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Actualités en bref 3 février 2020

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Ressources, Tendances.
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Livre blanc sur la RPA. Dans le traitement informatisé des processus, aux achats comme dans la plupart des métiers de l’entreprise, de nombreuses tâches répétitives et chronophages impactent fortement la performance des équipes.  En publiant un Livre blanc sur la RPA (Robotic process automation), le cabinet Wevioo entend accompagner les décideurs dans la compréhension et la mise en place des technologies associées, qui fonctionnent sans modification des applications existantes. En une quarantaine de pages, le document explique les avantages de l’utilisation de « robots logiciels », détaille la méthodologie à suivre pour obtenir les meilleurs résultats et donne une vision claire des possibilités offertes par les outils spécialisés. Le Livre blanc est disponible en téléchargement sur le site Internet de Wevioo.

Les achats se digitalisent en ordre dispersé. La digitalisation de la fonction achats serait en pleine accélération, selon la récente étude « Tendances et priorités » du cabinet AgileBuyer, réalisée avec le CNA : 62 % des répondants auraient déjà mis en place une stratégie dans ce domaine, soit une hausse de 16 points par rapport à l’édition précédente. Faute d’une définition claire de la notion de « digitalisation », qui peut s’inscrire dans le prolongement de l’informatisation des années 1990-2000 ou s’en tenir à l’adoption des technologies « disruptives » impactant aujourd’hui les processus et les organisations, les « outils collaboratifs », au sens large, arrivent largement en tête avec 70 % de citations. Suivent l’automatisation des tâches (RPA, etc.), les data analytics et les places de marché. En revanche, l’IA et la blockchain sont très peu cités.

Méga levée de fonds pour EcoVadis. La plateforme de notation RSE annonce une levée de fonds de 200 millions de dollars auprès de CVC Growth Partners. Lancée en 2007, EcoVadis avait déjà réalisé une première levée record en 2016 en décrochant 30 millions d’euros auprès de Partech Ventures. Avec ce nouveau tour de table, la société compte financer son développement à l’international, notamment aux États-Unis et en Asie, investir dans la technologie et accroitre ses effectifs avec 200 recrutements prévus cette année.  Sa vocation restera la même : proposer aux entreprises des évaluations fournisseurs et une plateforme collaborative pour améliorer les performances RSE de leurs chaînes d’approvisionnement. Signée début janvier, la transaction devrait être conclue avant la fin du premier trimestre 2020 après les approbations réglementaires.

Les entreprises investissent dans la RPA. Près d’une entreprise française sur trois (28 %) aurait investi dans les technologies d’automatisation robotisée des processus (RPA, Robotic process automation) en 2019, selon une récente enquête d’Abbyy, fournisseur de solutions basées sur l’intelligence artificielle. Parmi elles, plus des deux tiers (69 %) déclarent avoir obtenu un retour sur investissement en moins d’un an, avec un gain au moins deux fois supérieur à la somme investie initialement dans un tiers des cas. La RPA contribuerait ainsi à la compétitivité : plus de la moitié (56 %) des entreprises qui ont implémenté des robots logiciels assurent avoir augmenté leurs revenus, tout comme leurs rendements (54%), en améliorant notamment la productivité des équipes. Elle aurait permis à 42 % des répondants d’accroître leur part de marché. Source : Acxias

La digitalisation bouscule les solutions achats historiques 22 novembre 2019

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Alors que la fonction a gagné en maturité, jouant désormais un rôle plus stratégique qu’administratif, les systèmes d’information achats doivent monter en puissance. Vieillissantes, les fonctionnalités historiques méritent d’être renouvelées et doivent surtout intégrer les technologies « disruptives » qui vont impacter les processus et les organisations.

Parfois informatisées de longue date et aujourd’hui confrontées à l’arrivée des technologies « disruptives », les directions des achats ont ou vont devoir engager une modernisation de leurs systèmes d’information. C’est en tout cas l’une des principales conclusions de l’enquête « Révélations UX Achats 2019 » réalisée par Décision Achats / Salon Solutions e-Achats entre juin et septembre derniers, qui révèle par ailleurs que la fonction, devenue stratégique, ne pourrait plus se passer de solutions digitales. Ainsi, 84 % des quelque 300 répondants (acheteurs/responsables achats, DSI/responsables de SI achats, dirigeants/directeurs achats) les jugent « absolument » indispensables, contre 69 % en 2018. « Cette progression spectaculaire remonte même à deux ou trois ans, puisque la proportion était seulement de 54 % en 2017 », complète Philippe Grange, de l’agence Media Dell’Arte, en charge de l’étude. Le système d’information serait devenu si crucial que 65 % des acheteurs du panel s’estiment même insuffisamment outillés pour mener à bien leurs missions.

Pourquoi ce besoin ? L’enquête montre que les solutions digitales achats présentent de nombreux bénéfices, permettant d’abord de respecter les procédures internes et d’assurer la conformité (règles juridiques, normes diverses, traçabilité, etc.), ou encore de partager de l’information et de collaborer en interne et avec les partenaires extérieurs, pour plus de productivité et d’efficacité. Si elles favoriseraient aussi les prises de décisions et les prévisions, près de quatre répondants sur dix se montrent plus réservés sur ce point. Sur le plan des caractéristiques générales, les solutions affichent trois points forts : leur sureté et sécurité, leur complétude et pertinence fonctionnelle, leur capacité à rendre les données facilement partageables. En revanche, la mobilité, l’automatisation robotisée, l’aide intelligente et, dans une moindre mesure, le collaboratif et l’interfaçage avec les solutions connexes seraient largement perfectibles. En termes de technologie et de performance, un petit quart (21 %) des répondants trouvent que leur solution n’est « clairement pas optimisée » ou est « obsolète ». Et 28 % qu’elle est « parfois défaillante ».

Toutes ces réponses varient cependant en fonction du type de solution utilisée et de sa date d’installation, sachant que l’arrivée du mode Saas permet aujourd’hui des évolutions en continu. Sur les 1 545 solutions citées, 47 % ont ainsi été mises en œuvre il y a plus de trois ans, en particulier sur les segments fonctionnels historiques de gestion des commandes, des consultations et des contrats. Il en va de même pour les référentiels, qui constituent l’indispensable socle informationnel et figurent parmi les couches les plus répandues dans les entreprises (voir schéma ci-dessus). Au-delà de ces fondamentaux, l’enquête révèle une percée dans plusieurs autres domaines depuis trois ans : le pilotage des campagnes d’évaluation des fournisseurs, la gestion des informations environnementales et sociétales (RSE), l’e-facturation. « L’obligation progressive de passage à la dématérialisation des factures adressées aux organismes de la sphère publique, entre 2017 et 2020, a clairement accéléré le mouvement », analyse Philippe Grange. A noter, enfin, les bonnes positions des technologies d’Intelligence artificielle (IA) et de RPA (Robotic process automation) parmi les priorités d’investissements souhaitées, avec respectivement 14 % et 31 % de citations. A condition, comme pour les éditeurs, de trouver les meilleurs cas d’usage.

Actualités en bref 30 octobre 2019

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Nouvelle version de l’outil de Blue Prism. L’éditeur spécialisé dans la Robotic process automation (RPA), qui permet de confier à des robots certaines tâches rébarbatives, annonce la disponibilité d’une nouvelle version de sa solution connectée. Enterprise v6.6, optimisée pour un fonctionnement dans le cloud, offrirait plus de rapidité, de sécurité et de convivialité. Selon le communiqué, cette version répond notamment aux exigences gouvernementales en garantissant la conformité aux nomes FIPS (Federal information processing standards) qui décrivent par exemple les procédés de traitement et de chiffrement à utiliser, et apporte des améliorations dans la gestion des données. En outre, Blue Prism propose désormais des essais gratuits, à travers une licence simplifiée et « un guide de démarrage pour la mise en route ».

Cinq conseils pour choisir sa solution T&E. En marge de son Livre blanc sur « Les 8 erreurs que vous ne ferez plus en 2019 » en matière de gestion des voyages d’affaires et des notes de frais (Travel & Expense), l’éditeur spécialisé Traveldoo publie un vade-mecum pour aider les entreprises à sélectionner leur solution. Il liste précisément cinq points à prendre en compte pour faire le bon choix : préparer une implémentation ambitieuse, en s’appuyant sur un partenaire proposant conseil et accompagnement ; choisir une solution T&E traitant la problématique de bout en bout, sur une plate-forme unique ; accorder une haute importance à l’« expérience utilisateur », qui doit être intuitive pour faciliter l’adoption ; penser à l’utilisation en mobilité, pour démultiplier les possibilités d’utilisation ; évaluer la réussite du projet, pour corriger les dérives.

Les données fournisseurs, pivot du digital achats. Alors que les « master data » fournisseurs sont devenues un élément clé de la digitalisation des achats, le cabinet Gartner vient de publier un rapport pour aider à en améliorer le contrôle et la qualité. Il y explique notamment qu’en l’absence d’un cadre et d’outils appropriés, les entreprises risquent d’augmenter leurs coûts d’exploitation et de réduire la visibilité sur leurs dépenses, avec un impact sur l’efficacité et les résultats de la fonction. Les décideurs pourront trouver une série de recommandations, comme l’amélioration du modèle de classification, la mise en place d’une gouvernance dédiée, l’implication contractuelle des fournisseurs dans la gestion de leurs informations. Source : Acxias

Changement de direction chez SAP. L’éditeur allemand a annoncé la décision de son PDG, Bill McDermott, de ne pas renouveler son contrat. Il est remplacé par Jennifer Morgan (48 ans) et Christian Klein (39 ans), membres du conseil d’administration, qui occupaient jusqu’ici respectivement les fonctions de responsable des lignes d’activité cloud et de directeur des opérations. Si l’annonce est à effet immédiat, Bill McDermott occupera un poste de conseiller jusqu’à la fin de 2019 pour assurer la transition. Après avoir rejoint SAP en 2002, il en avait pris la tête il y a près de dix ans, procédant à de nombreuses acquisitions, dont celles d’Ariba en 2012 pour se renforcer sur le marché des solutions digitales achats, ou encore de Fieldglass (achats d’intérim) et de Concur (voyages et frais professionnels) en 2014. Source : Acxias

Synertrade en première ligne 2 octobre 2019

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Quatre ans après son acquisition par Econocom et à quelques semaines de souffler ses vingt bougies, l’éditeur de solution digitale achats d’origine franco-allemande tenait le 19 septembre son traditionnel Digital Procurement Summit (DPS), à Paris. L’occasion pour une douzaine de clients et partenaires de venir témoigner, mais surtout pour les équipes de présenter les atouts de la solution et les évolutions en cours, notamment autour de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée.

Sur le front de la numérisation de la fonction achats, Synertrade occupe depuis plusieurs années le devant de la scène. À l’occasion de son désormais traditionnel Digital Procurement Summit (DPS), dont l’édition 2019 s’est tenue le jeudi 19 septembre à Paris, l’éditeur racheté il y a quatre ans par Econocom (11 000 collaborateurs, 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires) n’a pas manqué de rappeler ses ambitions pour rester dans le peloton de tête, aux côtés de SAP Ariba, Jaggaer (BravoSolution inclus), Coupa, Proactis (Perfect Commerce inclus), Corcentric (Determine inclus) ou encore d’Ivalua, son principal concurrent français. Surtout l’année de ses 20 ans !

Bien qu’apparu sur le marché en 2005, Synertrade est en effet issu de la fusion entre les éditeurs français Synerdeal et allemand Trade2B, tous deux fondés quasiment au même moment : début 2000 pour le premier, et fin 1999 pour le second. A l’époque, les deux acteurs partagent une spécialisation sur le marché du « e-sourcing », sur les phases amont du processus achats allant de l’expression du besoin à la contractualisation, en passant par les procédures de sélection des fournisseurs et de consultation-négociation, et un savoir-faire en termes à la fois de conseil et de technologies. Répondant avant tout à des considérations stratégiques, cette fusion offrait au nouvel ensemble une taille critique indispensable pour s’adresser à des grands comptes et à leur fonction achats devenue stratégique, une large présence internationale et une palette complète de solutions et de services.

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> Article intégral publié dans ERP-Infos.com, septembre 2019

TRIBUNE – La RPA soulage les acheteurs 16 juillet 2019

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Bertrand Gabriel, Acxias

L’adoption de la « Robotic process automation » (RPA), technologie apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, constitue souvent l’étape intermédiaire préalable au déploiement de l’Intelligence artificielle (IA). Vécue comme une promesse de soulagement par des équipes ainsi délestées d’opérations fastidieuses et chronophages, l’automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. D’autant qu’un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher, ne commet pas d’erreur et a une capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité.

Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises. Dans une autre étude réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, 92 % des répondants estiment que la rationalisation des processus métiers se fera, à l’horizon 2020, par la RPA. Pus de la moitié (54 %) d’entre eux pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement.

La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité. La croissance parfois à trois chiffres des éditeurs RPA, tel UiPath en 2018, témoigne de cet engouement. Avec plus de 1 500 clients et 200 000 utilisateurs dans le monde, l’éditeur américain a vu ses effectifs tripler dans sa filiale française, ouverte l’an dernier. Ses principaux concurrents, Automation AnyWhere et Blue Prism en tête, connaissent la même dynamique. Le rachat du Français Contextor par SAP illustre également les enjeux et les attentes sur ce marché.

En entreprise, toujours selon l’étude d’ISG, ce sont les fonctions achats, logistique et supply chain, ainsi que les fonctions financières, de trésorerie et d’audit (42 %) qui seraient les plus concernées, juste derrière les fonctions de service client (43 %). McKinsey estime que 50 à 70 % des tâches s’avèrent potentiellement automatisables. Opérations de saisie, de copier-coller, d’extraction et de consolidation de données : le champ d’application est vaste. Dès lors qu’un processus est précisément décrit et stable, l’intervention humaine n’est plus nécessaire. Sachant toutefois que la RPA doit plutôt être réservée aux processus très répétitifs avec un faible taux d’exception et que le robot a besoin d’une source structurée de données pour travailler.

Des algorithmes modélisant des jeux de règles

Techniquement, un robot RPA est un composant logiciel répliquant des actions jusqu’alors réalisées par un opérateur humain à travers l’interface d’une application informatique, de façon répétée et totalement autonome. Sa mise en oeuvre ne requiert pas de compétences très poussées en programmation et consiste à automatiser un processus métier via un logiciel spécialisé, capable de suivre un schéma logique représentant graphiquement la chaîne d’exécution. Cette robotisation des tâches repose sur des algorithmes modélisant des jeux de règles, afin de permettre la réalisation d’une ou plusieurs opérations spécifiques de façon automatique. Ensuite, les robots se connectent automatiquement à différentes applications et vont y réaliser des séquences d’actions, à l’instar de ce que ferait un opérateur humain en interagissant avec son ordinateur via un clavier et une souris. La RPA permet d’intégrer la nouveauté sans en écrire le programme. En se mettant à la place de l’utilisateur final, les concepteurs rajoutent par petites touches des éléments d’automatisation dans leur environnement de travail.

Sur le périmètre des achats et des fonctions connexes, trois domaines sont concernés en priorité. Celui directement dévolu aux acheteurs, puisqu’un robot peut superviser la réception des pièces d’un dossier lors d’un appel d’offres ou négocier quelques pourcentages, laissant l’acheteur se concentrer sur des dossiers complexes ou sur des exceptions. La RPA apporte également une réponse au goulet d’étranglement pouvant se créer sur les opérations de validation et de contrôle des données, dans le cadre de l’analyse des dépenses ou du référencement d’un fournisseur, ou encore lors de la récupération des informations dans le système d’information de l’entreprise ou auprès des partenaires. Elle peut par ailleurs aider les équipes à récolter des données pour la compréhension du marché et à compléter des contrats automatiquement à partir de modèles et d’offres fournisseurs.

Deuxième domaine concerné : les approvisionnements et la chaîne logistique, par exemple pour la création et l’envoi des bons de commandes en fonction des niveaux de stocks et des tendances de consommation. Enfin, la RPA peut automatiser de nombreuses opérations dans le domaine de la finance et de la comptabilité fournisseurs, en particulier pour le traitement des factures. L’automatisation traite et analyse toutes ces données fastidieuses plus rapidement que n’importe quel humain et peut suggérer des corrections, réduisant ainsi les temps du cycle de facturation.

Automatiser les échanges avec les fournisseurs

C’est sur le périmètre de la comptabilité-finance que les dispositifs de RPA liés aux achats commencent à se multiplier. En particulier au sein des grands groupes ayant un nombre important d’interlocuteurs, pour automatiser les workflows de routage et de traitement des e-mails. L’automatisation par EDF d’une partie des échanges avec ses partenaires en est une illustration. Dans le cadre de son programme d’intégration des technologies d’IA, le producteur d’électricité a lancé un pilote opérationnel pour robotiser le traitement des 60 000 demandes reçues chaque année par mail de ses 24 000 fournisseurs. Ciblant en priorité les 3 800 fournisseurs les plus actifs, avec lesquels le groupe a au moins une interaction par mois, le dispositif permet de qualifier les demandes selon leur complexité puis de mettre en place les réponses adéquates, en s’appuyant sur l’expérience des équipes comptables et l’historique des cas traités. L’électricien ambitionne d’automatiser 60 % des réponses et de délester les opérationnels d’une partie de ce travail long, cher, répétitif et à faible valeur ajoutée. Selon l’éditeur de la solution utilisée, une application similaire serait en cours de mise en place chez BPCE.

Toujours en matière de traitement automatique des documents échangés entre partenaires commerciaux, SAP Contextor aurait plusieurs projets en cours dans le domaine de la supply chain, en particulier dans le secteur aéronautique, avec son partenaire Daher. Ce dernier participerait notamment à la mise en place chez Airbus de robots permettant de fluidifier la gestion de la logistique des pièces détachées. Un robot RPA est par exemple capable de prendre en charge la réception de bordereaux de livraison et de factures reçues en pièces jointes d’un e-mail, d’analyser leur contenu pour en extraire les informations utiles pour ensuite remplir les bons de transport dans l’application fournie par le transporteur DHL. En fin de processus l’ensemble des documents reçus et créés par le robot sont archivés dans une application métier de gestion de la chaîne logistique.

Evolution vers l’ « Intelligent process automation »

Sur la base de ces premières réalisations, l’objectif des promoteurs de la RPA consiste désormais à apporter de l’intelligence aux plates-formes d’automatisation, pour améliorer encore leur capacité de traitement, en intégrant des couches d’IA. Les algorithmes intelligents peuvent en effet gérer des tâches « métier  » nécessitant des prises de décision et des analyses plus complexes, qu’un robot RPA ne peut seul prendre en charge. La combinaison des deux technologies, ou IPA pour Intelligent process automation, permettra de décupler la puissance des systèmes et de dégager du temps aux acheteurs pour des activités plus intéressantes et davantage créatrices de valeur.

Ainsi, alors qu’un agent conversationnel (chabot) basé sur une RPA classique ne fera par exemple que dérouler un processus, son couplage à un dispositif d’IA lui permettra de comprendre le sens d’une question ou de déceler un sentiment (colère, satisfaction, frustration, etc.) chez l’interlocuteur, pour apporter une réponse plus appropriée, voire gérer les exceptions en les confiant à un opérateur humain. Grâce à l’intelligence artificielle, le travail d’un robot RPA ne se limitera plus aux formulaires et autres données structurées, historiquement bien gérées par les systèmes informatiques, mais s’appliquera à n’importe quel type de contenu.

Seulement, cette automatisation robotisée et de plus en plus intelligente devra être contrôlée. Aux achats comme ailleurs dans les entreprises, il ne s’agit pas de remplacer l’homme par la machine, mais au contraire d’exploiter le meilleur de chacun, en laissant aux équipes l’esprit d’analyse, l’intelligence relationnelle et l’innovation. A cette condition, le développement de la RPA et plus encore de l’IPA, dresse un tableau optimiste pour l’avenir de la fonction.

Les robots RPA libèrent les acheteurs des tâches administratives 15 mai 2019

Posted by thparisot in Enquêtes.
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Appliqués aux opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, les mécanismes de « Robotic process automation » (RPA) amènent l’automatisation des processus achats à un niveau jamais atteint. Ils permettent aux équipes de se concentrer sur les dossiers critiques, de passer davantage de temps dans l’animation de leur écosystème et la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, et d’actionner de nouveaux leviers d’optimisation créateurs de valeur et de reconnaissance pour les achats. En combinaison avec les technologies d’IA, la RPA promet de décupler la puissance des acheteurs.

Parfois considérée comme une étape intermédiaire préalable à la mise en place de l’Intelligence artificielle (IA), la « RPA » ou Robotic process automation s’installe petit à petit aux achats. Cette technologie, apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, promet de soulager les équipes, en prenant en charge les opérations répétitives et à faible valeur ajoutée qui pèsent sur l’efficacité de la fonction. En les délestant de ces opérations fastidieuses et chronophages, la RPA permet aux acheteurs de se concentrer sur les dossiers complexes ou sur les exceptions, et de passer davantage de temps dans la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, ainsi que dans le pilotage de projets d’optimisation achats.

Selon Pierre Col, directeur marketing et communication de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des solutions dédiées, récemment racheté par SAP, cette automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. Par ailleurs, complète Vincent Jolivet, responsable avant-vente chez UiPath, un autre poids lourd du secteur : « A la différence de l’humain, un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher et ne commet pas d’erreur ».
Sans oublier sa « capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité par exemple », ajoute Bertrand Gabriel, directeur de l’agence digitale achats Acxias. Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises.

Une autre étude, réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, se veut encore plus optimiste : toujours à horizon 2020, 92 % des répondants assurent que leur entreprise aura envisagé l’utilisation des technologies de RPA pour rationaliser ses processus métiers, et 54 % pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement. « La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité », analyse Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development chez un éditeur spécialisé des achats, qui intègre progressivement des mécanismes d’IA dans ses solutions.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, mars 2019