser ses budgets, fiabiliser les investissements et assurer un suivi à partir de tableaux de bord et d’indicateurs. Initialement sélectionnée pour la gestion des achats d’équipements et de prestations, la solution de l’éditeur alsacien Kimoce, récemment racheté par le Groupe Emplio, est devenue le « référentiel des dépenses » qui optimise la gestion des achats et des investissements d’exploitation des 265 restaurants Flunch. Grâce à la version v6, l’enseigne dispose d’une vision globale et fiable des dépenses liées au développement de son réseau, avec un meilleur pilotage de sa performance.

Six leaders en analyse des dépenses. Selon la dernière étude du cabinet Spend Matters, combinant les scores attribués par les entreprises utilisatrices et les analystes, six éditeurs occuperaient les avant-postes en termes de fonctionnalités avancées d’analyse des dépenses (spend analytics) : Anadata Solutions, Ivalua, Jaggaer (solution Jaggaer Indirect), Sievo, Simfoni et SpendHQ. Si Determine et SynerTrade parviennent à limiter les dégâts, le positionnement de Zycus et de Jaggaer (solution Jaggaer Advantage, héritée de BravoSolution) déçoivent, particulièrement mal notés par leurs clients. A l’inverse, malgré un score moyen de la part des analystes, SAP Ariba s’en sort honorablement grâce à de bons retours du terrain.

SAP met la main sur Contextor. L’éditeur allemand annonce le rachat de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des outils de Robotic process automation (RPA), pour enrichir son portefeuille de solutions d’intelligence artificielle (IA) Leonardo Machine Learning. Fondé en 2000 et basé à Orsay, Contextor est le deuxième éditeur français du secteur de l’IA acquis par SAP cette année après la start-up Recast.AI, issue du campus parisien Station F et spécialisée dans la mise au point de robots conversationnels (Chatbot). Il aurait déjà déployé plus de 100 000 robots logiciels chez ses clients pour automatiser des processus métiers, notamment sur la chaîne achats-approvisionnement-finances. Source : Acxias

Actualités en bref 14 septembre 2018

Posted by thparisot in Actualités, Offre, Ressources, Tendances.
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Easypics intègre la note de risque. Quelques mois après le lancement d’un système de notation accessible depuis les tableaux de bord de sa plate-forme, Easypics annonce l’intégration de la note de risque de solvabilité, ainsi que son historique. Alors qu’avec la montée de la RSE (Responsabilité sociale et environnementale) et l’émergence des lois Sapin 2 et Devoir de vigilance il devient de plus en plus important de pouvoir sécuriser ses achats-approvisionnements, cette information délivre un indice de probabilité qu’un partenaire commercial rencontre un problème de trésorerie au cours des douze prochains mois. Il s’agit d’un score reposant sur une note universelle et internationale de 1 à 100, calculée avec le concours de Creditsafe.

Nouvelle version de la suite Jaggaer. L’éditeur américain, qui s’est renforcé avec les acquisitions de Pool4Tool l’an dernier puis BravoSolution, annonce la sortie de la nouvelle version de sa suite e-achats. Cette version Advantage 18.1 offre notamment la possibilité de conduire des opérations de Category management, avec une visibilité complète pour chaque catégorie, des prévisions, de la planification stratégique et de la gestion de projet, de manière transverse dans la solution. Selon l’éditeur, cette fonctionnalité permet aux équipes de déterminer et gérer collaborativement les risques, de définir les leviers stratégiques, d’évaluer la demande et de définir des méthodes de réduction des coûts.

La signature électronique se démocratise. Hormis la banque-assurance et l’immobilier, précurseurs dans ce domaine, de nombreux secteurs d’activité adoptent aujourd’hui la signature électronique, selon une récente étude du prestataire spécialisé Universign. Si les motivations varient selon les spécificités des secteurs et que chaque cas d’usage nécessite une solution adaptée, la signature électronique est un gage de sécurité lors de la contractualisation, qui permet par ailleurs de s’affranchir des coûts liés à l’impression, l’envoi postal et l’archivage des documents. En termes de processus métiers, les achats n’échappent pas au mouvement, pour tous les documents de la chaîne d’exécution, et en particulier les contrats avec les fournisseurs et les commandes.

Livre blanc sur le « Predictive procurement ». L’éditeur Synertrade, du groupe Econocom, publie un livre blanc sur l’Intelligence artificielle (IA) aux achats, notamment sur ses apports en matière de gestion anticipative des dépenses, ou « Predictive spend ». Après deux chapitres d’introduction consacrés à la digitalisation (objectifs, moteurs de transformation, bénéfices aux achats, etc.), le document d’une quinzaine de pages revient sur l’arrivée des technologies d’IA dans les entreprises, présentant deux approches d’ores et déjà en cours de déploiement : la Robotic process automation (RPA) et les assistants virtuels (Bots). Au-delà, SynerTrade estime qu’il s’agit désormais d’exploiter l’IA pour dépasser la simple analyse et aller vers le prédictif, afin d’anticiper les dépenses.