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Actualités en bref 21 octobre 2019

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Le digital soulage la gestion des notes de frais. Face aux inconvénients (temps de traitement, délais de remboursement, erreurs ou abus, etc.) que présente une gestion traditionnelle des notes de frais, près de deux tiers des entreprises françaises (63 %) auraient déjà adopté la dématérialisation, selon le Baromètre sur le sujet réalisé par SAP Concur. En outre, une sur cinq a déclaré avoir un projet de mise en place d’une solution digitale dédiée à l’horizon 2020. Parmi les entreprises équipées, 71 % assurent avoir constaté une forte diminution du temps consacré au traitement de ces dépenses, notamment sur le volet financier (81 % de citations) et sur le processus de conservation des justificatifs (74,5 %). Elles estiment que leurs salariés peuvent ainsi se consacrer à des activités à plus forte valeur ajoutée.

Un connecteur SAP chez Itesoft. L’éditeur spécialisé dans la dématérialisation et l’automatisation des processus annonce la mise à disposition d’un connecteur « synchrone » SAP dans son application cloud Itesoft Streamline for Invoices de traitement des factures fournisseurs. Assurant un dialogue en temps réel avec l’ERP, ce connecteur permettrait de réduire les délais et les coûts, grâce à un contrôle an amont des données, avant leur injection dans les Master data du référentiel. Il serait capable de prendre en charge les besoins d’échanges comptables sur l’ensemble du processus Procure-to-pay, depuis le traitement des demandes d’achats jusqu’à la gestion des acomptes. Partie intégrante de l’application, le nouveau connecteur est compatible avec SAP ECC6 et S/4 Hana.

Hyperlex intègre l’IA à la gestion des contrats. Pour faciliter le quotidien des directions achats et juridiques, la start-up Hyperlex réinvente la gestion de contrats grâce à l’intelligence artificielle (IA). En plus d’un espace sécurisé de stockage et de partage des documents, sa solution propose : des fonctions de recherche permettant de retrouver n’importe quel contrat, clause ou condition contractuelle, y compris dans des documents numérisés ; un système de gestion des échéances clés avec des alertes automatiques ; un moteur de génération d’une synthèse des informations des contrats ; des « analytics » issues des données contractuelles facilitant la prise de décision, notamment en phase de (re)négociation. Hyperlex permet aussi de dématérialiser les circuits de validation et de signer électroniquement.

Les outils facilitent les achats responsables. Si l’importance accordée aux achats responsables reste stable (81%), le dernier Baromètre Ecovadis révèle un changement radical vis-à-vis de la conformité réglementaire : deux tiers des 210 répondants (directeurs achats, responsables RSE, etc.) la considèrent comme « tout à fait importante », contre un quart en 2017. Pour répondre au nouveau niveau d’exigences réglementaires et au devoir légal de vigilance mis en place depuis l’édition précédente, les outils seraient fondamentaux, à commencer par ceux utilisés pour mener des campagnes d’évaluation des fournisseurs (47 % de citations). Suivent les outils de pilotage des risques (pays, catégories) et de définition-suivi des plans d’actions, cités tous les deux par 38 % du panel. Les bases de données spécialisées recueillent seulement 25 % de réponses. Source : Acxias

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Six leaders en Procure-to-pay 30 septembre 2019

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Quatre éditeurs côtoient désormais SAP Ariba et Coupa dans la catégorie des « Leaders » du Magic Quadrant des suites Procure-to-pay de Gartner. Récoltant le fruit de ses investissements, Zycus intègre le classement.

Dans son édition 2019, le Magic Quadrant de Gartner consacré aux suites Procure-to-pay, qui englobe quatre grands segments fonctionnels (commandes-approvisionnements, catalogues, facturation électronique, réconciliation-paiement), positionne six éditeurs comme « Leaders ». Ils n’étaient que quatre l’an dernier, dominés par SAP (Ariba et Fieldgass) et Coupa. Si ces derniers devancent toujours largement Basware et Jaggaer (Bravosolution inclus), ils se voient désormais talonnés par Ivalua et GEP, qui abandonnent les « Visionnaires » en réalisant un bond spectaculaire sur l’axe des « capacités d’exécution ». Progressant également sur cet axe, mais en léger repli sur celui de l’« exhaustivité de la vision », Oracle demeure le seul éditeur dans la catégorie des « Challengers ».

Alors que Comarch et OpusCapita ne figurent plus dans la cartographie, Zycus y fait une entrée remarquée. Répondant désormais aux critères de sélection fixés par Gartner (couverture fonctionnelle, exhaustivité des familles d’achats, chiffre d’affaires minimum, nombre de nouveaux clients, présence géographique, conformité en facturation électronique), avec une solution ergonomique et dotée d’un service d’enregistrement gratuit pour les fournisseurs, l’éditeur apparaît en position honorable parmi les « Acteurs de niche ». Il y devance Determine et surtout Proactis (Perfect Commerce inclus), qui rétrograde sur les deux axes. Également en recul, dans la catégorie des « Visionnaires », Tradeshift manquerait notamment de maturité dans sa stratégie d’intégration d’applications tierces (clients, éditeurs partenaires) et serait insuffisamment à l’écoute de sa base clientèle. Extrapolant son étude à l’ensemble des acteurs, Gartner estime que le marché mondial s’est établi à 3 milliards de dollars en 2018, en hausse de plus de 20 %. A raison d’une progression annuelle moyenne d’environ 10 %, il devrait atteindre les 5 milliards en 2023.

> Source : Acxias, septembre 2019

Quand la digitalisation transforme les achats 2 septembre 2019

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Confrontées à des objectifs de performance et de compétitivité toujours plus élevés, dans une économie mondialisée et de plus en plus réglementée, les directions des achats se voient non seulement contraintes de faire évoluer leurs pratiques mais aussi de déployer des solutions digitales toujours plus efficientes. Leur transversalité et leur rôle central les conduisent également à accompagner le mouvement de transformation digitale de manière globale dans l’entreprise, pour détecter et diffuser l’innovation, dans un rôle plus stratège et moins administratif. Retour sur trente années de montée en puissance et sur les nouveaux défis à relever, décryptés par les équipes d’Acxias et commentés par cinq grands décideurs achats.

À l’encontre du contexte actuel, il est au moins un sujet qui ne fait plus débat : la digitalisation figure désormais parmi les tout premiers leviers de création de valeur aux achats. Elle est même devenue la priorité de la fonction dans de nombreuses entreprises, en particulier dans celles qui n’avaient que timidement avancé dans cette voie jusqu’ici, préférant d’abord structurer les processus et professionnaliser les équipes. Certes, comme le souligne Marc Sauvage, président du CNA et directeur général adjoint en charge des achats de la Région Ile-de-France, « le déploiement des solutions digitales aux achats est encore très inégal en fonction des secteurs et des tailles d’organisations, et très disparate en termes de couverture géographique, fonctionnelle, etc. ». Mais, de façon générale, les directions des achats commencent à être relativement bien outillées.

Pour en arriver là, une lente évolution a dû s’opérer au cours des trente dernières années. Longtemps, la fonction achats a été perçue comme une activité essentiellement administrative, consistant pour une large part à passer les commandes aux fournisseurs et à négocier avec peu de discernement. L’acheteur était souvent considéré comme un métier nécessitant peu de compétences particulières et de qualification. La première vague de digitalisation de la fonction, dans les grandes entreprises, en prolongement du déploiement de leurs premiers systèmes d’information de gestion autour de solutions ERP, s’est donc d’abord logiquement cantonnée aux flux transactionnels allant de la gestion des demandes au paiement.

Puis les achats ont rapidement évolué du statut de service d’approvisionnement, généralement intégré à la direction administrative et financière, à celui de fonction stratégique, aux capacités élevées d’analyse et force de proposition. L’acheteur est devenu un professionnel, se délestant progressivement des missions dévolues aux approvisionneurs et se spécialisant de plus en plus par familles de produits ou services afin d’être plus proche des préoccupations des clients internes. Pour la gestion des opérations au coeur du métier des acheteurs (sourcing, consultation, contractualisation), et pour le pilotage et le management de la fonction (analyse des dépenses, relation fournisseurs, performance achats), l’utilisation du tableur et de la messagerie restait toutefois la règle.

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> Article intégral publié dans Excellence HA (Conseil national des achats), juin 2019

Actualités en bref 15 juillet 2019

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Traitement inégal des notes de frais. Selon une récente étude de Traveldoo (goupe Expedia), éditeur spécialisé dans la gestion des voyages d’affaires et des frais professionnels, l’Europe et les Etats-Unis afficheraient des maturités différentes en matière de gestion des notes de frais. Si l’étude révèle une nette augmentation des dépenses sur les deux continents, due aux services annexes des hôteliers et transporteurs, ou aux coûts de téléphonie mobile et de parking, les pratiques y seraient bien différentes : en particulier, alors que le traitement serait dématérialisé dans 84 % des cas aux Etats-Unis, la proportion n’atteindrait que de 40 % de ce côté de l’Atlantique. Or, indique Traveldoo, l’absence d’outils d’automatisation de la gestion des notes de frais tend à pousser les salariés à se dérober aux règles.

Une maturité digitale en trompe-l’œil. Les entreprises sont nombreuses à surestimer la maturité digitale de leurs achats, selon une récente étude de Forrester. Réalisée pour le compte d’Ivalua, auprès de 417 responsables achats, cette étude montre en outre que la stratégie de digitalisation de la fonction se heurte à de multiples obstacles : les entreprises qui débutent font face à un manque de budget et à une absence de soutien de leurs dirigeants, et les plus avancées peinent intégrer les différents volets du cycle global d’achat dans leur plate-forme. Par ailleurs, les options technologiques se révèlent souvent mal choisies, conduisant à des difficultés pour embarquer les fournisseurs ou à un faible taux d’adoption par les utilisateurs. Du coup, plus de huit répondants sur dix (82 %) ont changé d’éditeur ou envisagent de le faire.

Itesoft s’associe à Prodware. Pour renforcer leur offre et leur positionnement sur le marché de la dématérialisation des factures et de la relation fournisseurs dans l’environnement Microsoft Dynamics, Itesoft et l’éditeur-intégrateur Prodware annoncent la signature d’un partenariat. Dans ce cadre, ce dernier assurera l’intégration de l’offre Itesoft Streamline for Invoice dans les versions Nav et Business Central de l’ERP chez ses clients. Les deux partenaires rappellent que la dématérialisation des processus Procure-to-pay répond à la fois à des enjeux de productivité, de conformité réglementaire (délais de paiement, piste d’audit fiable, etc.) mais aussi de pilotage de la performance et de lutte contre la fraude. A ces fins, Streamline for Invoices s’appuie notamment les algorithmes avancés d’intelligence artificielle d’Itesoft et une base fournisseurs mutualisée unique.

L’e-commerce professionnel au beau fixe. Selon la dernière cartographie de la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad), 19 % des achats professionnels ont été réalisés par voie électronique en 2017, via des messages de type EDI (15 %) ou des sites marchands (4 %), soit une hausse de 4 points en deux ans. Ils avaient déjà progressé de 3 points entre 2011 et 2015. A elles seules, les transactions interentreprises sur le web ont augmenté de près de 50 % en valeur en deux ans, à 141 milliards d’euros. En intégrant l’e-commerce aux particuliers (92,6 milliards d’euros), quelque 180 000 sites marchands actifs ont été recensés par la Fevad l’an dernier. La proportion d’entreprises de 10 personnes ou plus réalisant des ventes en ligne, qui augmente avec la taille de la structure, est stable à 14 % sur les 3 dernières années. Source : Acxias

De la nécessaire maturité digitale des fournisseurs 1 juillet 2019

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Pour permettre aux directions des achats d’atteindre leurs objectifs de performance, la collaboration digitale avec les fournisseurs est devenue déterminante. Leur maturité dans le domaine du commerce électronique reste toutefois perfectible malgré des avantages multiples de part et d’autre.

Les entreprises ont investi massivement dans leurs systèmes d’information achats au cours des dernières décennies, et continuent de redoubler d’efforts pour intégrer les nouvelles technologies. Mais, seules, elles ne pourront atteindre leurs objectifs de performance métier. L’implication des partenaires et, surtout, leur capacité à collaborer via des plates-formes numériques, sont devenues déterminantes. En interne, la collaboration digitale avec les prescripteurs/utilisateurs et les autres directions métiers (finance, logistique, juridique, qualité, etc.) se met progressivement en place. En revanche, « alors que le marché promeut le concept d’entreprise étendue depuis 15 ou 20 ans, les fournisseurs avancent timidement dans cette direction », note Marc Sauvage, président du Conseil national des achats (CNA) et directeur général adjoint en charge des achats de la Région Ile-de-France. Et ce, malgré les avantages qu’une digitalisation des interactions pourrait leur apporter : accélération des échanges et des décisions, diminution des erreurs et des litiges, réduction des délais de paiement, amélioration du suivi des dossiers, etc.

De fait, dans une enquête réalisée en 2018 par Acxias auprès d’une cinquantaine de directeurs et responsables achats, plus de deux répondants sur cinq considéraient cette maturité comme « très faible » (4 %) ou « plutôt faible » (39 %). Et aucun ne la jugeait élevée. La situation est d’autant plus alarmante que, selon Hugues Poissonnier, enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de Management et directeur de recherche à l’Irima, « les meilleurs fournisseurs font quasiment partie de l’entreprise, dans le prolongement des achats ». Et que, « dans leurs nouveaux rôles, les achats ont notamment pour mission de développer avec eux une relation partenariale ». L’exemple de la Région Ile-de-France, qui travaille avec de nombreux mandataires, chargés de gérer les appels d’offres et l’exécution de travaux pour plusieurs centaines de millions d’euros de marchés, est éloquent.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, juin 2019

Actualités en bref 24 mai 2019

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InVivo outille ses achats indirects. Un après sa création, la direction achats biens et services du groupe coopératif français InVivo (agriculture, jardinerie et distribution alimentaire, vin), qui emploie 5 500 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros, a décidé de s’équiper d’une solution digitale. Mené dans le cadre de la digitalisation et de l’internationalisation du groupe, mais aussi dans un contexte de verticalisation des métiers, le projet a conduit au choix de la plate-forme de Determine, d’abord pour sa capacité à répondre aux spécificités du groupe et son approche modulaire. Le calendrier prévoit dans un premier temps le déploiement des modules Procure-to-pay. Suivra la dématérialisation fiscale des factures, puis les modules de sourcing et de gestion des fournisseurs.

Nouvelle levée de fonds pour Ivalua. Deux ans après un premier tour de table, l’éditeur d’Orsay annonce un nouvelle levée de fonds de 60 millions de dollars auprès d’Ardian, l’un des investisseurs historique qui renforce sa présence au capital, et surtout de Tiger Global Management. Désormais valorisée à plus d’un milliard de dollars, Ivalua. dont la management conserve une participation majoritaire, entend profiter de cette levée pour accélérer ses investissements en matière d’innovation produit et de développement international, et pour saisir d’éventuelles opportunités de croissance externe. Avec plus de 300 clients et 450 collaborateurs à travers le monde, l’éditeur a réalisé plus de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. Il espère dépasser la barre des 100 millions en 2019.

Les pratiques numériques des transporteurs dévoilées. Selon une récente enquête du Comité national routier (CNR), à peine un tiers des transporteurs pratiquent l’échange de données informatisé avec leurs clients et fournisseurs, la proportion augmentant avec la taille de l’entreprise. Le bon de commande serait le document le plus dématérialisé. En revanche, 93 % des répondants déclarent exploiter d’autres données informatiques, en commençant par la géolocalisation de véhicules (83 % de citations) et les temps de service (80 %). La traçabilité des marchandises (20 %) et le suivi des parcours à vide (16 %) restent en retrait. L’enquête révèle enfin que 94 % des transporteurs recourent à des bourses de fret pour trouver des lots, mais encore assez peu à des marketplaces ou plates-formes d’intermédiation.

Le CNA publie son guide des solutions. Le Conseil national des achats (CNA) vient de publier la nouvelle mouture de son « Guide des solutions achats », en format papier et électronique, après l’essai d’une version entièrement numérique en 2018. Diffusé à l’occasion de la dernière Matinale « Digital Achat » organisée par l’association, l’ouvrage de 242 pages se présente comme un annuaire dans lequel les principaux éditeurs du marché présentent sommairement leur solution, leurs axes d’innovation, leur vision du marché et communiquent leurs chiffres et données clés. Si, pour chacun, un radar détaille le positionnement sur les grands axes du processus achats (sourcing, P2P, Supplier network, SRM, contract, compliance), l’absence de détails fonctionnels et techniques rend tout choix difficile.

 

Le digital « disruptif » révolutionne les achats 12 avril 2019

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Dans la dernière édition de son CPO Survey, Deloitte pointe une accélération du basculement des directions achats vers le digital, pour augmenter l’efficacité opérationnelle des équipes et améliorer leur confort. Les robots logiciels et l’intelligence artificielle seraient particulièrement prisés.

2019 sera-t-elle l’année du grand basculement des achats vers le digital ? C’est en tout cas la tendance qui semble se dessiner, au vu des résultats de la dernière édition du « CPO Survey » du cabinet Deloitte, présentés fin mars lors de la Matinale « Digital Achat » du CNA (Conseil national des achats). Ainsi, 62 % des directeurs achats se disent aujourd’hui convaincus qu’une stratégie digitale améliore la performance de la fonction et de l’entreprise, contre seulement 20 % l’an dernier. Certes, « moins d’un tiers d’entre eux ont une vision globale du modèle opérationnel associé à mettre en place, et l’essentiel des réalisations se concentrent sur des cas d’usage ciblés », relativise Meïssa Tall, associé conseil au sein du cabinet. « Mais l’année 2019 marque un véritable point d’inflexion ».

Encore faut-il s’entendre sur la notion de « digital ». Pour Deloitte, « le digital englobe plusieurs technologies disruptives qui impactent massivement les processus et les organisations telles que le Big data, l’Intelligence artificielle (IA), la Robotic process automation (RPA), la Blockchain, etc. ». Ces technologies mûrissantes, en cours d’adoption, constituent une seconde vague d’applications achats, après la première qui a vu le déploiement de logiciels classiques d’e-sourcing et d’e-procurement. En termes d’objectifs, la recherche d’efficacité opérationnelle s’impose comme le moteur principal de la digitalisation, citée par 6 répondants sur 10. Suit l’amélioration de l’expérience utilisateur, c’est-à-dire le confort et la simplicité d’utilisation, puis le renforcement de l’implication des parties prenantes et l’augmentation de la rentabilité (voir schéma ci-dessus).

En distinguant les différents segments de la chaîne achats, le Request-to-order serait le plus impacté par la transformation digitale, devant deux autres processus transactionnels : le paiement et la contractualisation. « Les technologies de RPA favorisent amplement l’automatisation des flux d’échanges structurant ces processus », explique Meïssa Tall. La gestion des fournisseurs, le Category management et la gestion du risque viennent ensuite, talonnés par le processus au cœur du métier : le sourcing. « Jusqu’à présent, le sourcing stratégique était une activité séquentielle, poursuit-il. Mais avec les technologies d’IA et de Big data, il devient possible de déterminer les meilleurs scénarios par anticipation. Le sourcing devient prédictif ». La suite ? Après les deux premières vagues, l’intérêt des achats se porteraient désormais sur la Blockchain, le Cyber Tracking et la réalité augmentée.

Actualités en bref 15 février 2019

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Corcentric s’apprête à racheter Determine. L’éditeur américain de solutions d’automatisation des processus achats et financiers, qui revendique plus de 6000 références clients, annonce la signature d’un accord pour acquérir la quasi-totalité des actifs de Determine, né en 2015 du rapprochement de Selectica, B-pack et Iasta. D’un montant de 32 millions de dollars, l’opération qui devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre permettra de compléter la Plateform Cloud Determine de services complémentaires pour renforcer les résultats et le ROI des projets. Avec 244 clients dans le monde, dans des secteurs variés, Determine avait annoncé fin janvier le lancement d’Online Store, une solution de gestion des catalogues professionnels pour les utilisateurs de SAP SRM.

Nerviano Medical Science passe à l’e-facture. Suite à l’entrée en vigueur du nouveau règlement italien imposant aux entreprises du pays de dématérialiser leur processus de facturation, Nerviano Medical Science a choisi de rationaliser ses processus Procure-to-pay. Accompagné par le cabinet de conseil Kvalue, le groupe œuvrant en faveur de l’innovation et de la recherche & développement en oncologie s’est notamment doté des modules de gestion des approvisionnements et de facturation d’Ivalua qui, en plus d’apporter plus d’efficacité et de flexibilité, favoriseront l’adoption du dispositif par les fournisseurs. Depuis le 1er janvier, toutes les factures électroniques doivent transiter par le système d’échange SDI (Sistema di interscambio) géré par les autorités fiscales nationales.

L’e-commerce professionnel se porte bien. Selon l’étude présentée début février par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), le chiffre d’affaires réalisé par les sites marchands auprès des professionnels a augmenté de 17,8 % en France l’an dernier, soit une progression de 0,3 point. Pour l’ensemble du marché, l’augmentation a été de 13,4 %, en quasi stabilité par rapport à l’année précédente malgré un léger fléchissement de la croissance sur le mois de décembre (+8 %), pour un total de 92,6 milliards d’euros dépensés. La dynamique intrinsèque, qui a permis de franchir la barre des 90 milliards, comme prévu, malgré des aléas conjoncturels comme le contexte des « Gilets Jaunes », devrait permettre au e-commerce de dépasser le cap historique des 100 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.

L’Oréal opte pour l’inventaire par drone. La centrale logistique de L’Oréal Cosmétique Active International (CAI), située près de Vichy, a choisi de s’appuyer sur la technologie de drone pour réaliser une partie de son inventaire. Combinée avec la mise en œuvre de standards d’étiquetage et de classement des palettes, la solution Eyesee d’Hardis Group aurait permis de diviser par trois le temps nécessaire à l’opération, tout en optimisant la sécurité et l’ergonomie de travail des opérateurs. Jusque-là, la plate-forme logistique qui réceptionne les produits finis des usines des marques de la division, les stocke et les expédie vers 50 filiales dans le monde, réalisait chaque année son inventaire à l’aide d’une dizaine de nacelles.

Actualités en bref 28 décembre 2018

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Five Guys digitalise ses factures fournisseurs. La chaîne de restauration rapide américaine a choisi d’automatiser son processus de facturation fournisseurs, en France, pour gagner en fiabilité et en rapidité. Basé sur la solution Yooz, retenue notamment pour son ergonomie, le dispositif garantit une sécurisation et une traçabilité totale des opérations sur l’ensemble des dix restaurants actuellement ouverts dans l’Hexagone. Une fois numérisées, les factures sont lues automatiquement pour générer et transmettre les écritures comptables au progiciel Sage 1000. En fonction du montant et du type de factures, différents circuits de validation sont activés pour obtenir le bon à payer électronique auprès des interlocuteurs idoines. La version nomade YoozMobile a aussi été déployée.

L’Etat choisit ses certificats d’e-signature. Dans le cadre de la dématérialisation complète des appels d’offres publics supérieurs à 25 000 euros, l’Etat a choisi les certificats de signature électronique Certigna. Depuis octobre dernier, les acheteurs publics et les entreprises doivent s’équiper de certificats numériques permettant de réaliser de la signature électronique « avancée » selon le Règlement européen eIDAS, en accord avec l’arrêté du 12 avril 2018. Ceux qui étaient déjà équipés d’un certificat RGS (Référentiel général de sécurité) pourront continuer à l’utiliser jusqu’à la fin de sa validité. Parmi les autorités de certification existantes, Certigna serait l’une des plus normées en Europe pour ses certificats d’authentification, de signature électronique, de chiffrement et d’horodatage.

Prévisions en baisse pour les logiciels. Après la hausse de 5,3 % attendue pour 2018, pour un chiffre d’affaires total de 12,4 milliards d’euros, le marché français de l’édition de logiciels devrait légèrement fléchir en 2019, selon le dernier observatoire semestriel de Syntec numérique. Pour l’ensemble du secteur des logiciels et services, la croissance est soutenue par les projets de transformation numérique, notamment les Smacs (Social, Mobilité, Analytics, Cloud, Sécurité), qui devraient progresser de 14,7 % en 2019, après les +15,4 % de 2018, et atteindre 28,5 % du marché. Dans l’édition de logiciels, le développement du modèle SaaS et la mise sur le marché de nouvelles offres logicielles sont d’autres moteurs de croissance. Source : Acxias

La facture papier fait de la résistance. Alors que la dématérialisation de la chaîne Procure-to-pay s’impose pour simplifier la coopération entre partenaires commerciaux et optimiser les traitements, 92 % des entreprises utiliseraient encore la facture au format papier ou PDF par email selon une récente étude d’OpinionWay pour l’éditeur de logiciels Comarch. Plus de quatre sur dix (42 %) disposeraient toutefois d’un système d’échange de données informatisé (EDI) ou passeraient par un portail dédié. Pour améliorer le processus de facturation, diminuer les coûts associés et réduire les risques, 41 % des 200 décideurs interrogés (DSI, directeurs financiers, directeurs achats, etc.) se disent prêts à faire appel plus largement au digital. Source : Acxias

Actualités en bref 5 décembre 2018

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VM Building Solutions change son procure-to-pay. Suite à la modification de son actionnariat, le groupe français spécialisé dans les produits pour la toiture et l’enveloppe du bâtiment, a adopté la solution procure-to-pay de Determine pour l’ensemble de ses commandes d’achats directs et indirects. Interfacée à SAP, la solution apporte une plate-forme unique qui facilite la réconciliation comptable et donne une visibilité sur l’ensemble du processus. Elle optimise aussi la gestion de la relation fournisseurs, pour suivre notamment leur performance à travers des tableaux de bord préconfigurés et des indicateurs personnalisés. À terme, plus de 20 000 commandes seront passées sur l’outil chaque année par plus de 200 utilisateurs.

Flunch optimise son pilotage budgétaire. La chaîne française de restauration en libre service, du groupe Agapes, a déployé un nouveau système pour centraliser ses budgets, fiabiliser les investissements et assurer un suivi à partir de tableaux de bord et d’indicateurs. Initialement sélectionnée pour la gestion des achats d’équipements et de prestations, la solution de l’éditeur alsacien Kimoce, récemment racheté par le Groupe Emplio, est devenue le « référentiel des dépenses » qui optimise la gestion des achats et des investissements d’exploitation des 265 restaurants Flunch. Grâce à la version v6, l’enseigne dispose d’une vision globale et fiable des dépenses liées au développement de son réseau, avec un meilleur pilotage de sa performance.

Six leaders en analyse des dépenses. Selon la dernière étude du cabinet Spend Matters, combinant les scores attribués par les entreprises utilisatrices et les analystes, six éditeurs occuperaient les avant-postes en termes de fonctionnalités avancées d’analyse des dépenses (spend analytics) : Anadata Solutions, Ivalua, Jaggaer (solution Jaggaer Indirect), Sievo, Simfoni et SpendHQ. Si Determine et SynerTrade parviennent à limiter les dégâts, le positionnement de Zycus et de Jaggaer (solution Jaggaer Advantage, héritée de BravoSolution) déçoivent, particulièrement mal notés par leurs clients. A l’inverse, malgré un score moyen de la part des analystes, SAP Ariba s’en sort honorablement grâce à de bons retours du terrain.

SAP met la main sur Contextor. L’éditeur allemand annonce le rachat de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des outils de Robotic process automation (RPA), pour enrichir son portefeuille de solutions d’intelligence artificielle (IA) Leonardo Machine Learning. Fondé en 2000 et basé à Orsay, Contextor est le deuxième éditeur français du secteur de l’IA acquis par SAP cette année après la start-up Recast.AI, issue du campus parisien Station F et spécialisée dans la mise au point de robots conversationnels (Chatbot). Il aurait déjà déployé plus de 100 000 robots logiciels chez ses clients pour automatiser des processus métiers, notamment sur la chaîne achats-approvisionnement-finances. Source : Acxias