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ETUDE – En aval des achats, la supply chain devient collaborative 8 décembre 2014

Posted by thparisot in Actualités, Tendances.
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Dans le prolongement de leur processus achats, les entreprises cherchent à optimiser la gestion de la chaîne d’approvisionnement, en coopérant davantage avec leurs partenaires. Si les initiatives de supply chain collaborative se multiplient, les solutions informatiques déployées ne répondent pas toujours aux attentes du terrain.

Près de trois quarts des entreprises (72 %) ont mis en œuvre au moins une initiative de supply chain collaborative, et 43 % de celles qui ne l’ont pas fait l’envisagent dans les deux ans. Présentés à l’occasion du salon Supply Chain Event, fin novembre, les résultats de l’étude menée par l’ESCP Europe et le Centre d’excellence d’EY, en partenariat avec Terra Technology et Supply Chain Magazine, confirment la dynamique de coopération observée depuis quelques années entre les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement. « L’originalité de cette nouvelle étude est d’avoir analysé deux types de collaboration : verticale, entre une entreprise et ses fournisseurs ou ses clients, et horizontale, entre des entreprises au même niveau de la supply chain, comme le partage d’entrepôts », a souligné Valérie Moatti. professeur-chercheur à l’ESCP Europe, lors de son propos d’introduction.

Schema, SC Collaborative - 11-2014 - adapteeA en croire les réponses au questionnaire proposé en ligne, retournées par une centaine de responsables de supply chain, quatre facteurs principaux conditionnent la réussite d’une telle collaboration. Le premier : la mise en place d’une structure projet avec les partenaires, citée par 71 % des répondants. Suivent le soutien de la direction (68 %), la garantie d’un ROI court (65 %) et les échanges d’information fréquents (63 %). « Les pratiques collaboratives les plus réussies concernent des échanges quotidiens ou hebdomadaires entre partenaires », a commenté Tanguy Caillet, directeur associé chez EY, au cours de sa présentation. Quant aux freins, ils tiennent d’abord au manque de confiance qui peut exister vis-à-vis des partenaires potentiels. A noter que « les pratiques collaboratives qui réussissent le mieux semblent être celles entre partenaires de tailles voisines », a-t-il encore précisé.

Autres freins révélés par l’enquête : l’absence de ROI et le manque d’encadrement et de communication, dans le cas d’une collaboration verticale, l’absence de 20141126_173516mécanisme clair de partage des bénéfices et le manque de ressources informatiques, dans le schéma horizontal. « Les difficultés sont surtout liées au processus existants », a tenu à indiquer Piet Buyck, manager Europe de Terra Technology (photo ci-contre, à gauche), lors de la table ronde qui a suivi la présentation des résultats. De préciser que « la technologie, qui a créé une opportunité, est importante pour initier ce type de démarche ». A ce sujet, l’ERP arrive en tête des solutions informatiques mises en œuvre lorsqu’il s’agit d’une collaboration verticale, suivi des échanges de mails ou de fichiers Excel (voir schéma ci-dessus, cliquer pour agrandir). Mais dès qu’il est question de coopérer avec des partenaires au même niveau de la supply chain, le recours à une plate-forme collaborative s’impose.

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TENDANCE – Big data rime avec achats 4 décembre 2014

Posted by thparisot in Actualités, Tendances.
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L’exploitation du big data fait face à des réticences d’ordre stratégique, organisationnel et surtout psychologique. L’approche ne doit pourtant pas être perçue comme une simple promesse marketing : les technologies associées apportent de nouvelles possibilités aux entreprises, y compris pour le pilotage de la fonction achats.

Le big data aux achats : pourquoi pas ? Encore souvent dubitatives, voire totalement sceptiques, quant à l’intérêt de cette approche décisionnelle montante, les entreprises avaient l’occasion de revoir leur position à l’occasion d’une conférence sur le sujet organisée par la CDAF Ile-de-France, fin novembre, dans les locaux de l’Inseec Paris. Devant des professionnels des achats de plusieurs grands groupes (Faurecia, Société générale, Thales, Unisys, Veolia Environnement, etc.), quelques prestataires spécialisés et une poignée d’étudiants, les deux intervenants d’EY ont d’abord reprécisé le concept, en rappelant les trois « V » de la définition du Gartner (volume, vitesse, variété) mais aussi les notions de « véracité » et de « valeur » des données.

En clair ? « Le big data va permettre d’exploiter les données déjà détenues par l’entreprise, sous forme plus ou moins structurée, mais aussi les informations non structurées venant de sources diverses et variées », a expliqué Stéphane Medard, directeur et responsable de l’offre « Enterprise intelligence » au sein du cabinet d’audit et de conseil (photo ci-dessous, à gauche). De citer, par exemple, les contenus Internet (web, réseaux sociaux, etc.) ou les « open data » (statistiques, chiffres clés, etc.) SMedard et JLGirot, EY, 11-2014mises à disposition par la sphère publique. Cela, pour des traitements menés de façon extrêmement rapide, en s’approchant autant que possible d’analyses en temps réel.

Aux achats, qu’il s’agisse d’analyser plus précisément les dépenses, d’affiner le sourcing, de renforcer le pilotage de la performance, d’optimiser la relation fournisseurs, les domaines d’application sont nombreux. « Avant de faire compliquer, en multipliant les sources et en croisant d’importantes masses de données, il faut commencer simplement, avec les informations déjà dans l’entreprise », a toutefois conseillé Jean-Luc Girot, également directeur chez EY, consultant en BI (photo ci-dessus, à droite), rappelant que « seulement 15 % des données dans l’entreprise sont structurées, faute de transversalité, et qu’à peine 5 % d’entre elles sont aujourd’hui utilisées pour prendre des décisions ».

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