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Actualités en bref 15 juillet 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Tendances.
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Traitement inégal des notes de frais. Selon une récente étude de Traveldoo (goupe Expedia), éditeur spécialisé dans la gestion des voyages d’affaires et des frais professionnels, l’Europe et les Etats-Unis afficheraient des maturités différentes en matière de gestion des notes de frais. Si l’étude révèle une nette augmentation des dépenses sur les deux continents, due aux services annexes des hôteliers et transporteurs, ou aux coûts de téléphonie mobile et de parking, les pratiques y seraient bien différentes : en particulier, alors que le traitement serait dématérialisé dans 84 % des cas aux Etats-Unis, la proportion n’atteindrait que de 40 % de ce côté de l’Atlantique. Or, indique Traveldoo, l’absence d’outils d’automatisation de la gestion des notes de frais tend à pousser les salariés à se dérober aux règles.

Une maturité digitale en trompe-l’œil. Les entreprises sont nombreuses à surestimer la maturité digitale de leurs achats, selon une récente étude de Forrester. Réalisée pour le compte d’Ivalua, auprès de 417 responsables achats, cette étude montre en outre que la stratégie de digitalisation de la fonction se heurte à de multiples obstacles : les entreprises qui débutent font face à un manque de budget et à une absence de soutien de leurs dirigeants, et les plus avancées peinent intégrer les différents volets du cycle global d’achat dans leur plate-forme. Par ailleurs, les options technologiques se révèlent souvent mal choisies, conduisant à des difficultés pour embarquer les fournisseurs ou à un faible taux d’adoption par les utilisateurs. Du coup, plus de huit répondants sur dix (82 %) ont changé d’éditeur ou envisagent de le faire.

Itesoft s’associe à Prodware. Pour renforcer leur offre et leur positionnement sur le marché de la dématérialisation des factures et de la relation fournisseurs dans l’environnement Microsoft Dynamics, Itesoft et l’éditeur-intégrateur Prodware annoncent la signature d’un partenariat. Dans ce cadre, ce dernier assurera l’intégration de l’offre Itesoft Streamline for Invoice dans les versions Nav et Business Central de l’ERP chez ses clients. Les deux partenaires rappellent que la dématérialisation des processus Procure-to-pay répond à la fois à des enjeux de productivité, de conformité réglementaire (délais de paiement, piste d’audit fiable, etc.) mais aussi de pilotage de la performance et de lutte contre la fraude. A ces fins, Streamline for Invoices s’appuie notamment les algorithmes avancés d’intelligence artificielle d’Itesoft et une base fournisseurs mutualisée unique.

L’e-commerce professionnel au beau fixe. Selon la dernière cartographie de la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad), 19 % des achats professionnels ont été réalisés par voie électronique en 2017, via des messages de type EDI (15 %) ou des sites marchands (4 %), soit une hausse de 4 points en deux ans. Ils avaient déjà progressé de 3 points entre 2011 et 2015. A elles seules, les transactions interentreprises sur le web ont augmenté de près de 50 % en valeur en deux ans, à 141 milliards d’euros. En intégrant l’e-commerce aux particuliers (92,6 milliards d’euros), quelque 180 000 sites marchands actifs ont été recensés par la Fevad l’an dernier. La proportion d’entreprises de 10 personnes ou plus réalisant des ventes en ligne, qui augmente avec la taille de la structure, est stable à 14 % sur les 3 dernières années. Source : Acxias

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De la nécessaire maturité digitale des fournisseurs 1 juillet 2019

Posted by thparisot in Actualités, Enquêtes, Tendances.
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Pour permettre aux directions des achats d’atteindre leurs objectifs de performance, la collaboration digitale avec les fournisseurs est devenue déterminante. Leur maturité dans le domaine du commerce électronique reste toutefois perfectible malgré des avantages multiples de part et d’autre.

Les entreprises ont investi massivement dans leurs systèmes d’information achats au cours des dernières décennies, et continuent de redoubler d’efforts pour intégrer les nouvelles technologies. Mais, seules, elles ne pourront atteindre leurs objectifs de performance métier. L’implication des partenaires et, surtout, leur capacité à collaborer via des plates-formes numériques, sont devenues déterminantes. En interne, la collaboration digitale avec les prescripteurs/utilisateurs et les autres directions métiers (finance, logistique, juridique, qualité, etc.) se met progressivement en place. En revanche, « alors que le marché promeut le concept d’entreprise étendue depuis 15 ou 20 ans, les fournisseurs avancent timidement dans cette direction », note Marc Sauvage, président du Conseil national des achats (CNA) et directeur général adjoint en charge des achats de la Région Ile-de-France. Et ce, malgré les avantages qu’une digitalisation des interactions pourrait leur apporter : accélération des échanges et des décisions, diminution des erreurs et des litiges, réduction des délais de paiement, amélioration du suivi des dossiers, etc.

De fait, dans une enquête réalisée en 2018 par Acxias auprès d’une cinquantaine de directeurs et responsables achats, plus de deux répondants sur cinq considéraient cette maturité comme « très faible » (4 %) ou « plutôt faible » (39 %). Et aucun ne la jugeait élevée. La situation est d’autant plus alarmante que, selon Hugues Poissonnier, enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de Management et directeur de recherche à l’Irima, « les meilleurs fournisseurs font quasiment partie de l’entreprise, dans le prolongement des achats ». Et que, « dans leurs nouveaux rôles, les achats ont notamment pour mission de développer avec eux une relation partenariale ». L’exemple de la Région Ile-de-France, qui travaille avec de nombreux mandataires, chargés de gérer les appels d’offres et l’exécution de travaux pour plusieurs centaines de millions d’euros de marchés, est éloquent.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, juin 2019

 

Actualités en bref 26 juin 2019

Posted by thparisot in Autres.
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Market Dojo intègre la gestion des contrats. L’éditeur anlais, qui opère sur le marché français des solutions digitales achats à travers différents partenaires, annonce la lancement de son outil de gestion du processus de contractualisation. Cet outil, Contract Dojo, permet notamment de stocker les contrats et les documents associés de manière sécurisée, en les rendant disponibles en permanence et en alertant à l’approche d’une échéance : résiliation, renouvellement, etc. Couvrant initialement les traitements d’e-sourcing (consultations, enchères, etc.), la solution avait déjà intégré le pilotage des dépenses (Category Dojo) puis la gestion de la collaboration avec les fournisseurs (Innovation Dojo). Elle propose également SIM Dojo, un outil regroupant les procédures d’enregistrement et de qualification des fournisseurs, avec un suivi des informations.

La facture électronique à l’horizon 2025. Le nouveau rapport Billentis sur la facturation électronique, proposé gratuitement par Esker, en anglais, détaille les dernières tendances et dresse les perspectives de développement de ce marché sur la période 2019-2025. Pour délivrer des analyses pertinentes et suggérer les meilleures recettes à appliquer, il s’appuie notamment sur un avis d’expert et trois témoignages de clients ayant réussi leur projet. Au printemps, Esker avait également présenté le dernier livre blanc de Sovos TrustWeaver sur la conformité mondiale de l’e-facture. Délivrant des conseils aux entreprises internationales pour élaborer la meilleure stratégie, ce livre d’une cinquantaine de pages, lui aussi en anglais, propose un résumé des réglementations en vigueur dans 90 pays.

Hardis Group veut digitaliser la supply chain. En complément de sa suite logicielle d’exécution logistique Reflex et de sa solution d’inventaire par drone Eyesee, la société informatique lance une offre de conseil en innovation et digitalisation de la supply chain. L’objectif est d’aider les entreprises à identifier et à déployer les technologies (intelligence artificielle, machine learning, RPA, objets connectés, robots, blockchain, réalité virtuelle, etc.) les plus pertinentes pour créer de la valeur, en fonction des objectifs à atteindre : améliorer la planification, ordonnancer en temps réel, gagner en traçabilité, anticiper les incidents et les non-conformités, faciliter le pilotage et la prise de décision, etc. Au-delà du volet technologique, l’accompagnement proposé aux directions logistiques porte également sur les aspects stratégiques, organisationnels et opérationnels.

La gestion documentaire s’émancipe. Estimé à plus de 2,4 milliards d’euros en 2018 (+6,6%), le marché français des solutions de gestion des processus documentaires et métiers, et des services associés, devrait poursuivre sa croissance au rythme moyen annuel de +6,3 % d’ici 2020, pour atteindre 2,8 milliards d’euros. Selon le cabinet Markess by exægys, qui présentait ces chiffres en amont de l’ouverture des salons Solutions qui se tiendront début octobre 2019 à Paris, l’automatisation figurent parmi les nouveaux leviers de croissance, avec des technologies telles que l’Intelligence artificielle (IA) et la RPA (Robotic Process Automation). Autres tendances : l’amélioration de la recherche de contenu, la garantie de confiance numérique (signature électronique), l’évolution des solutions vers le SaaS/Cloud.

TRIBUNE – 10 règles à respecter pour numériser ses factures et ses notes de frais 24 juin 2019

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Sébastien Claeys, IPaidThat

Depuis quelques années, la dématérialisation des documents administratifs donne naissance à un arsenal législatif encadrant les entreprises dans leur processus de numérisation. Les sociétés souhaitent de plus en plus se décharger de la lenteur du papier, au profit de la sécurité informatique. A ce sujet, la loi demeure relativement large et ce flou législatif laisse apparaître un sujet de discussion controversé : la valeur probante des documents numérisés.

Avant toute chose, il est primordial de se renseigner davantage sur cette fameuse valeur probante car la législation évolue très vite ces dernières années et est amenée à changer avec les évolutions de la technologie. D’après la Compagnie Européenne de gestion par l’informatique décentralisée (Cegid) , il s’agit de l’ensemble des mesures nécessaires à la bonne conservation et à l’intégrité d’une facture durant son enregistrement, son stockage et sa restitution.

Alors, quelles règles à respecter dans la numérisation de vos factures ?
Focus sur 10 conseils, intimement liés, qui peuvent être déployés dans tous types d’entreprises.

1. La conversion d’une facture papier vers un support numérique doit se faire en garantissant une reproduction à l’identique.
Si le document se réfère à une entreprise assimilée à un code couleur particulier et porteur d’un signe distinctif, la reproduction doit respecter ce code couleurs à l’identique. Tout changement doit être argumenté.

2. La facture ne doit avoir subi aucun traitement d’image, de type logiciel de retouche photo.

3. En cas de compression du fichier, aucune information ne doit être perdue.

4. La facture doit obligatoirement comprendre un dispositif de sécurité fondé par un certificat délivré par une autorité de certification figurant sur la liste de confiance française (Trust-Service Statues List – TSL). En voici des exemples : Cachet serveur fondé sur un certificat conforme, au moins, au RGS de niveau une étoile ; empreinte numérique ; signature électronique fondée sur un certificat conforme, au moins, au RGS une étoile.

5. Un système d’horodatage doit être intégré à la copie numérique pour un système interne permettant de dater les opérations réalisées.

6. Le format de la facture numérisée doit être standard, c’est-à-dire en TIFF/PDF/A, pour permettre une lisibilité dans le temps. Un document Word par exemple, est considéré comme format propriétaire, et doit donc obligatoirement être exporté dans un format standard.

7. Au même titre que la loi de conservation des factures papiers, un document sous forme dématérialisé doit être conservé pendant une durée de 6 ans. L’utilisation d’un espace de stockage doit donc garantir à son utilisateur que chacune de ses factures seront accessibles au moins durant une période de 6 ans.

8. Un document scanné ne doit pas être modifié ultérieurement si le cachet de certification (ou signature) a déjà été apposé. Dans le cas contraire, tout changement casserait sa validité.

9. La facture peut être numérisée soit par l’entreprise elle-même, soit par un tiers (le plus souvent un logiciel spécialisé). Cela n’exempte pas l’entreprise de sa responsabilité juridique.

10. Enfin, dans le cas où un document est stocké sur une plateforme dédiée, celle-ci doit assurer à l’utilisateur qu’aucune des données de la facture ne peut être modifiée ou altérée. Différents moyens doivent donc être mis en place : un stockage dit non-réinscriptible via une technique de chaînage, une confidentialité élevée grâce à une identification forte lors de la connexion à l’espace de stockage et une traçabilité disponible des consultations et des actions effectuées.

Concernant les factures et les notes de frais, il est essentiel pour le bon fonctionnement d’une entreprise de dupliquer ses documents afin de pouvoir poursuivre son activité en cas d’incident technique.

Pour conclure il est important que les sociétés s’adaptent très rapidement à la nouvelle réglementation car des lois, visant à la généralisation de la facture électronique, sont déjà en place, comme la loi des finances de 2016 obligeant les grandes et moyennes entreprises à émettre leurs factures clients numériquement. Cela devrait s’appliquer prochainement à toutes les entreprises françaises et européennes.

TRIBUNE – Comment le RPA va transformer la fonction achat à long terme 20 juin 2019

Posted by thparisot in Tribunes.
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Sébastien Dumas, Synertrade

Sébastien Dumas, Synertrade

Le 27 mars 2019, un Français est entré dans l’histoire de l’intelligence artificielle en recevant l’équivalent du prix Nobel pour l’informatique : le prestigieux prix Turing. Yann LeCun, chercheur français à la tête des laboratoires en intelligence artificielle de Facebook (FAIR) et professeur à l’Université de New York, a été récompensé avec ses deux confrères pour ses travaux initiés il y a près de vingt ans et qui ont donné naissance au « deep learning ». Une nouvelle fois mise sur le devant de la scène, il ne fait désormais plus aucun doute que l’IA va révolutionner nos vies, à commencer par notre manière de travailler. Et si cette révolution a déjà commencé, elle s’accompagne de nombreux challenges !

Un marché en mutation

L’intelligence artificielle, à la fois crainte, admirée, regardée de près et de travers, offre de formidables opportunités aux entreprises pour révolutionner leur organisation, transformer leur approche du travail et accroître leur performance. Mais avant de pouvoir plonger dans l’univers jeune et perfectible de l’IA et de pouvoir exploiter son plein potentiel au niveau des directions métier, les entreprises devront d’abord adresser de nombreuses questions organisationnelles, techniques, juridiques, sociales et éthiques. Rares sont les organisations capables aujourd’hui de relever un tel défi ! Pour la plupart des entreprises, il faut donc savoir rester réaliste et commencer par déployer des technologies « plus pragmatiques » : celles qui donnent des résultats rapides, mesurables et tangibles et permettent à la fois d’amorcer une transition technologique vers l’IA et la nécessaire adaptation des mentalités face à un changement qui s’annonce majeur. Telle est la promesse de la RPA : la « Robotic Process automation », qui grâce à l’automatisation des procédures via des robots, permet d’éliminer les tâches fastidieuses et à faible valeur ajoutée, de rationaliser les opérations et de réduire les coûts.

Quels bénéfices pour les directions achats ?

Gagner en productivité :

Sur les processus Achats automatisés, la RPA permet de gagner énormément de temps en évitant les ressaisies manuelles. La RPA permet également de gagner en fiabilité en évitant les erreurs de saisie. Mais la rapidité de développement et de déploiement des robots logiciels représente aussi un gain de temps considérable. Le temps de développement d’un robot est en effet largement inférieur à celui nécessaire pour la mise en place d’une interface ou d’une API spécifique proposant les mêmes fonctionnalités. C’est un atout majeur quand on connaît la multitude de logiciels et bases de données qui constituent l’environnement IT des Directions Achats ainsi que la complexité des échanges entre ces différents composants du SI Achats.

Faciliter l’adoption du SI Achats :

Par ailleurs, la RPA peut également être considérée comme un outil d’aide à l’adoption du SI Achats. En simplifiant la vie des utilisateurs dont certains ont accès à de nombreux systèmes pour mener à bien leur mission, la RPA lève ainsi un certain nombre de freins liés à l’utilisation des outils Achats. L’utilisateur se concentre sur des tâches à haute valeur ajoutée et bénéficie de plus de temps pour exploiter au mieux les fonctionnalités avancées offertes par le SI Achats.

Initier le changement :

Parce que les éditeurs investissent massivement, les robots acquièrent rapidement de nouvelles compétences : la RPA évolue pour mieux utiliser les capacités de l’IA afin d’automatiser des tâches cognitives de plus en plus complexes. En commençant dès aujourd’hui à automatiser les processus Achats les plus simples, les Directions Achats préparent le terrain technique, forment les équipes et modifient l’état d’esprit des différentes parties prenantes pour être prêt lorsque la maturité des organisations et des technologies permettront la mise en place de démarches de « predictive procurement ».

La RPA offre donc aujourd’hui aux directions achats une opportunité de transformation à la fois réelle, rapide et tangible.

Il s’agit de poser un premier pied dans le monde de l’IA avec une approche très pragmatique et un ROI plus facilement mesurable que celui des « assistants conversationnels », utiles, mais dont l’impact direct sur le business est compliqué à mesurer, ou du « predictive procurement », difficilement envisageable aujourd’hui. Ce ROI trouve en grande partie sa source dans les gains de productivité réalisés grâce à l’automatisation des tâches répétitives à faible valeur ajoutée et dans une meilleure adoption du SI Achats par les équipes.  Mais les enjeux de la RPA dépassent ce simple ROI en enrichissant le travail des acheteurs, en faisant jaillir de nouveaux gisements de performance et en aidant à prendre le chemin de la mutation globale de l’Entreprise promise par l’Intelligence artificielle ! Dans ce travail de transformation, les Directions Achats auront la responsabilité de préserver la principale force de leur entreprise : les femmes et les hommes qui la constituent.

TRIBUNE – Deux piliers digitaux pour construire une relation professionnelle avec ses clients et partenaires 17 juin 2019

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Bruno Laborie, Tradeshift

La digitalisation des processus d’achats et de vente est aujourd’hui une tendance en forte croissance dans l’ensemble des pays. Bien que certains soient plus en pointe, on constate pour autant que cette approche semble se diffuser à grande échelle auprès des grands comptes, PME, ETI, associations et TPE. Ce constat s’explique principalement par le développement des places de marché qui ont permis de fluidifier le traitement des opérations et  de la Supply Chain. Mais pour arriver à un tel résultat, il est fondamental de s’appuyer sur deux grands piliers complémentaires.

Miser sur une plus grande agilité dans la relation commerciale

L’objectif est de simplifier et unifier les interactions fournisseurs-produits-acheteurs pour fluidifier la collaboration et les achats inter-entreprises. Concrètement, il faut permettre aux fournisseurs de gérer plus efficacement leurs catalogues, mais également aux collaborateurs d’acheter plus simplement les biens et services dont ils ont besoin au quotidien tout en se conformant aux politiques d’approvisionnement définies.

Il est alors possible d’encourager la collaboration et l’innovation avec les fournisseurs au lieu d’un focus sur un meilleur coût et de surmonter les problématiques de silo grâce à une approche de transformation du processus de Procure to Pay.

Gérer les risques de manière automatique

Sur ce point, il est nécessaire de surveiller et de réduire les risques fournisseurs. Les départements finance et achat ont longtemps été confrontés au manque de visibilité sur la solidité de leurs fournisseurs. Cette visibilité limitée découle de données inexactes fournies et des changements constants dans les politiques réglementaires mises en œuvre. Il faut ici offrir une source unique de données fournisseurs en temps réel pour identifier les problématiques de non-conformité, émettre des alertes et guider les utilisateurs sur la façon de résoudre les risques.

Ainsi, les fournisseurs peuvent ajouter et mettre à jour toutes leurs données, qui sont ensuite vérifiées et les acheteurs peuvent alors travailler avec des fournisseurs solides et obtenir un accès instantané à des données actualisées. Ils peuvent également utiliser la notation pour qualifier et segmenter leurs bases fournisseurs.

À travers ces différents éléments, mettre en place une relation de qualité avec ses partenaires et clients devient une action simple et rapide. Les places de marché devraient donc se développer largement et intégrer un réseau de partenaires de confiance à l’échelle mondiale. La relation commerciale est alors fluidifiée et plus productive. Acheteurs et vendeurs peuvent alors mieux échanger et nouer des partenariats durables.

Le digital va donc continuer de faire évoluer les processus de gestion et permettre de créer des écosystèmes et plateformes de vente de confiance.

 

Actualités en bref 17 juin 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Offre, Projets.
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Jean-Luc Baras, nouveau président du CNA. Réuni mi-juin, le conseil d’administration du CNA (Conseil national des achats) a élu Jean-Luc Baras, directeur des achats du groupe Eiffage, comme nouveau président de l’association. Il succède à Marc Sauvage, directeur général adjoint de la Région Ile-de-France en charge des achats, qui occupait le poste depuis six ans. Après avoir débuté sa carrière comme acheteur chez Schneider Electric, puis responsable de catégorie chez Arcelor, Jean-Luc Baras (55 ans, diplômé de l’Enit et titulaire d’un MAI de Kedge) a successivement occupé les postes de directeur des achats et de directeur industriel chez Tata Steel entre 1996 et 2003, avant de rejoindre Eiffage en 2004. D’abord à la tête des achats d’Eiffage Construction, puis de ceux d’Eiffage Energie en 2008, il a pris ses fonctions actuelles à la création de la direction des achats du groupe en 2014.

Jaggaer met des robots dans son moteur. EdgeVerve Systems, filiale d’Infosys, annonce un partenariat avec Jaggaer pour intégrer la RPA (Robotic process automation) au sein des processus d’analyse des dépenses. Par la mise à disposition des solutions Infosys Nia et AssistEdge, les directions de achats utilisant la plate-forme Jaggaer One pourront mettre en œuvre des fonctionnalités d’intelligence artificielle et d’automatisation intelligente pour optimiser une partie de leur travail. Les mécanismes de RPA proposés par EdgeVerve, en automatisant « des processus répétitifs et obéissant à des règles », permettrons aux acheteurs de se concentrer sur les cas complexes ou à des tâches à forte valeur ajoutée. En outre, selon Jaggaer, la robotisation pourra gérer les échanges de données avec des systèmes tiers lorsqu’il n’existe aucune interface d’application classique.

Tubacex optimise ses systèmes achats. Le groupe industriel espagnol, spécialisé dans la fabrication de tubes sans soudure en acier inoxydable et alliages de nickel, a lancé un programme pour améliorer l’automatisation de ses processus achats. Mené dans le cadre du plan de transformation digitale de toute l’organisation, ce projet, pour lequel SynerTrade a été retenu, vise deux objectifs principaux. D’une part, optimiser la relation avec les fournisseurs, en instaurant des mécanismes d’évaluation et d’amélioration continue. D’autre part, contribuer davantage à la conception de nouveaux produits pour les clients, tout en renforçant le service rendu et la compétitivité. Tubacex commercialise ses produits principalement auprès des industries pétrolières, du gaz, de la pétrochimie, de la chimie, de l’énergie et de l’aérospatiale.

Une offre Sylob pour les petites entreprises. L’éditeur et intégrateur Sylob lance une offre SaaS dédiée aux start-up et PME industrielles, pour les accompagner dans la mise en place d’un premier ERP. Cette offre « Starter », qui s’appuie sur la version SaaS de Sylob 5 et garantit un hébergement sécurisé des données dans les data centers AWS basés en France, propose une couverture fonctionnelle incluant la gestion des ventes, des achats et des stocks, la production et les données techniques. Produit très personnalisable adapté aux spécificités des petites structures, Sylob Starter a pour but de fixer un cadre de départ, puis d’élargir le périmètre et de faire évoluer les processus au rythme de la croissance de l’activité. Selon l’éditeur, le démarrage, sans aucun investissement initial et quelques sessions de formation, peut s’effectuer en quatre jours.

Sodiaal écrème sa base fournisseurs 15 juin 2019

Posted by thparisot in Reportages.
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Pour disposer d’une vue centralisée sur ses dépenses, la coopérative laitière Sodiaal (Candia, Yoplait, Entremont…) a unifié et optimisé la gestion de ses 20000 fournisseurs dans un référentiel unique sous SAP, piloté à l’aide d’une solution de gestion dynamique.

Comme beaucoup de sociétés qui se sont principalement développées par croissance externe, le groupe Sodiaal (5,1Md€ de chiffre d’affaires, 9100 collaborateurs) s’est vite retrouvé avec de nombreux systèmes d’information hétérogènes, en particulier plusieurs environnements comptables mono ou multi-sociétés embarquant leurs propres référentiels. Rien que pour la gestion des fournisseurs, six référentiels comptables étaient utilisés, dans deux systèmes SAP, trois Coda et un Sage. « Ces référentiels différents et autonomes ne nous permettaient pas d’agréger les données ni de les harmoniser pour l’ensemble des entités, ce qui posait un vrai problème de consolidation des dépenses et de reporting », raconte Emmanuel Brayda, responsable méthodes & référentiels et responsable SI achats groupe.

Pris dans son quotidien, et contraint par des ressources réduites, le groupe ne s’était jamais vraiment saisi du problème. Mais en 2016, le démarrage du projet « Racing » de remplacement des environnements Coda « devenus obsolètes », la solution ayant été reprise par l’éditeur Unit4, donne une bonne occasion de se lancer. D’autant que du côté des achats, à la suite de la réorganisation et centralisation de la fonction (1 Md€ de dépenses d’achats annuelles, une vingtaine d’acheteurs), il est aussi décidé de renforcer le système existant, sous-déployé et sous-utilisé, avec un objectif  : disposer d’un cockpit SRM (Supplier relationship management) offrant une vue fournisseurs à 360 degrés, pour la gestion du sourcing, des contrats, des plans d’actions, de la conformité et des étapes élémentaires du processus de consultation.

Pour ce projet achats, « nous sommes repartis d’une feuille blanche, en mettant en concurrence les principaux éditeurs de solution SRM, et avons finalement renouvelé notre confiance à SynerTrade », raconte Emmanuel Brayda. « Parmi ses concurrents, nous aurions pu choisir SAP Ariba, pour profiter de la base fournisseurs de son Business Network. Mais la solution était trop lourde, trop chère, trop compliquée et sa couverture fonctionnelle ne correspondait pas à nos attentes ». Pour mettre en place une gestion centralisée des données métier, les achats suggèrent une autre piste : une application de MDM (Master data management) récupérant les différentes informations et alimentant les référentiels.

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Article intégral publié dans IT for Business, mai 2019

Actualités en bref 24 mai 2019

Posted by thparisot in Acteurs, Actualités, Offre, Projets, Tendances.
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InVivo outille ses achats indirects. Un après sa création, la direction achats biens et services du groupe coopératif français InVivo (agriculture, jardinerie et distribution alimentaire, vin), qui emploie 5 500 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros, a décidé de s’équiper d’une solution digitale. Mené dans le cadre de la digitalisation et de l’internationalisation du groupe, mais aussi dans un contexte de verticalisation des métiers, le projet a conduit au choix de la plate-forme de Determine, d’abord pour sa capacité à répondre aux spécificités du groupe et son approche modulaire. Le calendrier prévoit dans un premier temps le déploiement des modules Procure-to-pay. Suivra la dématérialisation fiscale des factures, puis les modules de sourcing et de gestion des fournisseurs.

Nouvelle levée de fonds pour Ivalua. Deux ans après un premier tour de table, l’éditeur d’Orsay annonce un nouvelle levée de fonds de 60 millions de dollars auprès d’Ardian, l’un des investisseurs historique qui renforce sa présence au capital, et surtout de Tiger Global Management. Désormais valorisée à plus d’un milliard de dollars, Ivalua. dont la management conserve une participation majoritaire, entend profiter de cette levée pour accélérer ses investissements en matière d’innovation produit et de développement international, et pour saisir d’éventuelles opportunités de croissance externe. Avec plus de 300 clients et 450 collaborateurs à travers le monde, l’éditeur a réalisé plus de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. Il espère dépasser la barre des 100 millions en 2019.

Les pratiques numériques des transporteurs dévoilées. Selon une récente enquête du Comité national routier (CNR), à peine un tiers des transporteurs pratiquent l’échange de données informatisé avec leurs clients et fournisseurs, la proportion augmentant avec la taille de l’entreprise. Le bon de commande serait le document le plus dématérialisé. En revanche, 93 % des répondants déclarent exploiter d’autres données informatiques, en commençant par la géolocalisation de véhicules (83 % de citations) et les temps de service (80 %). La traçabilité des marchandises (20 %) et le suivi des parcours à vide (16 %) restent en retrait. L’enquête révèle enfin que 94 % des transporteurs recourent à des bourses de fret pour trouver des lots, mais encore assez peu à des marketplaces ou plates-formes d’intermédiation.

Le CNA publie son guide des solutions. Le Conseil national des achats (CNA) vient de publier la nouvelle mouture de son « Guide des solutions achats », en format papier et électronique, après l’essai d’une version entièrement numérique en 2018. Diffusé à l’occasion de la dernière Matinale « Digital Achat » organisée par l’association, l’ouvrage de 242 pages se présente comme un annuaire dans lequel les principaux éditeurs du marché présentent sommairement leur solution, leurs axes d’innovation, leur vision du marché et communiquent leurs chiffres et données clés. Si, pour chacun, un radar détaille le positionnement sur les grands axes du processus achats (sourcing, P2P, Supplier network, SRM, contract, compliance), l’absence de détails fonctionnels et techniques rend tout choix difficile.

 

Les robots RPA libèrent les acheteurs des tâches administratives 15 mai 2019

Posted by thparisot in Enquêtes.
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Appliqués aux opérations répétitives et à faible valeur ajoutée, les mécanismes de « Robotic process automation » (RPA) amènent l’automatisation des processus achats à un niveau jamais atteint. Ils permettent aux équipes de se concentrer sur les dossiers critiques, de passer davantage de temps dans l’animation de leur écosystème et la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, et d’actionner de nouveaux leviers d’optimisation créateurs de valeur et de reconnaissance pour les achats. En combinaison avec les technologies d’IA, la RPA promet de décupler la puissance des acheteurs.

Parfois considérée comme une étape intermédiaire préalable à la mise en place de l’Intelligence artificielle (IA), la « RPA » ou Robotic process automation s’installe petit à petit aux achats. Cette technologie, apparue avec la mise en place de robots dans l’industrie, promet de soulager les équipes, en prenant en charge les opérations répétitives et à faible valeur ajoutée qui pèsent sur l’efficacité de la fonction. En les délestant de ces opérations fastidieuses et chronophages, la RPA permet aux acheteurs de se concentrer sur les dossiers complexes ou sur les exceptions, et de passer davantage de temps dans la collaboration avec les clients internes et les fournisseurs, ainsi que dans le pilotage de projets d’optimisation achats.

Selon Pierre Col, directeur marketing et communication de Contextor, l’un des tout premiers éditeurs français sur le marché des solutions dédiées, récemment racheté par SAP, cette automatisation robotisée des processus permettrait de libérer de 15 % à 30 % du temps de l’utilisateur. Par ailleurs, complète Vincent Jolivet, responsable avant-vente chez UiPath, un autre poids lourd du secteur : « A la différence de l’humain, un robot logiciel peut travailler jour et nuit, coûte moins cher et ne commet pas d’erreur ».
Sans oublier sa « capacité à faire face à d’importants volumes d’opérations et de données, lors de pics d’activité par exemple », ajoute Bertrand Gabriel, directeur de l’agence digitale achats Acxias. Avec autant d’atouts, le marché des applications de RPA pourrait représenter un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars en 2020, selon le cabinet Gartner, avec un taux d’adoption de l’ordre de 40 % dans les grandes entreprises.

Une autre étude, réalisée par ISG auprès de 500 entreprises « leaders » du marché européen, se veut encore plus optimiste : toujours à horizon 2020, 92 % des répondants assurent que leur entreprise aura envisagé l’utilisation des technologies de RPA pour rationaliser ses processus métiers, et 54 % pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici là, contre 27 % actuellement. « La RPA intéresse de plus en plus d’experts et d’entreprises, car elle participe à un enjeu majeur de productivité », analyse Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development chez un éditeur spécialisé des achats, qui intègre progressivement des mécanismes d’IA dans ses solutions.

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> Article intégral disponible via le site d’Acxias, mars 2019