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Actualités en bref 17 juin 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Offre, Projets.
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Jean-Luc Baras, nouveau président du CNA. Réuni mi-juin, le conseil d’administration du CNA (Conseil national des achats) a élu Jean-Luc Baras, directeur des achats du groupe Eiffage, comme nouveau président de l’association. Il succède à Marc Sauvage, directeur général adjoint de la Région Ile-de-France en charge des achats, qui occupait le poste depuis six ans. Après avoir débuté sa carrière comme acheteur chez Schneider Electric, puis responsable de catégorie chez Arcelor, Jean-Luc Baras (55 ans, diplômé de l’Enit et titulaire d’un MAI de Kedge) a successivement occupé les postes de directeur des achats et de directeur industriel chez Tata Steel entre 1996 et 2003, avant de rejoindre Eiffage en 2004. D’abord à la tête des achats d’Eiffage Construction, puis de ceux d’Eiffage Energie en 2008, il a pris ses fonctions actuelles à la création de la direction des achats du groupe en 2014.

Jaggaer met des robots dans son moteur. EdgeVerve Systems, filiale d’Infosys, annonce un partenariat avec Jaggaer pour intégrer la RPA (Robotic process automation) au sein des processus d’analyse des dépenses. Par la mise à disposition des solutions Infosys Nia et AssistEdge, les directions de achats utilisant la plate-forme Jaggaer One pourront mettre en œuvre des fonctionnalités d’intelligence artificielle et d’automatisation intelligente pour optimiser une partie de leur travail. Les mécanismes de RPA proposés par EdgeVerve, en automatisant « des processus répétitifs et obéissant à des règles », permettrons aux acheteurs de se concentrer sur les cas complexes ou à des tâches à forte valeur ajoutée. En outre, selon Jaggaer, la robotisation pourra gérer les échanges de données avec des systèmes tiers lorsqu’il n’existe aucune interface d’application classique.

Tubacex optimise ses systèmes achats. Le groupe industriel espagnol, spécialisé dans la fabrication de tubes sans soudure en acier inoxydable et alliages de nickel, a lancé un programme pour améliorer l’automatisation de ses processus achats. Mené dans le cadre du plan de transformation digitale de toute l’organisation, ce projet, pour lequel SynerTrade a été retenu, vise deux objectifs principaux. D’une part, optimiser la relation avec les fournisseurs, en instaurant des mécanismes d’évaluation et d’amélioration continue. D’autre part, contribuer davantage à la conception de nouveaux produits pour les clients, tout en renforçant le service rendu et la compétitivité. Tubacex commercialise ses produits principalement auprès des industries pétrolières, du gaz, de la pétrochimie, de la chimie, de l’énergie et de l’aérospatiale.

Une offre Sylob pour les petites entreprises. L’éditeur et intégrateur Sylob lance une offre SaaS dédiée aux start-up et PME industrielles, pour les accompagner dans la mise en place d’un premier ERP. Cette offre « Starter », qui s’appuie sur la version SaaS de Sylob 5 et garantit un hébergement sécurisé des données dans les data centers AWS basés en France, propose une couverture fonctionnelle incluant la gestion des ventes, des achats et des stocks, la production et les données techniques. Produit très personnalisable adapté aux spécificités des petites structures, Sylob Starter a pour but de fixer un cadre de départ, puis d’élargir le périmètre et de faire évoluer les processus au rythme de la croissance de l’activité. Selon l’éditeur, le démarrage, sans aucun investissement initial et quelques sessions de formation, peut s’effectuer en quatre jours.

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Sodiaal écrème sa base fournisseurs 15 juin 2019

Posted by thparisot in Reportages.
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Pour disposer d’une vue centralisée sur ses dépenses, la coopérative laitière Sodiaal (Candia, Yoplait, Entremont…) a unifié et optimisé la gestion de ses 20000 fournisseurs dans un référentiel unique sous SAP, piloté à l’aide d’une solution de gestion dynamique.

Comme beaucoup de sociétés qui se sont principalement développées par croissance externe, le groupe Sodiaal (5,1Md€ de chiffre d’affaires, 9100 collaborateurs) s’est vite retrouvé avec de nombreux systèmes d’information hétérogènes, en particulier plusieurs environnements comptables mono ou multi-sociétés embarquant leurs propres référentiels. Rien que pour la gestion des fournisseurs, six référentiels comptables étaient utilisés, dans deux systèmes SAP, trois Coda et un Sage. « Ces référentiels différents et autonomes ne nous permettaient pas d’agréger les données ni de les harmoniser pour l’ensemble des entités, ce qui posait un vrai problème de consolidation des dépenses et de reporting », raconte Emmanuel Brayda, responsable méthodes & référentiels et responsable SI achats groupe.

Pris dans son quotidien, et contraint par des ressources réduites, le groupe ne s’était jamais vraiment saisi du problème. Mais en 2016, le démarrage du projet « Racing » de remplacement des environnements Coda « devenus obsolètes », la solution ayant été reprise par l’éditeur Unit4, donne une bonne occasion de se lancer. D’autant que du côté des achats, à la suite de la réorganisation et centralisation de la fonction (1 Md€ de dépenses d’achats annuelles, une vingtaine d’acheteurs), il est aussi décidé de renforcer le système existant, sous-déployé et sous-utilisé, avec un objectif  : disposer d’un cockpit SRM (Supplier relationship management) offrant une vue fournisseurs à 360 degrés, pour la gestion du sourcing, des contrats, des plans d’actions, de la conformité et des étapes élémentaires du processus de consultation.

Pour ce projet achats, « nous sommes repartis d’une feuille blanche, en mettant en concurrence les principaux éditeurs de solution SRM, et avons finalement renouvelé notre confiance à SynerTrade », raconte Emmanuel Brayda. « Parmi ses concurrents, nous aurions pu choisir SAP Ariba, pour profiter de la base fournisseurs de son Business Network. Mais la solution était trop lourde, trop chère, trop compliquée et sa couverture fonctionnelle ne correspondait pas à nos attentes ». Pour mettre en place une gestion centralisée des données métier, les achats suggèrent une autre piste : une application de MDM (Master data management) récupérant les différentes informations et alimentant les référentiels.

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Article intégral publié dans IT for Business, mai 2019

Actualités en bref 24 mai 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Offre, Projets, Tendances.
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InVivo outille ses achats indirects. Un après sa création, la direction achats biens et services du groupe coopératif français InVivo (agriculture, jardinerie et distribution alimentaire, vin), qui emploie 5 500 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros, a décidé de s’équiper d’une solution digitale. Mené dans le cadre de la digitalisation et de l’internationalisation du groupe, mais aussi dans un contexte de verticalisation des métiers, le projet a conduit au choix de la plate-forme de Determine, d’abord pour sa capacité à répondre aux spécificités du groupe et son approche modulaire. Le calendrier prévoit dans un premier temps le déploiement des modules Procure-to-pay. Suivra la dématérialisation fiscale des factures, puis les modules de sourcing et de gestion des fournisseurs.

Nouvelle levée de fonds pour Ivalua. Deux ans après un premier tour de table, l’éditeur d’Orsay annonce un nouvelle levée de fonds de 60 millions de dollars auprès d’Ardian, l’un des investisseurs historique qui renforce sa présence au capital, et surtout de Tiger Global Management. Désormais valorisée à plus d’un milliard de dollars, Ivalua. dont la management conserve une participation majoritaire, entend profiter de cette levée pour accélérer ses investissements en matière d’innovation produit et de développement international, et pour saisir d’éventuelles opportunités de croissance externe. Avec plus de 300 clients et 450 collaborateurs à travers le monde, l’éditeur a réalisé plus de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. Il espère dépasser la barre des 100 millions en 2019.

Les pratiques numériques des transporteurs dévoilées. Selon une récente enquête du Comité national routier (CNR), à peine un tiers des transporteurs pratiquent l’échange de données informatisé avec leurs clients et fournisseurs, la proportion augmentant avec la taille de l’entreprise. Le bon de commande serait le document le plus dématérialisé. En revanche, 93 % des répondants déclarent exploiter d’autres données informatiques, en commençant par la géolocalisation de véhicules (83 % de citations) et les temps de service (80 %). La traçabilité des marchandises (20 %) et le suivi des parcours à vide (16 %) restent en retrait. L’enquête révèle enfin que 94 % des transporteurs recourent à des bourses de fret pour trouver des lots, mais encore assez peu à des marketplaces ou plates-formes d’intermédiation.

Le CNA publie son guide des solutions. Le Conseil national des achats (CNA) vient de publier la nouvelle mouture de son « Guide des solutions achats », en format papier et électronique, après l’essai d’une version entièrement numérique en 2018. Diffusé à l’occasion de la dernière Matinale « Digital Achat » organisée par l’association, l’ouvrage de 242 pages se présente comme un annuaire dans lequel les principaux éditeurs du marché présentent sommairement leur solution, leurs axes d’innovation, leur vision du marché et communiquent leurs chiffres et données clés. Si, pour chacun, un radar détaille le positionnement sur les grands axes du processus achats (sourcing, P2P, Supplier network, SRM, contract, compliance), l’absence de détails fonctionnels et techniques rend tout choix difficile.

 

Les robots RPA libèrent les acheteurs des tâches administratives 15 mai 2019

Posted by thparisot in Enquêtes.
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Appliqués aux opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, les mécanismes de « Robotic process automation » (RPA) amènent l’automatisation des processus achats à un niveau jamais atteint. Ils permettent aux équipes de se concentrer sur les dossiers critiques, de passer davantage de temps dans l’animation de leur écosystème et la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, et d’actionner de nouveaux leviers d’optimisation créateurs de valeur et de reconnaissance pour les achats. En combinaison avec les technologies d’IA, la RPA promet de décupler la puissance des acheteurs.

Parfois considérée comme une étape intermédiaire préalable à la mise en place de l’Intelligence artificielle (IA), la « RPA » ou Robotic process automation s’installe petit à petit aux achats. Cette technologie, apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, promet de soulager les équipes, en prenant en charge les opérations répétitives et à faible valeur ajoutée qui pèsent sur l’efficacité de la fonction. En les délestant de ces opérations fastidieuses et chronophages, la RPA permet aux acheteurs de se concentrer sur les dossiers complexes ou sur les exceptions, et de passer davantage de temps dans la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, ainsi que dans le pilotage de projets d’optimisation achats.

Selon Pierre Col, directeur marketing et communication de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des solutions dédiées, récemment racheté par SAP, cette automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. Par ailleurs, complète Vincent Jolivet, responsable avant-vente chez UiPath, un autre poids lourd du secteur : « A la différence de l’humain, un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher et ne commet pas d’erreur ».
Sans oublier sa « capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité par exemple », ajoute Bertrand Gabriel, directeur de l’agence digitale achats Acxias. Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises.

Une autre étude, réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, se veut encore plus optimiste : toujours à horizon 2020, 92 % des répondants assurent que leur entreprise aura envisagé l’utilisation des technologies de RPA pour rationaliser ses processus métiers, et 54 % pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement. « La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité », analyse Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development chez un éditeur spécialisé des achats, qui intègre progressivement des mécanismes d’IA dans ses solutions.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, mars 2019

Actualités en bref 26 avril 2019

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Ivalua ajoute de l’intelligence à sa solution. A l’occasion d’Ivalua Now, mi-avril à Paris, l’éditeur d’Orsay est revenu sur les principales innovations de la dernière version de sa solution, la « release 162 ». Outre une interface utilisateur repensée et épurée, le module procure-to-pay a été enrichi d’un outil de recherche avancée, Search360. Développé en coopération avec Manutan, cet outil permet d’explorer des catalogues hébergés et externes, de voir les résultats en temps réel, de comparer des articles en parallèle et d’en valider la commande. Ivalua a également présenté Iva, pour « Integrated virtual assistant », un assistant accessible à la fois par le biais d’une interface à commande vocale et d’un agent conversationnel. Avec 450 collaborateurs et un chiffre d’affaires 2018 d’environ 70 millions d’euros, l’éditeur table sur « une croissance de plus de 50 % » cette année.

Omnikles et InfoPro Digital s’associent. Pour faciliter la publication et le suivi des avis de marchés de la commandes publique, les deux acteurs ont choisi de s’associer et de connecter leurs plates-formes. Le portail SafeTrader, lancé par Omnikles (groupe Oodrive) fin 2018, permet de publier les consultations, d’accéder à une base fournisseurs de plus de 150 000 références, de recevoir des réponses électroniques et de dialoguer avec les entreprises. Garantissant également le respect des principes déontologiques de l’achat public, notamment les délais d’ouverture des réponses aux appels d’offres, il pourra désormais profiter des annonces et des formulaires publiés sur la plate-forme Marchés Online d’Infopro Digital, à travers des interfaces ergonomiques et simplifiées.

Zycus lance une plate-forme d’IA. Historiquement positionné sur le décisionnel achats puis sur l’ensemble du source-to-contract, l’éditeur d’origine indienne annonce le lancement de Merlin IA Studio, une plate-forme permettant de déployer des robots intelligents pour assister les équipes d’acheteurs. Cette plate-forme, qui propose notamment des mécanismes de Robotic process automation (RPA) pour réaliser des tâches répétitives et fastidieuses sans intervention humaine, aiderait à réduire les temps de cycle, à limiter les erreurs et à recentrer les acheteurs sur des missions à forte valeur ajoutée. Couplée à des fonctionnalités d’apprentissage automatique (machine learning) et d’analyse intelligente des données, elle pourrait anticiper des tendances et suggérer des recommandations.

Coupa poursuit ses emplettes. Quelques mois après les rachats successifs de DCR, Aquiire et Hiperos, fin 2018, l’éditeur américain vient de procéder à une nouvelle acquisition en mettant la main sur Exari, pour 215 millions de dollars. Cette opération majeure doit lui permettre de renforcer la gestion des contrats de sa full suite achats, qui avait déjà bénéficié des apports d’une autre solution spécialisée, Contractually, rachetée en 2016. Avec près d’une quinzaine d’opérations de croissance externe depuis sa création, l’éditeur doit continuellement relever le défi de l’intégration, pour réduire la fragmentation de sa plate-forme. Fin 2018, Coupa comptait 1 300 collaborateurs et revendiquait plus de 1 000 clients à travers le monde, pour un chiffre d’affaires d’environ 185 millions de dollars. Source : Acxias

Le digital « disruptif » révolutionne les achats 12 avril 2019

Posted by thparisot in Actualités, Ressources, Tendances.
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Dans la dernière édition de son CPO Survey, Deloitte pointe une accélération du basculement des directions achats vers le digital, pour augmenter l’efficacité opérationnelle des équipes et améliorer leur confort. Les robots logiciels et l’intelligence artificielle seraient particulièrement prisés.

2019 sera-t-elle l’année du grand basculement des achats vers le digital ? C’est en tout cas la tendance qui semble se dessiner, au vu des résultats de la dernière édition du « CPO Survey » du cabinet Deloitte, présentés fin mars lors de la Matinale « Digital Achat » du CNA (Conseil national des achats). Ainsi, 62 % des directeurs achats se disent aujourd’hui convaincus qu’une stratégie digitale améliore la performance de la fonction et de l’entreprise, contre seulement 20 % l’an dernier. Certes, « moins d’un tiers d’entre eux ont une vision globale du modèle opérationnel associé à mettre en place, et l’essentiel des réalisations se concentrent sur des cas d’usage ciblés », relativise Meïssa Tall, associé conseil au sein du cabinet. « Mais l’année 2019 marque un véritable point d’inflexion ».

Encore faut-il s’entendre sur la notion de « digital ». Pour Deloitte, « le digital englobe plusieurs technologies disruptives qui impactent massivement les processus et les organisations telles que le Big data, l’Intelligence artificielle (IA), la Robotic process automation (RPA), la Blockchain, etc. ». Ces technologies mûrissantes, en cours d’adoption, constituent une seconde vague d’applications achats, après la première qui a vu le déploiement de logiciels classiques d’e-sourcing et d’e-procurement. En termes d’objectifs, la recherche d’efficacité opérationnelle s’impose comme le moteur principal de la digitalisation, citée par 6 répondants sur 10. Suit l’amélioration de l’expérience utilisateur, c’est-à-dire le confort et la simplicité d’utilisation, puis le renforcement de l’implication des parties prenantes et l’augmentation de la rentabilité (voir schéma ci-dessus).

En distinguant les différents segments de la chaîne achats, le Request-to-order serait le plus impacté par la transformation digitale, devant deux autres processus transactionnels : le paiement et la contractualisation. « Les technologies de RPA favorisent amplement l’automatisation des flux d’échanges structurant ces processus », explique Meïssa Tall. La gestion des fournisseurs, le Category management et la gestion du risque viennent ensuite, talonnés par le processus au cœur du métier : le sourcing. « Jusqu’à présent, le sourcing stratégique était une activité séquentielle, poursuit-il. Mais avec les technologies d’IA et de Big data, il devient possible de déterminer les meilleurs scénarios par anticipation. Le sourcing devient prédictif ». La suite ? Après les deux premières vagues, l’intérêt des achats se porteraient désormais sur la Blockchain, le Cyber Tracking et la réalité augmentée.

Actualités en bref 29 mars 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Projets.
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Partenariat entre Per Angusta et Silex. L’éditeur spécialisé dans le pilotage des projets et de la performance achats annonce la signature d’un partenariat stratégique avec le prestataire de sourcing cognitif Silex, pour aider les entreprises à faire les meilleurs choix dès la phase de qualification des fournisseurs. Grâce à une intégration native entre les deux plates-formes, via une API disponible dès le mois d’avril, les utilisateurs pourront exploiter l’intelligence artificielle et le Big data pour créer automatiquement des panels davantage en adéquation avec leurs besoins, en consultant les entreprises les plus pertinentes. Les informations recueillies grâce à Silex sont rapatriées directement dans Per Angusta pour permettre d’optimiser la stratégie au plus tôt et viser le meilleur impact sur la performance globale.

Schneider Electric récompensé par le CNA. A l’occasion de l’édition 2019 de la Matinale « Digital Achat » du CNA (Conseil national des achats), qui s’est tenue fin mars, le groupe spécialisé dans les automatismes et le management de l’énergie a remporté les Digital Procurement Awards pour son projet de digitalisation autour de la solution SynerTrade. Avec 22 % des votes, il devance Batigere (Oalia), Bouygues Immobilier (Ivalua), FCBA (Oxalys Technologies), Legrand (Jaggaer), PSB Industries (Okaveo), SQLI (Determine) et Wolters Kluwer (Basware). Visant à « accélérer et à rendre plus transparente l’interaction avec les fournisseurs », selon Antoine Perrin, le directeur des achats du groupe, ce projet devrait notamment son succès à l’implication de l’ensemble des acteurs dès la phase de choix de la solution.

Automation Anywhere s’installe en France. Six ans après sa création, l’éditeur californien spécialisé dans la Robotic process automation (RPA) ouvre une filiale dans l’Hexagone. Face à des concurrents comme UiPath, Blue Prism ou encore le Français Contextor, récemment racheté par SAP, il poursuit ainsi son installation en Europe après l’ouverture de bureaux en Grande-Bretagne, en Allemagne (Francfort et Munich), aux Pays-Bas et en Pologne. Destinée à soulager les équipes, la RPA consiste à confier à des robots logiciels certaines opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, simples (saisie, copier-coller, extraction de données, etc.) ou plus complexes, très chronophages aux achats. Désormais présent dans 19 pays, Automation Anywhere revendique quelque 1 400 clients à travers le monde.

Mercedes-Benz opte pour la Blockchain. L’éditeur américain Icertis annonce la signature d’un partenariat avec Mercedes-Benz Cars pour contrôler automatiquement le respect des obligations contractuelles et des exigences légales de conformité, en particulier par ses fournisseurs et sous-traitants. Le constructeur automobile utilisera notamment les contrats intelligents créés à l’aide de la Blockchain Icertis, pour renforcer la visibilité de ses processus d’approvisionnement et de passation de marchés, afin de s’assurer que ses équipes et partenaires respectent notamment ses politiques en matière de responsabilité sociale et environnementale. Les contrats intelligents sont, comme les chaînes de blocs, des documents numériques distribués permanents, immuables et hautement sécurisés.

Actualités en bref 11 mars 2019

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Jaggaer prédit les retards de livraison. L’éditeur américain annonce le lancement du « premier prototype mondial » d’algorithme à base d’intelligence artificielle (IA) dédié à la prédiction de la probabilité de livraison dans les temps de biens et matériaux pour les achats directs. Baptisé Jaggaer On Time Delivery (OTD) Predictor, cet outil identifiera les possibilités de retard des fournisseurs, permettant aux responsables en charge de la logistique chez les donneurs d’ordres de limiter les risques de rupture dans la chaîne de production et ainsi de réduire les coûts afférents. Selon l’éditeur, l’OTD Predictor a été « entraîné » en fournissant des millions de lignes de données d’événements précédents à l’algorithme à des fins d’apprentissage. Il utilise 50 dimensions de données différentes pour prévoir des résultats.

Easypics lance la note Sapin 2. Le prestataire en nettoyage et enrichissement des référentiels achats-ventes annonce la « première notation Sapin 2 officielle » sur le marché, pour aider les entreprises à respecter les obligations de la loi associée. Adoptée en novembre 2016 et entrée en vigueur au 1er juin 2017, cette loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique concerne les organisations de plus de 500 salariés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros, soit environ 1 500 entreprises en France. Selon le score Sapin 2 d’Easypics, entre 0 et 100, différentes actions pourront être menées : de la simple vérification des actionnaires, pour les entreprises les plus sérieuses, à un audit sur site, pour celles présentant un risque élevé.

SynerTrade partenaire de UiPath. Déjà associé à EasyKost autour d’une offre de « costing prédictif », l’éditeur e-achat du groupe Econocom a conclu un partenariat avec UiPath, spécialisé dans la Robotic process automation (RPA). Destinée à soulager les équipes pour leur permettre de se concentrer sur des missions plus critiques ou stratégiques, la RPA consiste à confier à des robots logiciels certaines opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, simples (saisie, copier-coller, extraction de données, etc.) ou plus complexes. A travers SynerTrade Accelerate ou d’autres solutions, la mise en œuvre de la technologie UiPath s’effectue en trois étapes : conception et définition des processus (UiPath Studio), contrôle et analyse des performances (UiPath Orchestrator), déploiement (UiPath Robots).

Livre blanc sur la gestion des contrats. L’éditeur américain Determine, en passe d’être absorbé par Corcentric, publie un livre blanc pour aider les directions des achats à mieux appréhender la gestion des contrats. En 9 pages, il explique comment une solution peut permettre de gagner en efficacité et de renforcer la collaboration avec les différentes parties prenantes tout au long du cycle de vie des documents contractuels. Plus précisément, le livre blanc détaille les fondamentaux d’une solution de gestion des contrats (rédaction, exécution, analyse, etc.) ainsi que les avantages offerts à chaque étape du processus, la façon dont elle peut améliorer la conformité et la visibilité sur les transactions, et délivre plus globalement des conseils pour faire des contrats de véritables leviers de performance.

TRIBUNE – Les « marketplaces », une révolution encore à venir 25 février 2019

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Martial Gérardin, Proactis & Bertrand Mabille, Epsa

En matière de technologie, il faut en général y revenir à deux fois pour que les révolutions annoncées prennent corps et se déploient. Sans doute parce que leur angle de vue est moins centré sur la technique que sur les usages, les acteurs de la deuxième génération tirent en général les fruits des premiers innovateurs. Ainsi Xerox avait tout inventé du micro-ordinateur, mais c’est Apple qui en a fait le produit universel qu’il est devenu. De même, l’iPhone a réellement créé la révolution de l’Internet mobile, enterrant définitivement les investissements des opérateurs mobiles et autres BlackBerry. Les exemples de ce phénomène sont légion et les plateformes d’achats ne font pas exception.

Déjà annoncées il y a 20 ans, les « Marketplaces » devaient révolutionner la relation entre donneurs d’ordre et fournisseurs. On nous promettait un changement des relations commerciales B2B en profondeur grâce « à l’Internet » automatisant tous les stades du processus d’achat tant au niveau du « supply » que de la commande et du pilotage de la dépense. Force est de constater que la montagne a accouché d’une souris et qu’au mieux a-t-on assisté à une amélioration marginale de l’efficacité souvent au prix d’une complexité accrue pour les utilisateurs.

Les fournisseurs de logiciels traditionnels ont ensuite prospéré sur ce champ de ruine, en revenant à des leviers d’efficacité plus traditionnels, souvent limités à l’automatisation de process existants. Ainsi, au fil des 20 ans qui viennent de s’écouler, toutes les grandes organisations ont persévéré dans leurs projets de transformation digitale de la dépense indirecte : moteurs de recherche, e-procurement, automatisation des relations avec les fournisseurs… Les initiatives ont été foisonnantes et certaines ont permis de gagner en productivité, mais aucun modèle n’a semblé suffisamment convaincant pour s’imposer.

Un grand nombre de raisons peuvent expliquer ce demi-succès, en particulier sans doute une immaturité des technologies associée à une impréparation des directions des achats. Pour autant, il nous semble que c’est la complexité des premiers dispositifs et l’absence d’une vision d’ensemble des enjeux liés aux achats indirects qui doivent être pointés comme facteurs principaux.

L’introduction d’une marketplace doit en effet s’accompagner d’une évaluation d’ensemble des processus et des coûts associés qu’ils soient directs ou indirects. Ainsi, en matière de dépenses indirectes, le prix de vente est souvent l’arbre qui cache la forêt : le vrai sujet réside dans le coût administratif. Ce constat n’est pas nouveau, mais il se limite bien souvent à une analyse cantonnée au sein des directions des achats.

À l’inverse, approcher ce sujet dans la globalité de l’entreprise change la perspective et permet qu’à la gestion des fournisseurs et des processus associés s’ajoutent les coûts liés aux délais de paiement, au devoir de vigilance et à toutes les contraintes qui s’imposent à un grand compte. Le bon système d’achat devient celui qui, tout en permettant de garantir les prix du marché, offre à la fois simplicité, transparence et bonne gestion des risques.

La simplicité et la transparence sont la caractéristique des places de marché depuis des millénaires. La place du village où se réunissent les producteurs présente les conditions d’une autorégulation des prix tout en simplifiant la vie des acheteurs. Il doit en être de même pour les dépenses indirectes des entreprises : une expérience utilisateur simple et rapide sur des outils réunissant toute l’offre disponible.

Les technologies les plus récentes permettent de répondre à cette promesse et l’on voit apparaître les conditions d’un marché autoregulé, ouvrant la voie à une remise en cause des approches traditionnelles de contrôle de la dépense dans lesquelles les conditions d’achat doivent être définies a priori. Sur ces nouvelles plateformes, le vendeur peut mettre en ligne librement et simplement ses conditions, mais doit s’adapter en permanence s’il veut rester « dans le marché » et continuer de recevoir des commandes.

On le sait maintenant, une transformation digitale réussie ne doit pas être dictée par la technologie, mais par une refonte des organisations et des offres qui place l’utilisateur et les usages au centre. La technologie n’est là que pour rendre possible cette transformation. Dans le domaine des achats indirects, les nouvelles plateformes seront simples d’utilisation tant pour les fournisseurs que pour les utilisateurs et permettront ainsi de bénéficier d’une autorégulation des prix tout en maîtrisant les coûts administratifs et en limitant les risques.

Actualités en bref 15 février 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Projets, Tendances.
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Corcentric s’apprête à racheter Determine. L’éditeur américain de solutions d’automatisation des processus achats et financiers, qui revendique plus de 6000 références clients, annonce la signature d’un accord pour acquérir la quasi-totalité des actifs de Determine, né en 2015 du rapprochement de Selectica, B-pack et Iasta. D’un montant de 32 millions de dollars, l’opération qui devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre permettra de compléter la Plateform Cloud Determine de services complémentaires pour renforcer les résultats et le ROI des projets. Avec 244 clients dans le monde, dans des secteurs variés, Determine avait annoncé fin janvier le lancement d’Online Store, une solution de gestion des catalogues professionnels pour les utilisateurs de SAP SRM.

Nerviano Medical Science passe à l’e-facture. Suite à l’entrée en vigueur du nouveau règlement italien imposant aux entreprises du pays de dématérialiser leur processus de facturation, Nerviano Medical Science a choisi de rationaliser ses processus Procure-to-pay. Accompagné par le cabinet de conseil Kvalue, le groupe œuvrant en faveur de l’innovation et de la recherche & développement en oncologie s’est notamment doté des modules de gestion des approvisionnements et de facturation d’Ivalua qui, en plus d’apporter plus d’efficacité et de flexibilité, favoriseront l’adoption du dispositif par les fournisseurs. Depuis le 1er janvier, toutes les factures électroniques doivent transiter par le système d’échange SDI (Sistema di interscambio) géré par les autorités fiscales nationales.

L’e-commerce professionnel se porte bien. Selon l’étude présentée début février par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), le chiffre d’affaires réalisé par les sites marchands auprès des professionnels a augmenté de 17,8 % en France l’an dernier, soit une progression de 0,3 point. Pour l’ensemble du marché, l’augmentation a été de 13,4 %, en quasi stabilité par rapport à l’année précédente malgré un léger fléchissement de la croissance sur le mois de décembre (+8 %), pour un total de 92,6 milliards d’euros dépensés. La dynamique intrinsèque, qui a permis de franchir la barre des 90 milliards, comme prévu, malgré des aléas conjoncturels comme le contexte des « Gilets Jaunes », devrait permettre au e-commerce de dépasser le cap historique des 100 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.

L’Oréal opte pour l’inventaire par drone. La centrale logistique de L’Oréal Cosmétique Active International (CAI), située près de Vichy, a choisi de s’appuyer sur la technologie de drone pour réaliser une partie de son inventaire. Combinée avec la mise en œuvre de standards d’étiquetage et de classement des palettes, la solution Eyesee d’Hardis Group aurait permis de diviser par trois le temps nécessaire à l’opération, tout en optimisant la sécurité et l’ergonomie de travail des opérateurs. Jusque-là, la plate-forme logistique qui réceptionne les produits finis des usines des marques de la division, les stocke et les expédie vers 50 filiales dans le monde, réalisait chaque année son inventaire à l’aide d’une dizaine de nacelles.