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TENDANCE – Big data rime avec achats 4 décembre 2014

Posted by thparisot in Actualités, Tendances.
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L’exploitation du big data fait face à des réticences d’ordre stratégique, organisationnel et surtout psychologique. L’approche ne doit pourtant pas être perçue comme une simple promesse marketing : les technologies associées apportent de nouvelles possibilités aux entreprises, y compris pour le pilotage de la fonction achats.

Le big data aux achats : pourquoi pas ? Encore souvent dubitatives, voire totalement sceptiques, quant à l’intérêt de cette approche décisionnelle montante, les entreprises avaient l’occasion de revoir leur position à l’occasion d’une conférence sur le sujet organisée par la CDAF Ile-de-France, fin novembre, dans les locaux de l’Inseec Paris. Devant des professionnels des achats de plusieurs grands groupes (Faurecia, Société générale, Thales, Unisys, Veolia Environnement, etc.), quelques prestataires spécialisés et une poignée d’étudiants, les deux intervenants d’EY ont d’abord reprécisé le concept, en rappelant les trois « V » de la définition du Gartner (volume, vitesse, variété) mais aussi les notions de « véracité » et de « valeur » des données.

En clair ? « Le big data va permettre d’exploiter les données déjà détenues par l’entreprise, sous forme plus ou moins structurée, mais aussi les informations non structurées venant de sources diverses et variées », a expliqué Stéphane Medard, directeur et responsable de l’offre « Enterprise intelligence » au sein du cabinet d’audit et de conseil (photo ci-dessous, à gauche). De citer, par exemple, les contenus Internet (web, réseaux sociaux, etc.) ou les « open data » (statistiques, chiffres clés, etc.) SMedard et JLGirot, EY, 11-2014mises à disposition par la sphère publique. Cela, pour des traitements menés de façon extrêmement rapide, en s’approchant autant que possible d’analyses en temps réel.

Aux achats, qu’il s’agisse d’analyser plus précisément les dépenses, d’affiner le sourcing, de renforcer le pilotage de la performance, d’optimiser la relation fournisseurs, les domaines d’application sont nombreux. « Avant de faire compliquer, en multipliant les sources et en croisant d’importantes masses de données, il faut commencer simplement, avec les informations déjà dans l’entreprise », a toutefois conseillé Jean-Luc Girot, également directeur chez EY, consultant en BI (photo ci-dessus, à droite), rappelant que « seulement 15 % des données dans l’entreprise sont structurées, faute de transversalité, et qu’à peine 5 % d’entre elles sont aujourd’hui utilisées pour prendre des décisions ».

Si la direction des achats est ambitieuse, il est possible d’aller très loin, en récupérant par exemple des informations économiques, géopolitiques, météorologiques, etc., pour affiner la gestion du risque fournisseurs. Mais, selon Stéphane Medard. « en travaillant sur la totalité des données structurées disponibles dans le système d’information interne, il y a déjà beaucoup à faire ! ». Autre conseil, délivré au fil des échanges avec l’auditoire : « il est préférable de commencer sur un périmètre limité, par les familles d’achats les plus critiques ou les plus simples, celles qui génèrent le plus d’incidents, etc. ». Puis de monter en puissance, en fonction des résultats… et des moyens !

Vu sous cet angle, les entreprises ne font-elles pas du big data depuis des années sans le savoir, même dans des proportions moindres ? « Oui et non, a répondu Stéphane Medard. Car l’arrivée des trois technologies clés qui soutiennent le big data ont été de vraies révolutions ». A savoir : les plates-formes de type Hadoop (traitement distribué et massivement parallèle), le calcul In-memory (stockage en mémoire), le mode Cloud (fourniture de systèmes et applications en mode hébergé). Grâce au big data, les entreprises ne se contentent plus du reporting, jusqu’ici réalisé à l’aide d’Excel, mais peuvent chercher à expliquer des situations et à évoluer vers l’analyse prédictive. En outre, « avec les technologies et les approches d’aujourd’hui, un projet big data est beaucoup plus rapide à mettre en œuvre qu’un chantier de business intelligence traditionnel », a-t-il poursuivi, rappelant qu’ « il ne faut pas se focaliser en priorité sur la solution technologique, mais d’abord s’attaquer à la problématique rencontrée et aux objectifs visés ».

En termes d’offre, IBM, Oracle et SAP seraient les principaux acteurs du marché, selon les deux intervenants. Peut-être aussi HP, Microsoft et quelques autres. S’y ajoutent un certain nombre d’éditeurs qui « encapsulent » les technologies de ces hyper-spécialistes pour proposer des couches big data dédiées à des secteurs d’activité, des directions métiers, etc. « D’ailleurs, les éditeurs e-achat positionnés sur le segment décisionnel ont également intérêt à intégrer ces briques technologiques complexes plutôt qu’à développer leurs propres couches », a précisé Stéphane Medard. D’autant qu’ils doivent déjà prendre en charge un autre aspect, central dans une approche big data : la gestion des données. Avant de lancer les traitements analytiques, toutes les informations doivent en effet être retraitées pour devenir exploitables et apporter un maximum de valeur. Un travail déjà loin d’être négligeable.

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