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Les robots RPA libèrent les acheteurs des tâches administratives 15 mai 2019

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Appliqués aux opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, les mécanismes de « Robotic process automation » (RPA) amènent l’automatisation des processus achats à un niveau jamais atteint. Ils permettent aux équipes de se concentrer sur les dossiers critiques, de passer davantage de temps dans l’animation de leur écosystème et la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, et d’actionner de nouveaux leviers d’optimisation créateurs de valeur et de reconnaissance pour les achats. En combinaison avec les technologies d’IA, la RPA promet de décupler la puissance des acheteurs.

Parfois considérée comme une étape intermédiaire préalable à la mise en place de l’Intelligence artificielle (IA), la « RPA » ou Robotic process automation s’installe petit à petit aux achats. Cette technologie, apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, promet de soulager les équipes, en prenant en charge les opérations répétitives et à faible valeur ajoutée qui pèsent sur l’efficacité de la fonction. En les délestant de ces opérations fastidieuses et chronophages, la RPA permet aux acheteurs de se concentrer sur les dossiers complexes ou sur les exceptions, et de passer davantage de temps dans la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, ainsi que dans le pilotage de projets d’optimisation achats.

Selon Pierre Col, directeur marketing et communication de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des solutions dédiées, récemment racheté par SAP, cette automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. Par ailleurs, complète Vincent Jolivet, responsable avant-vente chez UiPath, un autre poids lourd du secteur : « A la différence de l’humain, un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher et ne commet pas d’erreur ».
Sans oublier sa « capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité par exemple », ajoute Bertrand Gabriel, directeur de l’agence digitale achats Acxias. Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises.

Une autre étude, réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, se veut encore plus optimiste : toujours à horizon 2020, 92 % des répondants assurent que leur entreprise aura envisagé l’utilisation des technologies de RPA pour rationaliser ses processus métiers, et 54 % pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement. « La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité », analyse Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development chez un éditeur spécialisé des achats, qui intègre progressivement des mécanismes d’IA dans ses solutions.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, mars 2019

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Actualités en bref 26 avril 2019

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Ivalua ajoute de l’intelligence à sa solution. A l’occasion d’Ivalua Now, mi-avril à Paris, l’éditeur d’Orsay est revenu sur les principales innovations de la dernière version de sa solution, la « release 162 ». Outre une interface utilisateur repensée et épurée, le module procure-to-pay a été enrichi d’un outil de recherche avancée, Search360. Développé en coopération avec Manutan, cet outil permet d’explorer des catalogues hébergés et externes, de voir les résultats en temps réel, de comparer des articles en parallèle et d’en valider la commande. Ivalua a également présenté Iva, pour « Integrated virtual assistant », un assistant accessible à la fois par le biais d’une interface à commande vocale et d’un agent conversationnel. Avec 450 collaborateurs et un chiffre d’affaires 2018 d’environ 70 millions d’euros, l’éditeur table sur « une croissance de plus de 50 % » cette année.

Omnikles et InfoPro Digital s’associent. Pour faciliter la publication et le suivi des avis de marchés de la commandes publique, les deux acteurs ont choisi de s’associer et de connecter leurs plates-formes. Le portail SafeTrader, lancé par Omnikles (groupe Oodrive) fin 2018, permet de publier les consultations, d’accéder à une base fournisseurs de plus de 150 000 références, de recevoir des réponses électroniques et de dialoguer avec les entreprises. Garantissant également le respect des principes déontologiques de l’achat public, notamment les délais d’ouverture des réponses aux appels d’offres, il pourra désormais profiter des annonces et des formulaires publiés sur la plate-forme Marchés Online d’Infopro Digital, à travers des interfaces ergonomiques et simplifiées.

Zycus lance une plate-forme d’IA. Historiquement positionné sur le décisionnel achats puis sur l’ensemble du source-to-contract, l’éditeur d’origine indienne annonce le lancement de Merlin IA Studio, une plate-forme permettant de déployer des robots intelligents pour assister les équipes d’acheteurs. Cette plate-forme, qui propose notamment des mécanismes de Robotic process automation (RPA) pour réaliser des tâches répétitives et fastidieuses sans intervention humaine, aiderait à réduire les temps de cycle, à limiter les erreurs et à recentrer les acheteurs sur des missions à forte valeur ajoutée. Couplée à des fonctionnalités d’apprentissage automatique (machine learning) et d’analyse intelligente des données, elle pourrait anticiper des tendances et suggérer des recommandations.

Coupa poursuit ses emplettes. Quelques mois après les rachats successifs de DCR, Aquiire et Hiperos, fin 2018, l’éditeur américain vient de procéder à une nouvelle acquisition en mettant la main sur Exari, pour 215 millions de dollars. Cette opération majeure doit lui permettre de renforcer la gestion des contrats de sa full suite achats, qui avait déjà bénéficié des apports d’une autre solution spécialisée, Contractually, rachetée en 2016. Avec près d’une quinzaine d’opérations de croissance externe depuis sa création, l’éditeur doit continuellement relever le défi de l’intégration, pour réduire la fragmentation de sa plate-forme. Fin 2018, Coupa comptait 1 300 collaborateurs et revendiquait plus de 1 000 clients à travers le monde, pour un chiffre d’affaires d’environ 185 millions de dollars. Source : Acxias

Actualités en bref 11 mars 2019

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Jaggaer prédit les retards de livraison. L’éditeur américain annonce le lancement du « premier prototype mondial » d’algorithme à base d’intelligence artificielle (IA) dédié à la prédiction de la probabilité de livraison dans les temps de biens et matériaux pour les achats directs. Baptisé Jaggaer On Time Delivery (OTD) Predictor, cet outil identifiera les possibilités de retard des fournisseurs, permettant aux responsables en charge de la logistique chez les donneurs d’ordres de limiter les risques de rupture dans la chaîne de production et ainsi de réduire les coûts afférents. Selon l’éditeur, l’OTD Predictor a été « entraîné » en fournissant des millions de lignes de données d’événements précédents à l’algorithme à des fins d’apprentissage. Il utilise 50 dimensions de données différentes pour prévoir des résultats.

Easypics lance la note Sapin 2. Le prestataire en nettoyage et enrichissement des référentiels achats-ventes annonce la « première notation Sapin 2 officielle » sur le marché, pour aider les entreprises à respecter les obligations de la loi associée. Adoptée en novembre 2016 et entrée en vigueur au 1er juin 2017, cette loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique concerne les organisations de plus de 500 salariés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros, soit environ 1 500 entreprises en France. Selon le score Sapin 2 d’Easypics, entre 0 et 100, différentes actions pourront être menées : de la simple vérification des actionnaires, pour les entreprises les plus sérieuses, à un audit sur site, pour celles présentant un risque élevé.

SynerTrade partenaire de UiPath. Déjà associé à EasyKost autour d’une offre de « costing prédictif », l’éditeur e-achat du groupe Econocom a conclu un partenariat avec UiPath, spécialisé dans la Robotic process automation (RPA). Destinée à soulager les équipes pour leur permettre de se concentrer sur des missions plus critiques ou stratégiques, la RPA consiste à confier à des robots logiciels certaines opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, simples (saisie, copier-coller, extraction de données, etc.) ou plus complexes. A travers SynerTrade Accelerate ou d’autres solutions, la mise en œuvre de la technologie UiPath s’effectue en trois étapes : conception et définition des processus (UiPath Studio), contrôle et analyse des performances (UiPath Orchestrator), déploiement (UiPath Robots).

Livre blanc sur la gestion des contrats. L’éditeur américain Determine, en passe d’être absorbé par Corcentric, publie un livre blanc pour aider les directions des achats à mieux appréhender la gestion des contrats. En 9 pages, il explique comment une solution peut permettre de gagner en efficacité et de renforcer la collaboration avec les différentes parties prenantes tout au long du cycle de vie des documents contractuels. Plus précisément, le livre blanc détaille les fondamentaux d’une solution de gestion des contrats (rédaction, exécution, analyse, etc.) ainsi que les avantages offerts à chaque étape du processus, la façon dont elle peut améliorer la conformité et la visibilité sur les transactions, et délivre plus globalement des conseils pour faire des contrats de véritables leviers de performance.

Actualités en bref 23 janvier 2019

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L’éditeur Kimoce devient Oslo. Comme l’ensemble des filiales du Groupe Emplio, qu’elle a rejoint à l’automne dernier, la société alsacienne notamment éditrice de Kimoce Achats est devenue Oslo au début de 2019. Ce changement de nom, pour opérer sous une marque unique et conjuguer les savoir-faire, s’accompagne d’une réorganisation du groupe autour de six directions régionales et d’un recentrage des activités, en deux volets : les logiciels et les services. Le portefeuille logiciel, toujours focalisé sur les domaines fonctionnels historiques du groupe (distribution, installation-travaux-maintenance-SAV, achats-facility management), représente désormais la moitié du chiffre d’affaires. Dans le même temps, Pierre-Olivier Thomas a été nommé directeur général de l’ex Kimoce et des autres filiales.

Livre blanc sur les achats cognitifs. L’éditeur américain Jaggaer publie un livre blanc d’une dizaine de pages, en anglais, sur le « cognitive procurement ». Insistant sur la nécessité de libérer les équipes des tâches répétitives et fastidieuses, pour leur permettre de se concentrer sur des missions génératrices de véritable valeur ajoutée (analyse de marché, échange avec les fournisseurs, accompagnement des clients internes, etc.), le document présente de façon succincte les différentes technologies d’intelligence artificielle applicables aux achats. Il évoque notamment les chatbots, ou agents virtuels, pour assister les utilisateurs dans leurs démarches, mais pointe également les possibilités des autres systèmes cognitifs pour anticiper des demandes, identifier des tendances, détecter des risques, etc.

Boulanger s’équipe d’un outil e-achat. Avec une organisation et des processus achats très décentralisés, l’enseigne spécialisée dans les équipements de la maison en électroménager et multimédia a choisi d’unifier ses outils pour optimiser la gestion des commandes et des fournisseurs. En centralisant la gestion des achats et des catalogues, autour d’une base fournisseurs rationalisée et de processus prédéfinis, la solution de Determine, qui aurait également été retenue pour son ergonomie, doit permettre aux utilisateurs de gagner du temps. Boulanger en attend aussi une amélioration de la visibilité sur ses dépenses réalisées et engagées, pour affiner sa stratégie. Le déploiement se limitera d’abord à la direction informatique, puis à une filiale, avant une extension à tout le groupe.

Tradeshift renforce ses fonctionnalités RSE. La plate-forme Tradeshift annonce son association à FRDM (ex Made in a free world) pour aider les entreprises à détecter et à limiter le trafic humain dans leurs chaînes d’approvisionnement mondiales, à travers une application dédiée. Conçue pour analyser les données achats et les fournisseurs, cette application vise à diminuer les risques et à protéger les valeurs de l’entreprise, tout en garantissant la conformité avec les règlementations internationales. Elle permet d’effectuer une surveillance à toutes les étapes de la chaîne, des matières premières aux produits finis. Parallèlement, Tradeshift a annoncé l’acquisition de Babelway et de sa technologie qui facilitera l’intégration « as a service » de solutions tierces à la plate-forme.      

SALON – L’Intelligence artificielle à tous les étages 31 octobre 2018

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L’édition 2018 du Salon Solutions e-Achats a confirmé la percée des technologies d’Intelligence artificielle (IA) dans les outils métier, pour assister les utilisateurs à travers des agents conversationnels, confier certaines tâches répétitives à des robots ou amener l’analyse vers le prédictif et le prescriptif. Voire permettre aux systèmes d’agir seuls, pour suppléer les équipes. Petit tour d’horizon.

Machine learning, réseaux neuronaux, moteurs d’inférence… Pas une conférence, pas un atelier, pas une carte blanche, pas un avis d’expert – ou presque – sans qu’il ne fût question d’Intelligence artificielle (IA), lors de l’édition 2018 du Salon Solutions e-Achats, organisée du 24 au 26 septembre dernier à Paris. Dès la table ronde inaugurale, pourtant consacrée aux stratégies de digitalisation de la fonction, les intervenants n’ont pas raté l’occasion de s’engager sur ce terrain. « Pour accélérer les prises de décision et augmenter la performance des achats, les capacités de reporting et d’analyse sont essentielles, et la donnée cruciale », a expliqué Anne Tessier-Chênebeau, directrice commerciale de SynerTrade. « En ce sens, nous travaillons activement sur les bots et l’intelligence artificielle ». Partageant cette approche de la création de valeur par la donnée, Laurent Guillot, directeur général des opérations d’Oxalys Technologies, a précisé que « l’IA est saupoudrée dans des fonctions comme le processus de contrôle factures et de rapprochement avec la finance, et dans le processus d’approvisionnement ». Sur le terrain, en effet, au-delà des chatbots et de quelques pilotes dans le domaine de la gestion des risques fournisseurs, les cas d’usage se limitent encore souvent à la chaîne de facturation-paiement, avec principalement du traitement d’image et de texte.

Sans omettre de rappeler les trois pierres angulaires d’une direction des achats performante (gestion des fournisseurs, des contrats, des dossiers/projets), Julien Nadaud, directeur produit chez Determine, a rappelé pour sa part que l’intelligence artificielle pouvait ne pas être proposée en natif dans les solutions achats. « Ce sont des technologies qui apportent beaucoup, y compris en s’interfaçant avec des applications spécialisées », a-t-il expliqué, soutenu dans son approche par Pierre Laprée, fondateur de Per Angusta, qui considère que « la tendance est aux solutions ouvertes, interconnectées et interopérables ». En préalable au déploiement de l’IA, la « Robotic process automation » est l’autre grande innovation du moment, pour confier à des robots logiciels l’exécution de tâches répétitives et fastidieuses. « La RPA, comme l’intelligence artificielle ou même la dématérialisation, fait partie de ces technologies qui permettent de simplifier et d’optimiser la chaîne procure-to-pay », considère Nicolas Gudin, directeur de Basware pour l’Europe du Sud. Et même, plus précisément, « les tâches à faible valeur ajoutée, notamment pour dématérialiser et rapprocher automatiquement les factures et les commandes », a complété Martial Gérardin, directeur du marché européen chez Proactis, avant d’être corrigé par Julien Nadaud : « Il ne faut pas se limiter aux opérations administratives et financières, mais proposer la RPA en natif sur tous les modules des solutions ».

(suite…)

Actualités en bref 26 octobre 2018

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Altarès rachète la start-up Invoxis. Le groupe spécialisé dans les données sur les entreprises annonce l’acquisition d’Invoxis, start-up experte en traitement automatique du langage naturel. Créée en 2013 et basée à Paris, Invoxis utilise les dernières technologies en matière de « Text mining » (fouille de textes) et « Graph visualization » (visualisation graphique d’information) pour collecter et analyser de nombreuses sources d’informations structurées ou non, afin de produire des données « intelligentes » et d’en faire un outil décisionnel pour les entreprises, en particulier pour les directions des achats. Premier résultat de ce rachat, Altarès propose depuis début octobre une nouvelle solution codéveloppée par les deux sociétés, baptisée IndueD et dédiée aux enjeux de la conformité.

Airbus optimise ses relations fournisseurs. Souhaitant gagner en réactivité tout en améliorant la conformité, le groupe aéronautique a choisi de transformer son processus de sélection des fournisseurs et de gestion des contrats, à partir de solutions toujours plus digitales. Le déploiement des outils dédiés proposés par Icertis doit lui permettre de replacer les contrats au centre de son schéma de fonctionnement, pour les divisions Commercial Aircraft, Helicopters et Defense and Space. Ainsi, Airbus entend transformer numériquement son socle commercial sur l’ensemble de la chaîne logistique, pour optimiser la gestion des fournisseurs, de l’évaluation à la sélection, jusqu’aux négociations et à la signature contractuelle, tout en réduisant les risques.

Les clients de SAP en quête de confiance. A en croire l’association des Utilisateurs SAP Francophones (USF), qui présentait les conclusions de la dernière enquête de satisfaction lors de sa Convention annuelle 2018, début octobre à Lyon, des tensions seraient en train de s’installer entre l’éditeur et ses clients. Si l’enquête montre que des améliorations ont été apportées depuis deux ans, en particulier en termes de performance des solutions et de stratégie d’innovation, de nombreux autres sujets font l’objet de critiques. Les aspects fonctionnels proposés par SAP et la facilité des utilisateurs à s’adapter aux processus sont ainsi mal notés, selon l’USF. Egalement pointées du doigt : les relations commerciales, perçues comme « très largement mercantiles », et la connaissance des enjeux du client, en recul.

Livre blanc sur les achats intelligents. Le réseau professionnel Procurement Leaders publie, en partenariat avec l’éditeur e-achat français Ivalua, un livre blanc sur le « Smart Procurement », ou achats intelligents. Sur douze pages, ce document en anglais assimilable à un long article explique comment la fonction achats doit travailler de façon plus intelligente et plus stratégique en s’appuyant notamment sur les technologies cognitives, mais aussi en accordant davantage d’importance à la qualité des données, essentielle pour la fiabilité des résultats produits et la pertinence des décisions qui en découlent. Dans deux courtes interviews, Alex Saric et Aurélien Coquard, respectivement directeur marketing et responsable IA chez Ivalua, livrent leur vision de cette évolution.

Actualités en bref 12 octobre 2018

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Le groupe Emplio s’offre Kimoce. L’éditeur alsacien Kimoce annonce son entrée dans le groupe Emplio, spécialisé dans l’édition et l’intégration de solutions pour PME-PMI et collectivités locales. Avec ce rachat, à hauteur de 100 % du capital, le groupe basé à Villeneuve-d’Ascq étoffe son savoir-faire et complète son offre destinée aux fonctions support, en particulier les achats. Il s’ouvre également le marché des grands comptes et de l’export. Fort de sa forte croissance organique et de sa stratégie d’acquisitions, Emplio a multiplié par quatre son chiffre d’affaires en 5 ans, qui s’élève désormais à 30 millions d’euros. Le nouvel ensemble emploie quelque 250 collaborateurs, dans 15 agences hexagonales, et revendique 3 000 clients de toutes tailles.

Determine rapproche achats et ventes. Dans la foulée de la release 18.3 de sa solution Source-to-pay, l’éditeur américain annonce le lancement de l’App Contrats Determine sur l’AppExchange de Salesforce. Fonctionnant avec ou sans le module spécifique de l’offre e-achat, cette App permettra aux entreprises d’accélérer les cycles de vente en créant des contrats dès la concrétisation d’opportunités commerciales dans Salesforce. Elle facilitera également la collaboration avec les équipes achats des donneurs d’ordres utilisant le module de gestion des contrats de l’éditeur. Ce module a d’ailleurs été renforcé dans la release 18.3, pour offrir une meilleure intégration avec les fonctionnalités de sourcing et de procurement, afin d’uniformiser les processus.

La commande publique dématérialisée. Depuis le 1er octobre, la dématérialisation de la commande publique concerne tous les marchés d’achat à partir de 25 000 euros hors taxe, exceptés les marchés de défense et sécurité, contre 90 000 euros actuellement. La procédure doit s’effectuer via une plate-forme dématérialisée, appelée « profil d’acheteur », sur laquelle seront publiés les marchés et l’ensemble des documents de consultation. Les candidatures et les offres y seront également déposées. Enfin, une messagerie sécurisée sera utilisée pour les échanges d’informations, questions/réponses, notifications, etc. Cette échéance s’inscrit dans le plan de transformation numérique sur cinq ans (2018-2022) prévoyant une dématérialisation totale. Source : Acxias

SynerTrade s’associe à EasyKost. L’éditeur e-achat du groupe Econocom a conclu un partenariat technologique avec EasyKost, prestataire spécialisé dans l’estimation de coûts, pour proposer une offre de « costing prédictif » dans le cadre du processus de sourcing. Exploitant les bases historiques de clients, à partir de technologies de Machine learning, la solution permet d’anticiper les prix des fournisseurs pour optimiser la stratégie d’appels d’offres, d’améliorer la définition technique (Design to cost) en jouant sur divers critères, puis d’analyser les offres des candidats pour négocier aux meilleures conditions. Au-delà, elle donne aussi la possibilité aux équipes achats d’identifier des pistes d’économies sur les produits existants. Source : Acxias

Actualités en bref 14 septembre 2018

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Easypics intègre la note de risque. Quelques mois après le lancement d’un système de notation accessible depuis les tableaux de bord de sa plate-forme, Easypics annonce l’intégration de la note de risque de solvabilité, ainsi que son historique. Alors qu’avec la montée de la RSE (Responsabilité sociale et environnementale) et l’émergence des lois Sapin 2 et Devoir de vigilance il devient de plus en plus important de pouvoir sécuriser ses achats-approvisionnements, cette information délivre un indice de probabilité qu’un partenaire commercial rencontre un problème de trésorerie au cours des douze prochains mois. Il s’agit d’un score reposant sur une note universelle et internationale de 1 à 100, calculée avec le concours de Creditsafe.

Nouvelle version de la suite Jaggaer. L’éditeur américain, qui s’est renforcé avec les acquisitions de Pool4Tool l’an dernier puis BravoSolution, annonce la sortie de la nouvelle version de sa suite e-achats. Cette version Advantage 18.1 offre notamment la possibilité de conduire des opérations de Category management, avec une visibilité complète pour chaque catégorie, des prévisions, de la planification stratégique et de la gestion de projet, de manière transverse dans la solution. Selon l’éditeur, cette fonctionnalité permet aux équipes de déterminer et gérer collaborativement les risques, de définir les leviers stratégiques, d’évaluer la demande et de définir des méthodes de réduction des coûts.

La signature électronique se démocratise. Hormis la banque-assurance et l’immobilier, précurseurs dans ce domaine, de nombreux secteurs d’activité adoptent aujourd’hui la signature électronique, selon une récente étude du prestataire spécialisé Universign. Si les motivations varient selon les spécificités des secteurs et que chaque cas d’usage nécessite une solution adaptée, la signature électronique est un gage de sécurité lors de la contractualisation, qui permet par ailleurs de s’affranchir des coûts liés à l’impression, l’envoi postal et l’archivage des documents. En termes de processus métiers, les achats n’échappent pas au mouvement, pour tous les documents de la chaîne d’exécution, et en particulier les contrats avec les fournisseurs et les commandes.

Livre blanc sur le « Predictive procurement ». L’éditeur Synertrade, du groupe Econocom, publie un livre blanc sur l’Intelligence artificielle (IA) aux achats, notamment sur ses apports en matière de gestion anticipative des dépenses, ou « Predictive spend ». Après deux chapitres d’introduction consacrés à la digitalisation (objectifs, moteurs de transformation, bénéfices aux achats, etc.), le document d’une quinzaine de pages revient sur l’arrivée des technologies d’IA dans les entreprises, présentant deux approches d’ores et déjà en cours de déploiement : la Robotic process automation (RPA) et les assistants virtuels (Bots). Au-delà, SynerTrade estime qu’il s’agit désormais d’exploiter l’IA pour dépasser la simple analyse et aller vers le prédictif, afin d’anticiper les dépenses.

Actualités en bref 25 juillet 2018

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La moitié des entreprises prêtes pour l’IA. D’après une étude internationale réalisée par Forrester Consulting pour le compte d’Ivalua, auprès de responsables achats et supply chain, plus d’une entreprise sur deux se dit prête à réaliser un investissement conséquent en intelligence artificielle dans l’année (46 %) ou les deux ans (9 %) à venir. Parmi les principaux freins au lancement de projet, l’immaturité des applications dédiées arrive en tête, mentionnée par 61 % des sondés, et en particulier leur incapacité à répondre à certains scénarios métiers. Viennent ensuite la qualité médiocre des données (59 % de citation), qui fausserait les résultats et les décisions, puis le manque de compétences spécifiques en interne (44 %).  

Goodwease optimise la relation fournisseurs. En version bêta depuis fin 2017, et testée par plusieurs grands comptes partenaires dans le cadre d’un « Proof of concept », la solution de Goodwease destinée aux directions des achats vient d’être lancée sur le marché. Outil d’aide à la décision, elle s’articule autour de deux axes. D’une part, une vision fournisseurs, avec une approche originale d’évaluation réciproque. D’autre part, un module de sourcing dans les domaines de l’informatique et du marketing-communication, avec une base de 8 000 références actuellement, apportant trois types d’informations : présentation de la prestation ou du produit, niveau de qualification, évaluation (compétence, qualité relationnelle, axes d’amélioration).

Le marché des logiciels garde le cap. A l’occasion de sa dernière conférence semestrielle, Syntec numérique a confirmé la bonne dynamique du marché des logiciels, révisant la croissance pour 2017 à 5,2 %, contre +4,7 % initialement annoncé. Elle devrait atteindre 5,4 % en 2018, tirée par les secteurs de l’industrie, de la banque-assurance, de la finance et de la distribution, amenant le marché à environ 13 milliards d’euros. Proposant un éclairage sur l’Intelligence artificielle (IA), le syndicat professionnel a annoncé une hausse de 40 % du marché des plates-formes, logiciels et services associés en 2017, à 125 millions d’euros, malgré des initiatives et des projets encore limités (27 %) dans les entreprises. Il table sur une progression de +49 % en 2018. Source : Acxias

Les acheteurs du bâtiment boudent Internet. Selon une étude de LEK Consulting, Internet ne serait pas encore un véritable canal d’achat pour les entreprises du bâtiment. Si 70 % d’entre elles déclarent utiliser « de temps en temps » ou « souvent » les sites des industriels et fabricants, et presque 60 % ceux des distributeurs, c’est d’abord pour y trouver des informations : sur les produits (91%), sur les prix (52%) ou des informations pratiques (38 %) comme les horaires ou la localisation. Seulement 27 % y passent commande. En choisissant des canaux plus traditionnels ou des échanges directs, les acheteurs apprécient la convivialité de la relation ainsi que la possibilité de négocier les prix ou de recevoir des conseils techniques. Source : Acxias

Actualités en bref 20 juillet 2018

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OVH déploie une solution source-to-pay. Pour optimiser ses coûts et ses processus, tout en garantissant la traçabilité et la transparence des opérations, la société d’hébergement internet a choisi de s’équiper d’une solution de gestion des achats, des fournisseurs et des contrats. Après une étude de marché, elle a opté pour la plate-forme source-to-pay de Determine, notamment pour sa facilité à implémenter, son intuitivité, ainsi que sa capacité à répondre aux conditions de sécurité requises par l’activité. La solution satisfait aussi aux exigences du contrôle de gestion et de la comptabilité pour la gestion des budgets, la réconciliation facture, etc. D’abord mis en œuvre en France, le projet concernera à terme une vingtaine de pays.

Le groupe Archiveco avale Locarchives. Surfant sur la vague de la dématérialisation et de la transformation digitale des organisations, Archiveco annonce l’acquisition du groupe Plus SA et de sa filiale Locarchives pour se positionner parmi les acteurs leaders sur le marché du traitement des documents et des archives électroniques et physiques. Dans le domaine des achats-approvisionnements, le nouveau groupe propose des services pour aider les entreprises à gérer leurs appels d’offres, contrats, commandes ou les flux documentaires associés à la logistique (accusés de réception, avis d’expédition, bordereaux, etc.). Envisageant d’autres acquisitions, Archiveco entend réaliser 50 % de ses revenus dans le numérique d’ici 5 ans.

EDF automatise ses réponses aux fournisseurs. Dans le cadre de son programme d’intégration des technologies d’Intelligence artificielle, qui totalise actuellement 21 projets, le producteur d’électricité mène un « pilote opérationnel » autour d’un système visant à automatiser le traitement des 60 000 demandes reçues chaque année par mail de ses 24 000 fournisseurs. Basé sur la solution Owi.Mail, le dispositif doit permettre de qualifier les demandes selon leur complexité puis de mettre en place les réponses adéquates, en se basant sur l’expérience des comptables et l’historique des cas traités. Avec ce projet, baptisé Agate, EDF espère à terme automatiser 60 % des réponses et délester les équipes d’une partie de ce travail fastidieux.

Deux guides sur la dématérialisation des marchés publics. Dans la perspective du 1er octobre 2018, la Direction des affaires juridiques (DAJ) du ministère de l’Economie et des Finances vient de mettre en ligne, sous forme de foire aux questions, deux guides « très pratiques » sur la dématérialisation des marchés publics : l’un, à destination des opérateurs économiques (fournisseurs), l’autre, des acheteurs. Chaque acteur dispose, dans quatre grandes rubriques, des informations essentielles pour faire face à l’échéance : le profil d’acheteur (rôle, outils, données, etc.), les échanges dématérialisés (documents de consultation, gestion des candidatures et des offres, sauvegarde, etc.), la signature électronique et le document unique de marché européen (Dume). Source : Acxias